Carbon

Madre, mi carbonero no vino anoche
y le estuve esperando hasta las doce.

REFRAIN : Carbón (Carbón, Carbón)
carbón de encina y picón,
carbón de encina, picón de olivo,
niña bonita, vente conmigo.

Madre mi carbonero vino de Vélez
y en el sombrero trajo cuatro claveles.

REFRAIN

leva mi carbonero en el sombrero
un letrero que dice: por ti me muero.

REFRAIN

Devento mata

Chanson collective écrite en 1973 par les militantes de la section « Che Guevara » de Giudecca (Venise) et complétée par le groupe musical du Comité féministe de Padoue.

Transmise à la chorale par Lorenzo et Laïla (Terracanto) à l’occasion du stage de février 2026.

Voix 1 :

Voix 2 :

Tutti·e :

Devento mata in fabrica coi ritmi e ‘l sfrutamento
come se no bastasse fasso el straòrdinario

Dopo tute ste ore arivo a la Giudeca
e vedo e case in tochi co (e) fogne che vien su
da (a) pavimentasiòn, da (a) pavimentasiòn

Devento mata in casa drio ai fioi e a me marìo
che da mii vol tuto presto a cusinare!

E a russàr dapartuto coi muri che va in frègoe
el cesso che sprofonda e che nol vien mai neto
nol vien mai neto, nol vien mai neto

Mi go sto bel lavoro xontà a queo in fabrica
solo perchè son donna mi go da lavorar
par vinti ore al dì, par vinti ore al dì

Le ore de la fabrica i me paga de manco
che se fussi un omo, che se fussi un omo

E a netar el cesso lo go da far gratis
solo perchè son donna, solo perchè son donna
perchè son donna, perchè son donna

Santa Barbara

Chant traditionnel des mineurs de la Val Trompia, enregistré par Bruno
Pianta chez la famille Bregoli de Pezzaze (Brescia) en 1975. Santa Barbara (Sainte Barbe) est la sainte patronne des mineurs… et des artificiers.

Chant transmis par Lorenzo et Laïla (Terracanto) à l’occasion du stage de février 2026.

Voix 1 :

Voix 2 :

Voix 3 :

Tutti·e :

Anche ‘l mio padre sempre me lo diceva
di star lontano dalla miniera

ed io testardo ci sono sempre andato
finché di una mina mi ha rovinato

finché una mina di quella galleria
mi ha rovinato la vita mia

non c’è né medici nemmeno professori
che fan guarire quei giovan minatori

o santa Barbara o santa Barberina
dei minatori sei la regina.

o santa Barbara o santa Barberina
dei minatori sei la rovina

The Day the Nazi Died

Cette chanson fait référence à la mort de Rudolf Hess, le dernier nazi de la prison de Spandau, qui était située à l’ouest de Berlin, dans le secteur d’occupation britannique de Berlin-Ouest. C’est dans cette ancienne prison militaire que les criminels de guerre nazis condamnés au procès de Nuremberg furent détenus. Elle a été complètement démolie après la mort de Hess en 1987. La chanson rappelle que le travail de dénazification n’a pas été fait en Allemagne comme a peu près partout, et bien que certains nazis aient été enfermés, bien d’autres ont vite repris les affaires et du poil de la bête brune.

We’re told that after the war
The Nazis vanished without a trace
But battalions of fascists
Still dream of a master race

The history books they tell
Of their defeat at ’45
But they all came out of the woodwork
On the day the Nazi died

They say the prisoner at Spandau
Was a symbol of defeat
Whilst Hess remained imprisoned
And the fascists, they were beat

So the promise of an Aryan world
Would never materialize
So why did they all come out of the woodwork
On the day the Nazi died

The world is riddled with maggots
The maggots are getting fat
They’re making a tasty meal of all
The bosses and bureaucrats

They’re taking over the boardrooms
And they’re fat and full of pride
And they all came out of the woodwork
On the day the Nazi died

So if you meet with these historians
I’ll tell you what to say
Tell them that the Nazis
Never really went away

They’re out there burning houses down
And peddling racist lies

And we’ll never rest again
Until every Nazi dies

La Línia del Front

Paroles adaptées de la chanson populaire “Ai, mare, aneu a missa”
Musique adapté de la chanson populaire “Els Miquelets d’Espanya”
Arrangements Ebri Knight, 2015, reprise par Roba Estesa

Ce chant en catalan fait la part belle aux femmes parties combattre sur le front, dont l’image devint iconique dans les journaux en 1936 même hors d’Esapgne.

Ai Mare, aneu a missa,
Que jo faré el dina(r)
Quan hagueu tornat de missa
La casa buida serà
Lalalalala X2 (oui!!)
No em busqueu per rius i planes
Busqueu-me on el sol es pon
Que som dalt d’una carreta
Camí a la línia del fron(t)
Lalalalala X2 (oui!!)
No patiu pas per mi, mare
Faig lo que em vau ensenya(r)
Serem les dones valentes
Sense po(r) del que vindrà
Lalalalala X2 (oui!!)
Si Madrid cau la primera
Aragó també caurà
Si Aragó cau presonera
Nosaltres caurem demá
Si no la lluitem nosaltres,
Ningú més la lluitarà
Lalalalala (x4)
(unisson) :
Si no la lluitem nosaltres, Ningú més la lluitarà

 

Traduction : Ah mère, allez donc à la messe, Je préparerai le déjeuner.
A votre retour de la messe, La maison je l’aurai quittée
M’ cherchez pas par monts et par vaux, Plutôt où se couche le soleil,
Ou tout en haut d’une charrette, Direction la ligne de front.
Ne souffrez pas pour moi, mère, Je fais ce que vous m’avez enseigné.
Nous sommes les femmes vaillantes, Sans peur de c’ qui peut arriver.
Si Madrid tombe la première, Aragon tombera derrière,
Si Aragon est faite prisonnière, Nous tomberons alors demain.
Si nous ne la combattons pas, Plus personne ne la combattra.

Conférence chantée : Berceau, champ, rizière, usine – chant et travail dans la tradition orale italienne 🎵🎵

Culla, campo, risaia, fabbricacanto e lavoro nella tradizione orale italiana
Berceau, champ, rizière, usine – chant et travail dans la tradition orale italienne

Un chant pour accompagner, un pour rythmer, un pour endormir.
Un pour se réconforter, un pour se reposer, un pour protester.
Des journées qui n’en finissent pas, des corps ruinés, une fatigue écrasante.
Et toujours un chant sur les lèvres, pour rester en vie.

Un canto per accompagnare, uno per ritmare, uno per addormentare.
Uno per farsi forza, uno per riposare, uno per protestare.
Giornate che non finiscono mai, corpi rovinati, fatica che schianta.
E un canto sempre sulle labbra, per restare vivi.

flyers téléchargeables et imprimables:

Les Piafs

Les Mécanos (Chants populaires et percussions à molette), sont 10 chanteurs en blouses bleues, avec clefs à molettes et tambours, qui reprennent des chansons populaires et des chants de lutte en français ou en occitan qui puisent leurs racines dans l’histoire du bassin industriel de Saint-Etienne.
Cette chanson fait référence aux travers de la société moderne, la masculinité toxique, le capitalisme, la rumeur, la xénophobie, l’esprit réactionnaire, le complotisme, et le “pompom” total et local, une affaire de détournement d’argent public et de chantage à la sextape orchestrée par Gaël Perdriau, le maire de Saint-Etienne aidé de son directeur de cabinet et d’un autre adjoint contre le 1er adjoint de la commune. L’affaire date de 2015 mais a éclaté en 2022. Le procès se tient en 2025. Le maire Gaël Perdriau n’a jamais même envisagé de démissionner, mais la condamnation est tombée en Décembre 2025: Le maire Gaël Perdriau est comdamné à quatre ans de prison ferme et cinq ans d’inéligibilité. Même s’il a fait appel de ses condamnations , il va devoir quitter son fauteuil de maire et de président de Saint-Étienne Métropole. Saint-Etienne va devoir se trouver un nouveau maire pour 4 mois (d’ici les municipales de Mars 2026).

version des mecanos

3 voix du refrain:

Neuf corbeaux qui graillent là-haut, À s’demander qui est le plus gros (x2)
À s’demander qui est le plus gros. Les as-tu vu comme ils sont beaux ?

REFRAIN:
E que quò chanta, e quò trilha, e quò bralha,
E totjorn los mesmes au trabalh.
Si deman, lo jalh chanta pas,
Sabe que lo solelh levarà.
(x2)

Huit vautours dépiautent de vieux os, Ils se disputent leur part du gâteau (x2)
Ils se disputent leur part du gâteau. Pas question d’en lâcher un morceau !

Sept mainates qui parlent et qui s’entêtent, Qu’importe le propos, sans cesse le répètent (x2)
Qu’importe le propos, sans cesse le répètent, Orientant les mots des faits qu’ils interprètent.

Six gros jars surveillent et regardent, C’est pour protéger qu’ils cacardent et cagnardent (x2)
C’est pour protéger qu’ils cacardent et cagnardent, L’oiseau migrateur qui n’est pas sur ses gardes.

REFRAIN (x2)

Cinq goélands qu’on voit venir au loin Ils pleurent en boucle sur un vieux refrain (x2)
Ils pleurent en boucle sur un vieux refrain, “C’était mieux avant, aujourd’hui ça vaut rien !”

Trois pics verts picassent le bois mort, Huit à dix heures par jour, redoublent d’effort (x2)
Huit à dix heures par jour, ils redoublent d’effort. Pour combien d’années picasseront-ils encore ?

Deux autruches gémissent et s’enterrent Plus les faits sont précis, plus elles pensent le contraire (x2)
Plus les faits sont précis, plus elles pensent le contraire, Le moooonde est plus beau avec des œillères.

Un Perdriau qui vole et qui réclame, Fait chanter les autres, pour éviter le blâme (x2)
Fait chanter les autres, pour éviter le blâme. Il sauve ses plumes sans assumer le drame.

Combien de pigeons roucoulent leurs miettes, Sans jamais savoir ce qu’il y a dans l’assiette (x2)
Sans jamais savoir ce qu’il y a dans l’assiette, À la fin du repas, ils n’auront que des dettes.

REFRAIN

Luttons contre l’A69

Cet été, on était sur le tracé de l’A69 pour lutter en chantant. Un podcast y est né.

En direct des rencontres de chorales militantes à Maurens Scopont, cette émission froncée et chantante revient sur les différentes étapes de cette lutte contre l’autoroute A69, en compagnie de différentes personnes qui la composent.

Avec :
Baca, agriculteur
Claire Dujardin, avocate
Ginette et Nina, zadistes
La mirgue, Ibis et Kiki membres du collectif La Voie est Libre

Réalisation et animation : Tautoos, Léa, Nina, Turtle
Technique : Ju