Non piangere oi bella se devo partire,
Se devo restare lontano da te,
Non piangere oi bella, non piangere mai
Che presto, vedrai, ritorno da te.
Addio alla mia terra, addio alla mia casa,
Addio a tutto quello che lascio quaggiù;
O tornerò presto, o non tornerò mai,
Soltanto i ricordi io porto con me.
REFRAIN (2 voix): Partono gli emigranti, partono per l’Europa Sotto lo sguardo della polizia Partono gli emigranti, partono per l’Europa I deportati della borghesia.
Non piangere oi bella, non so quanto tempo
Lo devo restare a sudare quaggiù;
Le notti son lunghe, non passano mai
E non posso mai averti per me.
Soltanto fatica, violenza e razzismo
Ma questa miseria più forza ci dà ;
E cresce la rabbia, e cresce la voglia la
Voglia di avere il mondo per me.
REFRAIN
Possible de chanter aussi la réécriture « on n’en veut pas d’cette loi » de janvier 2023 par les Polychœurs de Douarnenez.
Technique / structure : Faire des carrés en mode « O passo » en partant du pied droit (en vrai ça peut être le gauche, juste choisir toujours le même) Les syllabes en gras tombent sur le pied droit (1er temps) Les _ marquent le 1er temps (pied droit) dans le carré quand il tombe entre ou avant les paroles. Les E sont prononcés
VOIX LEAD : (refrain et paroles)
LA BOUCLE : Je ne mâche pas, Je ne mâche pas mes mots _ Je ne mâche pas, Je ne mâche pas mes mots _ Je ne mâche pas, Je ne mâche pas, Je ne mâche pas, Je ne mâche pas
REFRAIN seul : Je ne mâche pas mes mots, Je ne mâche pas mes mots o-o-o-o-o
BOUCLE DES NONS : Non, Non, Non, Non-non-non-non-non-non-non-non Non, Non, Non, Non-Non-Non-Non _ Pas … mes mots … je ne mâche pas … Non, Non, Je ne mâche pas mes mots
Tutti, fin de stage Mai2024:
INTRO : 1 carré à vide et 4 carrés de « ouh »
REFRAIN en même temps que la boucle
Texte: S’il m’arrive d’êtrE foudroyée par l’éclair au chocolat Très souvent je me raisonne avant de replonger mon doigt Dans la marmelade aux pommEs préparée à capella Sur le ‘ piano
Si la seulE vue du miel suffit à clarifier ma voix L’aspartame à sa mémère n’édulcorera pas La colère de voir sous la princesse un petit pois O.G.’ M. ! Oh !
REFRAIN en même temps que la boucle
Si parfois je me délecte avant de dévorer ma proie Que je lâche un peu de lesE commE le feraient les chats Avant de donner ma languE je pourlèchE septE fois Ta dou’cE peau
Si la cuisin’ vient du cœur la musiqu’ vient de l’estomac Et si j’aime autant les tripes, C’est que ces tripEs sont à moi Et pour preuve de mon ardeur j’écrirai au stylo d’orgeat Sur la nappe à ‘ carreaux
REFRAIN en même temps que la boucle ET de la BOUCLE DES NONS
(on ne chante pas la fin) Au nom de la Castafiore au cœur d’artichaut De la Tarentelle et du tartare au couteau Du coulis aux fraises et de ma voix dans l’écho
Chanson grecque de Giorgos Kalogirou sur l’eau. Transcription du formidable arrangement de Vasiliki Anastasiou interpreté par Amalgamation choir.
Muiska a changé un poil les paroles à la fin dans un but de dé-hétérosexualisation.
Plus d’infos sur https://muiska.org/2023/06/10/ksenitia-tou-erota-giorgos-kalogirou/ Merci à Muiska (re) pour les voix ci-dessous:
Voix 1:
Voix 2:
Voix 3:
Toutes les voix ensemble:
1- Pano stou Ki vraman aman Pano stou Kikkou ta vouna Pano stou Kikkou ta vouna
Pefti omichli chamila
Ki enas aïtos vraman aman Ki enas aïtos pzachni na vri Ki enas aïtos pzachni na vri
Neraki krio ya na pji ~~~
2- Vriské na pefko aman amam Vriské na pefko monacho Vriské na pefko monacho
Marazomeno ap ton kero
Dipsa ki riza man aman Dipsa ki riza tou na pji Dipsa ki riza tou na pji
Neraki krio ap tin piyi ~~~
3- Sena kladi vraman aman Sena kladi tou chamila Sena kladi tou chamila
Steki o aïtos ke ton rota
Pios afentevi aman aman Pios afentevi tin piyi Pios afentevi tin piyi
Ké den kréni nero na pji ~~~
4- Tou érota vraman aman Tou érota ini piyi Tou érota ini piyi
Ki ap ton kaïmo tou karteri
Narthi ap tin mavri aman aman Narthi ap tin mavri ksenichtia Narthi ap tin mavri ksenichtia
i omorfi i korasa ~~~
5- Na vri ti nia vraman aman Na vri ti nia pou karteri Na vri ti nia pou karteri
Ki ap to fevyio tis pia thè zi
Ki ap tin piyi vraman aman Ki ap tin piyi na pyoun ksana Ki ap tin piyi na pyoun ksana
Nanthi soun pali ta vouna
Traduction :
Sur la montagne de Koukkos le brouillard tombe jusqu’en bas et un aigle cherche un peu d’eau fraîche à boire. Il trouve un pin solitaire flétri par le passage du temps ses racines ont soif d’un peu d’eau fraîche de la source. Sur une de ses branches inférieures l’aigle se pose et demande « qui est le maître de la source , qui ne laisse personne y boire ? » La source appartient a l’Amour qui attend, plein d’une douloureuse envie. Le retour de la belle jeune femme Depuis les noires terres étrangères. Elle retrouverait l’autre jeune femme qui l’attend depuis son départ Et qui sans elle dépérit Pour qu’elles boivent à nouveau à la source et que les montagnes refleurissent.
EN GREC, texte original (il semble!) : Η Ξενητειά του Έρωτα
Giorgos Kalogirou
Πάνω στου Κυ- βρε αμάν αμάν
Πάνω στου Κύκκου τα βουνά x2
Πέφτει ομίχλη χαμηλά
Κι ένας αητός βρε αμάν αμάν
Κι ένας αητός ψάχνει να βρει x2
Νεράκι κρύο για να πιει
Βρίσκει ένα πευκό αμάν αμάν
Βρίσκει ένα πευκό μοναχό x2
Μαραζωμένο απ’τον καιρό
Διψά κι η ρίζα αμάν αμάν
Διψά κι η ρίζα του να πιει x2
Νεράκι κρύο απ΄την πηγή
Σ’ ένα κλαδί βρε αμάν αμάν
Σ’ ένα κλαδί του χαμηλά x2
Στέκει ο αητός και τον ρωτά
-« Ποιος αφεντεύει αμάν αμάν
Ποιος αφεντεύει την πηγή x2
Και δεν κραίνει νερό να πιεις? »
-« Του Έρωτα βρε αμάν αμάν
Του Έρωτα είν’η πηγή x2
Κι απ΄τον καημό του καρτερεί
Να’ρθει απ΄τη μαύρη αμάν αμάν
Να’ρθει απ΄τη μαύρη ξενητειά x2
Η όμορφη η κορασά
Να ‘βρεί το νιο βρε αμάν αμάν
Να ‘βρεί το νιο που καρτερεί x2
Κι απ’ το φευγιό της πια δε ζει
Κι απ΄την πηγή βρε αμάν αμάν
Κι απ΄την πηγή να πιουν ξανά x2
Ν’ ανθίσουν πάλι τα βουνά »
A l'origine, c'est la chanson des partisans du bataillon anarchiste “Gino Lucetti” qui opérait dans la province de Carrara et dans les alentours de Sarzana. Gino Lucetti est l’anarchiste qui a tenté en 1926 d’assassiner Mussolini en lui jetant une bombe près de Porta Pia à Rome. Il fut arrêté et condamné l’année suivante par un Tribunal Spécial à 30 ans de réclusion. En 1943, il fut assigné à résidence à Ischia où il mourut dans un bombardement allemand. Le chant a été transmis de manière fragmentaire en 1962 à Roberto Leydi par deux partisans de Carrara.
En 2006, le texte de la chanson a été mis à jour pour devenir la chanson du mouvement NO TAV du Vallée de Suse. Paroles de Beppe Fiale
NB: – On écrit düraavec un tréma parce que dans le Val de Suse le « U » est prononcé comme en français et non comme en italien.
– Lunardi est le nom du ministre italien des infrastructures et des transports de 2001 à 2006.
– il celerino: CRS
– le trivelle: les foreuses
– 8 di dicembre a Garda: c’était en 1943
– 8 di dicembre a Venaus: c’était en 2005
TUTTI lors de notre transmission de 2024 aux rencontres de chorales:
VOIX LEAD: INTRO et COUPLET 1 (Voix Tenor, plutot adaptée pour les voix dites « masculines »):
Voix Mediane (ou « alto »):
Voix Basse:
Voix haute (ou « soprane »):
INTRO (unisson, lead) :
Succede un po’ dovunque, qualcuno che decide
Di noi, della natura, come una cosa sua
Valsusa l’ha capito, Valsusa non ci sta !
Couplets:
Il treno di Lunardi, veloce fa paura
Distrugge la vallata, inquina l’aria pura
Dilaga la follia di gente ingorda e distruttrice Gridando sarà düra! Non li vogliamo più! (2x)
Sul ponte del Seghino, non passa il celerino,
Allerta valsusino! Se portan le trivelle
Di tutta la Valsusa, una barriera noi faremo Gridando sarà düra! Non torneranno più! (2x)
All’ otto di dicembre a Garda l’han giurato
Alzando i fucili, i nostri partigiani,
E’ l’ otto di dicembre, oggi si lotta come allora Gridando sarà düra! Venaus riprenderemo! (2x)
Ci dicono: « E il progresso! », ma noi ben lo sappiamo
Che questa è distruzione, per sete di profitto,
e dalle barricate, e dai presidi lotteremo! Gridando sarà düra! Valsusa salveremo! (2x)
03/2012: NO TAV!!! Il Coro di Micene e le Voci di Mezzo cantano per i NO TAV
Chanson écrite en pleine guerre d’Indochine en 1952 et enregistrée en 1953. Elle est jugée « défaitiste et anti-militariste ». C’est pour soutenir Francis Lemarque qu’Yves Montand reprendra la chanson.
Fleur au fusil tambour battant il va
Il a vingt ans un cœur d’amant qui bat
Un adjudant pour surveiller ses pas
Et son barda contre son flanc qui bat
Quand un soldat s’en va-t-en guerre il a
Dans sa musette son bâton d’maréchal
Quand un soldat revient de guerre il a
Dans sa musette un peu de linge sale
Partir pour mourir un peu
A la guerre à la guerre
C’est un drôle de petit jeu
Qui n’va guère aux amoureux
Pourtant c’est presque toujours
Quand revient l’été
Qu’il faut s’en aller
Le ciel regarde partir
Ceux qui vont mourir
Au pas cadencé
Des hommes il en faut toujours
Car la guerre car la guerre
Se fout des serments d’amour
Elle n’aime que l’son du tambour
Quand un soldat s’en va-t-en guerre il a
Des tas de chansons et des fleurs sous ses pas
Quand un soldat revient de guerre il a
Simplement eu d’la veine et puis voilà
Simplement eu d’la veine et puis voilà
Simplement eu d’la veine…
Et puis voilà !
Chanson palestinienne (transmise par Widerklang la chorale de Berlin merci <3 <3) chantée par les femmes originaires de la région de Galilée, dans les années 30 (occupation britannique) pour transmettre des messages aux membres de leurs familles emprisonnés. Pour que les messages ne soient pas compris, elles inséraient des « lelele » au milieu des mots.
Voix 1 :
Voix 2 :
Voix 3 :
Toutes les voix :
Écriture en Arabizi (« arab easy », créé pour l’arabe sur les premiers portables) :
Ya Taleiin, ein elelel Jabal ya molelemawqedin en-nar ben elelel yaman ya man Ein elelel 7ana ya ru7
Ma baddi min kilelekum 5alaa walalalala baddi malbuus(1)/zunaar(2) bein elelel yaman yaman Ein elelel 7ana ya ru7
ila ghazaal, leleleleledhi juwein elelelekum ma7buus(1)/maiduum(2) bein elelel yaman yaman Ein elelel 7ana ya ru7
Ya Taleiin, ein elelel jabal ya molelemawqedin en-nar bein elelel yaman yaman Ein elelel 7ana ya ru7
Luciole, 2015. Reprise par La Kabane
Écrite sur la ZAD du Testet, projet de barrage de Sivens, où Rémi Fraisse, bénévole chez France Nature Environnement fut tué le 14 octobre 2014 par un tir de grenade offensive.
Le projet de barrage n’est pas encore abandonné en 2023…
version originale :
Voix lead :
Voix haute :
Voix médiane :
Doum clap :
La totale :
REFRAIN : Gardien de la Paix (Es-)tu sûr qu’c’est bien elle que tu gardes ? Derrière ton bouclier Ouvre grand les yeux et regarde : Ce sont tes enfants Et tes sœurs sur les barricades C’est ton sang qui coule À chaque fois qu’on abat un arbre
Es-tu sûr d’avoir choisi le bon camp ?
Rêvais-tu vraiment à ça, quand t’étais enfant ?
Si t’avais choisi ce métier pour protéger les gens,
Pourquoi es-tu ici en train de protéger leur argent ?
REFRAIN
S’ils continuent comme ça à réduire la forêt à néant
Que restera-t-il de la terre pour nos enfants ?
Si tu restes là, oui, si tu les défends
Tu cautionnes la folie de tous ces truands
REFRAIN
Regarde comme on vit, regarde comme on y croit
En construisant l’avenir, dans des cabanes en bois
Crois-tu vraiment que c’est nous qu’il faut combattre ?
En faisant ça c’est l’Utopie que tu matraques
Regarde comme tu es bien plus armé que nous
Avec tes grenades contre nos cailloux
Si tu nous tabasses, si tu t’en balances
Ce sera l’escalade de la violence
REFRAIN
Pose ton bouclier, prouve-leur que tu existes
Viens boire un café avec les zadistes
Quitte donc tes œillères ton poste et puis tes chaînes
Cette terre qu’on défend est aussi la tienne (x2)
+ …Cette terre qu’on défend est aussi la tienne
Tradart , 1971 Entre les années 1950 et 1980, le remembrement fait disparaître une grande partie du bocage de l’Hexagone sous les lames des bulldozers. Le but de l’opération est de supprimer les haies pour installer l’agriculture intensive et motorisée dans les campagnes. Avec ces paysages, c’est toute une société rurale et un certain rapport à la terre qui s’effondrent. Les résistances furent nombreuses dans le monde paysan, la société civile et les artistes. Précision : Les syllabes EN MAJUSCULES doivent être prononcées.
version originale:
voix lead:
Voix mediane :
Voix haute :
Bourdon :
Fin de transmission par les Rouge-Gorges, Sévérac 2023 :
J’étais un pays humble et beau,
J’étais un’ terRE nourricière,
J’étais un pays humble et beau,
Des Perch’rons j’étais le berceau.
J’n’étais pas un pays facile,
Il fallait vouloir travailler
Mais on était récompensé,
Et comm’ le cidre désaltérait !
REFRAIN: C’est la faute au remembrement Si l’eau disparaît des fontaines, C’est la faute au remembrement Si plus rien n’arrête le vent !
En été dans les chemins creux
S’enlaçaient les amoureux,
Les rossignols des alentours
Leur sifflaient des chansons d’amour…
Avec les branCHES de sureau
Les enfants faisaient des flûtiaux,
Existe-t-il un seul ruisseau
Qui n’ait pas fait tourner d’moulin à eau ?
Refrain
Les techniciens sont arrivés,
Les techniciens ont ordonné
Aux paysans manipulés
Toutes les haies ont arrachées,
Tout’ les collines ils ont rognées,
Toutes les mares ils ont bouchées,
Les vert’ prairies ils ont drainées,
L’Europe vert’ m’a torturé !
Refrain
La terre d’ici c’est ma peau,
Les haies la tenaient fermement,
Ell’ s’envol’ra avec le vent,
Ell’ se dissipera dans l’eau…
Et quand l’herbe aura disparu,
De quoi vivront les troupeaux ?
Craies et roches apparaîtront
Comme des os qu’on met à nu.
Refrain
Les braves gens que j’ai nourris,
Sous la contrainte m’ont trahi,
Aujourd’hui ils me mortifient,
À caus’ de l’Europ’ du profit.
Mais un jour les fleurs repouss’ront,
Toutes les haies ils replant’ront,
Et les pommiers refleuriront,
Ça s’appell’ra l’pays perch’ron !
Refrain
Mais gare à vous gens de Paris,
Car toute gloire est éphémère,
Et le pouvoir ne dure guère,
Les gens d’ici l’ont bien compris.
Et alors à l’abri du vent,
Le Perch’, les Percherons en liesse,
Connaîtront l’éternell’ jeunesse,
Et vivront mille et mill’ printemps !
Refrain 2 (x2) C’est la faute au gouvernement Si l’eau disparaît des fontaines, C’est la faute au gouvernement Si plus rien n’arrête le vent !
(autres titres possibles: « Cada l’Uliva » ou « Casca L’Uliva »)
Chant des cueilleuses de la région d’Ortona (Abruzzes). Sa fonction est de créer un sentiment collectif entre des femmes identiquement épuisées par leur travail. Il fait aussi référence à la séparation, à l’abandon des terres et à l’émigration en quête d’une vie meilleure, car la cueillette des olives correspondait au départ des maris pour la ville, où ils allaient louer leurs bras.
Nebbi’a a la valle – e nebbi’a a la muntagne Ne la campagne Non ce sta nesciune.
REFRAIN (x2) : Addije, addije amore Casch’e se coje, la live e casch’a l’albere li foje.
Casche la live – e casche le ginestre Casche la live e li frunne ginestre
Traduction : Brouillard dans la vallée et brouillard sur les montagnes, Dans la campagne il n’y a personne. Adieu, adieu, amour, Tombe et ramasse, L’olive et les feuilles tombent des arbres Tombe l’olive et tombe le genêt, Tombe l’olive et le feuillage du genêt
Chanson traditionnelle des Lemky, peuple originel des Carpates du sud de la Pologne et du nord de l’Ukraine. La chanson fut reprise lors du soulèvement de « EuroMaïdan » (novembre 2013-février 2014) durant lequel les Ukrainien·es contestèrent leur Président, Viktor Yanoukovitch, et sa décision de refuser un rapprochement commercial avec l’UE au profit d’un accord avec la Russie. Ce qui n’était au début que des manifestations se transforma en siège puis en soulèvement, face à la réponse démesurément violente des forces de l’ordre. Plyve Kacha fut chantée pour la première fois le 21 février 2014 lors des obsèques des premier·es mort·es dû·es aux affrontements avec les forces de l’ordre, et devint dès lors un hymne du mouvement.
Hey véberout mé tchuji loudé Véberout mé tchuji loudé Cé ne jal té, mamko boudè ? Cé ne jal té, mamko boudè ?
Hey ïakbé j mèni, sénkou nè jal ? Ïakbé j mèni, sénkou nè jal ? Té j na moïm sèrtsou lèjaou Té j na moïm sèrtsou lèjaou
Hey, plénè katcha po Tésséni Plévè katcha po Tésséni
Traduction : Oh, un caneton vogue sur la Tyssa, Un caneton vogue sur la Tyssa. Maman, ne me gronde pas, maman, ne me gronde pas.
Oh, tu me blâmes à la mauvaise heure, Tu me blâmes à la mauvaise heure. Moi-même ne sais où je mourrai, Moi-même ne sais où je mourrai.
Oh, je mourrai en terre étrangère, Je mourrai en terre étrangère. Qui donc creusera ma tombe ? Qui donc creusera ma tombe ?
Oh, des étrangers m’enterreront, Des étrangers m’enterreront. N’auras-tu pas de peine, maman ? Maman, n’auras-tu pas de peine ?
Oh, mon fils, comment n’aurais-je pas de peine ? Comment, mon fils, n’aurais-je pas de peine ? Toi qui a reposé sur mon cœur, Toi qui as reposé sur mon cœur.