Nòu calelhs

Petite chanson transe occitane méga populaire !

Ci dessous un enregistrement pour la prononciation (​attention à bien prononcer « o » quand il y a un « a » sans accent à la fin des mots, sinon ça ressemble à de l’espagnol, notamment sur « venga »)

Et un autre en répèt’ pour caler le bourdon qui s’accélère au fur et à mesure des couplets (en même temps que le chant s’accélère aussi!)

In Ale Gasn

Chant en yiddish, souvent associé au « Bund« , mouvement révolutionnaire ouvrier juif de la fin du XIXème siècle présent principalement en Europe de l’Est. Ce chant s’oppose au régime tsariste et à sa police : « Daloy Politzei » se traduit par « A bas la police », slogan intemporel…

Cette chanson telle qu’on la connait aujourd’hui est une combinaison de 2 chansons (« In ale gasn« , 2 premiers couplets, et « Daloy Politzey« ) dans un arrangement de Zalman Mlotek, pour le documentaire « Voice of Labor: The Jewish Anarchists » de 1980.
(Explications sur http://yidlid.org)

NB: Répéter deux fois les lignes en gras

In ale gasn vu men geyt
Hert men zabastovkes.
Yinglekh, meydlekh, kind-un-keyt
Shmuesn fun pribovkes

Genug shoyn brider horeven,
Genug shoyn borgn-layen,
Makht a zabastovke,
Lo-mir, brider, zikh bafrayen!

Brider un shvester,
Lomir zikh gebn di hent,
Lomir Nikolaykelen
Tsebrekhn di vent!

Hey, hey, daloy politsey!
Daloy samederzhavyets v’Rasey!

Brider un shvester,
Lomir zikh nit irtsn,
Lomir Nikolaykelen
Di yorelekh farkirtsn!

Hey, hey, daloy politsey!
Daloy samederzhavyets v’Rasey!

Nekhtn hot er gefirt
A vegele mit mist,
Haynt iz er gevorn
A kapitalist!

Hey, hey, daloy politsey!
Daloy samеderzhavyets v’Rasey!

Brider un shvester,
Lomir geyn tsuzamen,
Lomir Nikolaykelen
Bagrobn mit der mamen!

Hey, hey, daloy politsey!
Daloy samеderzhavye v’Rasey!

Kozakn, zhandarmen,
Arop fun di ferd!
Der rusisher keyser
Ligt shoyn in dr’erd!

Hey, hey, daloy politsey!
Daloy samеderzhavyets v’Rasey!

In ale gasn tutti :

In ale gasn, voix lead :

In ale gasn, voix alto :

In ale gasn, voix basse :

La traduction : "Dans toutes les rues où l'on va - On entend parler de grèves  - Les gars, les filles, et toute la famille  - Discutent des grèves. 
Frères, vous avez assez peiné,  - Assez emprunté d’argent,  - Faisons la grève,  - Frères, libérons-nous !
Frères et sœurs,  - Donnons-nous la main,  - Cassons les murs  - Du petit Nicolas. 
Hey, hey, à bas la police,  - À bas la classe dirigeante de Russie.
Frères et sœurs,  - Cessons la déférence,  - Raccourcissons les jours  - Du petit Nicolas.
Hey, hey, à bas la police,  - À bas la classe dirigeante de Russie.
Hier il conduisait - Un chariot plein d’ordures,  - Aujourd'hui il est devenu  - Un capitaliste ! 
Hey, hey, à bas la police,  - À bas la classe dirigeante de Russie.
Frères et sœurs, - Rassemblons-nous,  - Et enterrons le petit Nicolas - Avec sa maman. 
Hey, hey, à bas la police,  - À bas la classe dirigeante de Russie.
Cosaques, gendarmes,  - Descendez de cheval,  - Le kaiser russe  - Est mort et enterré. 
Hey, hey, à bas la police,  - À bas la classe dirigeante de Russie"

The cropper lads

John Walker, (1812). Transmise pas la Gouaille (Lille) aux rencontres nomades des chorales révolutionnaires en 2022.

Les « cropper lads » sont des artisans de la laine, principalement des tondeurs. C’est un travail exigeant qui demande un grand savoir-faire pour manipuler des cisailles très lourdes. En 1812, ces artisans protestent contre l’arrivée des machines à tisser, inventée par Enoch et James Taylor de Marsen, qui dévalorisent leur métier. Ils s’allient à d’autre artisans en teignant en noir le textile produit en signe de protestation. Ils rejoignent les « Luddites » de Nottinghamshire pour casser des machines. Ils se font fortement réprimer par la police et la milice des grands propriétaires. Ils attribuent leurs méfaits à un personnage imaginaire qu’ils appellent « Ned Lud », qui donne son nom au mouvement.

The Cropper Lads, tutti :

The Cropper Lads, 2eme voix (sur le dernier couplet)

The Cropper Lads, voix haute refrain

The Cropper Lads, contre chant :

Come, cropper lads of high renown,
Who love to drink strong ale that’s brown,
And strike each haughty tyrant down,
With hatchet, pike, and gun!

The cropper lads for me,
The gallant lads for me,
Who with lusty stroke,
The shear frames broke,
The cropper lads for me!

What though the specials still advance,
And soldiers nightly round us prance;
The cropper lads still lead the dance,
With hatchet, pike, and gun!

The cropper

And night by night when all is still
And the moon is hid behind the hill,
We forward march to do our will
With hatchet, pike, and gun!

The cropper

Great Enoch still shall lead the van.
Stop him who dare! stop him who can!
Press forward every gallant man
With hatchet, pike, and gun!

Gallo rojo, Gallo negro

Chicho Sanchez Ferlosio, 1963 et 1978

En 1963, l’auteur de « A la huelga » illustre les tristes années de dictature espagnole (1939-1977).
Également appelé « Los dos gallos », ce chant très populaire, enregistré en 1978, oppose les franquistes – nationalistes, militaires et monarchistes, « les Bruns » – aux républicains – communistes et anarchistes, « les Rouges ».
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NB : chaque section de couplet en italique est bissée

Cuando canta el gallo negro
Es que ya se acaba el día
Si cantara el gallo rojo
Otro gallo cantaría ]x2

Refrain : Ay, Ay, Ay, Si es que yo miento
Que el cantar que yo canto,Lo borre el viento
Ay, Ay,Ay, Qué desencanto
Si me borrara el viento, Lo que yo canto

Se encontraron en la arena
Los dos gallos frente a frente
El gallo negro era grande
Pero el rojo era valiente ]x2

Refrain

Se miraron cara a cara
Y atacó el negro primero
El gallo rojo es valiente
Pero el negro es traicionero ]x2

Refrain

Gallo negro, gallo negro
Gallo negro te lo advierto
No se rinde un gallo rojo
Más que cuando está ya muerto
]x2

Refrain : Ay, Ay, Ay, Si es que yo miento
Que el cantar que yo canto,
Lo borre el viento
Ay, Ay,Ay, Qué desencanto
Si me borrara el viento, Lo que yo canto
, Lo que yo canto
Lo que yo, Lo que yo, Lo que yo, Lo que yo canto

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Prononciation rythmée:

Tutti Mai 2024:

Nous tous.tes en stage avec Myriam (Tirepoil 2022) :


Refrain – Voix 1 (Fa) :


Refrain – Voix 2 haute (LAb) :


Refrain – Voix 2 basse (DO) :


Refrain – Voix 3 (DO aigu) :

(merci à Myriam pour l’enregistrement des voix séparées !)

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Traduction :
Quand chante le coq noir / C’en est fini de l’espoir
Si le coq rouge chantait / Coq noir, c’est toi qui déchanterais.
Refrain : Ah, Si je mens / Que le vent emporte mon chant
Ah, Quelle déception / Si le vent emportait Ma chanson
Sur le sable, face à face / Les deux coqs se sont trouvés
Le coq noir était puissant / Mais le rouge était un brave
Refrain
Face à face, les deux coqs / Le coq noir a attaqué
Le coq rouge est un brave / Mais le noir est un félon
Refrain
Coq noir, coq noir / Tiens-toi le pour dit
Un coq rouge ne rend jamais les armes / Car à se rendre, le coq rouge préfère mourir

U Pulice

Les morpions, appréciés car par eux tout peut basculer, sont
le thème improbable de cette chanson. Thème qui est repris
sous de nombreuses formes, paroles et mélodies dans le sud
de l’Italie !

Ci dice ca lu pulice è curnutu
Lu pulice è lu primu nnamuratu
Pulice bellu vagnone piccinu
E nu me bbandunar (2x)

A vuelì, a vuelà e pulice beddhu miu
E nu me bbandunar (2x)

Ausate papa san|tu e dinne missa
U uplice s’ha mangia|ta a mezza coscia
Pulice bellu vagnone piccinu
E nu me bbandunar (2x)

A vuelì, … (et refaire le 1er couplet
ou chanter la chanson 2 fois !)

Toutes les voix
Voix 1
Voix 2
Voix 3

La Leggera

Chant anti travail. « La leggera », c’est la ligue (informelle) des précaires, qui voyagent forcément léger d’usine en chantier, de patron en patron, qui se reconnaissent car ils ne possèdent rien sauf peut-être un sens de l’humour partagé sur leur propre situation. Vu l’exploitation subie, ils sont bien les mieux placés pour faire un hymne à l’oisiveté.

Voix issues du stage « Terracanto 2022 » :

La Leggera : tutte·i noi

la Leggera : Voix Lead

La Leggera : Voix 2

La Leggera : Voix 3

La Leggera – final – 3 voix à la suite

Il lunedì la legge non permette
Che la leggera la vada a lavorà
Tirullallillillero – Il lunedì … (répéter les 1ères lignes)

Il martedì è giorno di mercato
Non ‘mai lavorato, nun voglio lavorà
Tirullallillillero – Il martedì …

Mercoledì io vado sul lavoro
Piglio la cazzuola mi metto a lavorà
Tirullallillillero
Piglio la cazzuola, mi casca giù ‘l martello
Proprio per quello nun voglio lavorà.

Giovedì poi e l’è il giorno dei santi
Noi tutti quanti ‘un si vole lavorà
Tirullallillillero – Il giovedì …

Venerdì poi è morto Gesù Cristo
‘nun l’ho mai visto, nun voglio lavorà
Tirullallillillero – Il venerdì …

Sabato poi io vado in sul cantone
Aspetto il padrone che mi venga a pagà
Tirullallillillero – Il sabato …

E alla leggera che poco gliene importa
La manda sull’ostia la fabbrica e ‘l padron
Tirullallillillero – E alla leggera…

E alla leggera che poco gliene importa
La manda sull’ostia la fabbrica e ‘l padron.
Tirullallillillero – E alla leggera…

La forza leggera che canta il cucù
Un bacio alla mamma n’Italia mai più

(final : Vx1 puis Vx1+Vx2 puis deux fois les 3 voix !)

On peut être heureux sans Rolex

2022, sur l’air de « Qui peut faire de la voile sans vent », chant scout, de bivouac. Une petite création de la toute nouvelle Cagette (Chorale Auto-Gérée de Grenoble et tous les environs ?)

On peut être heureux sans Rolex
On peut se passer de Castex
Et on peut cramer le Fouquet’s
Sans verser de larmes

On peut travailler sans patron
On peut décider sans Macron
Et on peut fermer les prisons
Sans verser de larmes

On peut vivre sans les bourgeois
On peut survivre sans camera
Et on peut abattre l’Etat
Sans verser de larmes

petit enregistrement à chaud ci-dessous…

Diggers’ song

(cf. le chant des paysans qui a emprunté le même air
Possible d’utiliser les mêmes voix voir ici)

Paroles publiées en 1894 par la Camden Society.

Les « Diggers » sont une faction chrétienne fondée en 1649 par Gerrard Winstanley lors de la Première Révolution anglaise (Commonwealth of England), quasi-république née de la fin de la 2ème  guerre civile anglaise et l’exécution de Charles Ier. Les « Diggers » (qu’on peut traduire par« Bêcheux », ou « Piocheurs », mais qu’en général on laisse en anglais) étaient un groupe de dissidents religieux et politiques en Angleterre, associés au socialisme agraire.
Les disciples de Gerrard Winstanley étaient connus sous le nom de « True Levellers » en 1649, en référence à leur scission d’avec les « Levellers », et ont ensuite été connus sous le nom de « Diggers » en raison de leurs tentatives d’exploitation de terres communes.
Le groupe occupait des terres autrefois communes qui avaient été privatisées par des « enclosures » dont ils arrachaient les haies en creusant et en comblant les fossés, pour y planter des cultures. Il s’agit du plus ancien collectif de squatteurs connu à ce jour, considéré comme précurseur de l’anarchisme moderne.
Leur nom d’origine provient de leur croyance en l’égalité économique fondée sur un passage spécifique des Actes des Apôtres. Ils et elles ont tenté, en « nivelant » la terre, de réformer l’ordre social existant avec un mode de vie agraire fondé sur leurs idées de création de petites communautés rurales égalitaires. Ils faisaient partie d’un certain nombre de groupes dissidents non-conformistes qui sont apparus à cette époque.
Les révoltes des Diggers et des Levellers n’ont rien à voir avec le mouvement royaliste, dit » Jacobite« , de la fin du 17ème siècle, bien que sa chanson phare, « Ye Jacobites By Name », utilise le même air, celui d’une balade écossaise des soulèvements jacobites en Écosse (1688-1746).

Alors que la version originale s’en prenait simplement aux Jacobites du point de vue des Whigs (partisans du Kirk Party, faction presbytérienne radicale soutenue par Cromwell et le parlement anglais) de l’époque, Robert Burns l’a réécrite vers 1791 pour donner une version plus générale, humaniste et anti-guerre – mais néanmoins anti-Jacobites.

(cf P216, le « Chant des Paysans » sur le même air)


You noble diggers all,
Stand up now, Stand up now
You noble diggers all, Stand up now
You noble diggers all,
Stand up now, Stand up now
You noble diggers all, Stand up now

The wasteland to maintain,
Sing cavaliers by name
Your digging does maintain,
And persons all defame,
Stand up now, Stand up now

Your houses they pull down
Stand up now, Stand up now
Your houses they pull down, Stand up now
Your houses they pull down
To fright your men in town
But the gentry must come down
And the poor shall wear the crown
Stand up now, Diggers all

With spades and hoes and ploughs
Stand up now, Stand up now,
With spades and hoes and ploughs,
Stand up now
Your freedom to uphold
Sing cavaliers are bold
To kill you if they could
And rights from you to hold
Stand up now, Diggers all

The gentry are all round,
Stand up now, Stand up now
The gentry are all round, Stand up now,
The gentry are all round
On each side the are found
Their wisdom so profound
To cheat us of our ground
Stand up now, Diggers all

The lawyers they conjoin ,
Stand up now, Stand up now
The lawyers they conjoin, Stand up now,
To rescue they advise,
Such fury they devise,
The devil in them lies
And hath blinded both their eyes
Stand up now, Stand up now

The clergy they come in
Stand up now, Stand up now
The clergy they come in, Stand up now,
The clergy they come in, and say it is a sin
That we should now begin,
Our freedom for to win
Stand up now, Diggers all
‘Gainst lawyers and ‘gainst priests
Stand up now, Stand up now

‘Gainst lawyers and ‘gainst priests,
Stand up now
For tyrants they are both,
Even flat against their oath
To grant us they are loathe,
Free meat and drink and cloth
Stand up now, Diggers all

The club is all their law,
Stand up now, Stand up now,
The club is all their law,
To keep all men in awe
That they no vision saw,
To maintain such a law
Stand up now, Diggers all

et en bonus une chanson de Billy Bragg qui les rappelle à nos mémoires
https://youtu.be/YwQwA_kFxoE

Goguettes Antinuk et « Les Centrales » de Casthélémis

ci dessous, en format image…

Les Centrales

Casthelemis, 1982

Un train ça peut dérailler, par accident
Un tunnel peut s’effondrer, par accident
Un avion ça peut tomber, par accident
Une fusée ça peut foirer
Ça peut arriver

REFRAIN : Oui mais les centrales
C’est la technologie idéale
C’est la sécurité optimale
C’est l’infaillibilité totale
Puisqu’on te le dit… (x7)
Toute la journée
C’est ce qu’on se tue à te répéter
A la radio, à la télé, dans les journaux
Puisqu’on te le dit !

Un câble ça peut casser, par accident
Une voiture peut déraper, par accident
Un incendie se déclarer, par accident
Un tuyau ça peut crever
Ça peut arriver

REFRAIN: « Mais pas aux centrales… »


Un tunnel peut s’effondrer
Une piste peut s’écrouler
Un ingénieur mal calculer
Un pétrolier peut s’échouer
Une plate-forme polluer
Et goudronner un océan
Le Titanic a coulé
Le Tupolev est tombé
Et le Zeppelin a brûlé

REFRAIN : « Oui mais les centrales… »

[BOUM ! ! !]