Chanson collective écrite en 1973 par les militantes de la section « Che Guevara » de Giudecca (Venise) et complétée par le groupe musical du Comité féministe de Padoue.
Transmise à la chorale par Lorenzo et Laïla (Terracanto) à l’occasion du stage de février 2026.
Voix 1 :
Voix 2 :
Tutti·e :
Devento mata in fabrica coi ritmi e ‘l sfrutamento come se no bastasse fasso el straòrdinario
Dopo tute ste ore arivo a la Giudeca e vedo e case in tochi co (e) fogne che vien su da (a) pavimentasiòn, da (a) pavimentasiòn
Devento mata in casa drio ai fioi e a me marìo che da mii vol tuto presto a cusinare!
E a russàr dapartuto coi muri che va in frègoe el cesso che sprofonda e che nol vien mai neto nol vien mai neto, nol vien mai neto
Mi go sto bel lavoro xontà a queo in fabrica solo perchè son donna mi go da lavorar par vinti ore al dì, par vinti ore al dì
Le ore de la fabrica i me paga de manco che se fussi un omo, che se fussi un omo
E a netar el cesso lo go da far gratis solo perchè son donna, solo perchè son donna perchè son donna, perchè son donna
Chant traditionnel des mineurs de la Val Trompia, enregistré par Bruno Pianta chez la famille Bregoli de Pezzaze (Brescia) en 1975. Santa Barbara (Sainte Barbe) est la sainte patronne des mineurs… et des artificiers.
Chant transmis par Lorenzo et Laïla (Terracanto) à l’occasion du stage de février 2026.
Voix 1 :
Voix 2 :
Voix 3 :
Tutti·e :
Anche ‘l mio padre sempre me lo diceva di star lontano dalla miniera
ed io testardo ci sono sempre andato finché di una mina mi ha rovinato
finché una mina di quella galleria mi ha rovinato la vita mia
non c’è né medici nemmeno professori che fan guarire quei giovan minatori
o santa Barbara o santa Barberina dei minatori sei la regina.
o santa Barbara o santa Barberina dei minatori sei la rovina
Cette chanson fait référence à la mort de Rudolf Hess, le dernier nazi de la prison de Spandau, qui était située à l’ouest de Berlin, dans le secteur d’occupation britannique de Berlin-Ouest. C’est dans cette ancienne prison militaire que les criminels de guerre nazis condamnés au procès de Nuremberg furent détenus. Elle a été complètement démolie après la mort de Hess en 1987. La chanson rappelle que le travail de dénazification n’a pas été fait en Allemagne comme a peu près partout, et bien que certains nazis aient été enfermés, bien d’autres ont vite repris les affaires et du poil de la bête brune.
We’re told that after the war The Nazis vanished without a trace But battalions of fascists Still dream of a master race
The history books they tell Of their defeat at ’45 But they all came out of the woodwork On the day the Nazi died
They say the prisoner at Spandau Was a symbol of defeat Whilst Hess remained imprisoned And the fascists, they were beat
So the promise of an Aryan world Would never materialize So why did they all come out of the woodwork On the day the Nazi died
The world is riddled with maggots The maggots are getting fat They’re making a tasty meal of all The bosses and bureaucrats
They’re taking over the boardrooms And they’re fat and full of pride And they all came out of the woodwork On the day the Nazi died
So if you meet with these historians I’ll tell you what to say Tell them that the Nazis Never really went away
They’re out there burning houses down And peddling racist lies
Paroles adaptées de la chanson populaire “Ai, mare, aneu a missa” Musique adapté de la chanson populaire “Els Miquelets d’Espanya” Arrangements Ebri Knight, 2015, reprise par Roba Estesa
Ce chant en catalan fait la part belle aux femmes parties combattre sur le front, dont l’image devint iconique dans les journaux en 1936 même hors d’Esapgne.
Ai Mare, aneu a missa,
Que jo faré el dina(r)
Quan hagueu tornat de missa
La casa buida serà Lalalalala X2 (oui!!)
No em busqueu per rius i planes
Busqueu-me on el sol es pon
Que som dalt d’una carreta
Camí a la línia del fron(t) Lalalalala X2 (oui!!)
No patiu pas per mi, mare
Faig lo que em vau ensenya(r)
Serem les dones valentes
Sense po(r) del que vindrà Lalalalala X2 (oui!!)
Si Madrid cau la primera
Aragó també caurà
Si Aragó cau presonera
Nosaltres caurem demá
Si no la lluitem nosaltres,
Ningú més la lluitarà Lalalalala (x4)
(unisson) :
Si no la lluitem nosaltres, Ningú més la lluitarà
Traduction : Ah mère, allez donc à la messe, Je préparerai le déjeuner.
A votre retour de la messe, La maison je l’aurai quittée
M’ cherchez pas par monts et par vaux, Plutôt où se couche le soleil,
Ou tout en haut d’une charrette, Direction la ligne de front.
Ne souffrez pas pour moi, mère, Je fais ce que vous m’avez enseigné.
Nous sommes les femmes vaillantes, Sans peur de c’ qui peut arriver.
Si Madrid tombe la première, Aragon tombera derrière,
Si Aragon est faite prisonnière, Nous tomberons alors demain.
Si nous ne la combattons pas, Plus personne ne la combattra.
Les Mécanos (Chants populaires et percussions à molette), sont 10 chanteurs en blouses bleues, avec clefs à molettes et tambours, qui reprennent des chansons populaires et des chants de lutte en français ou en occitan qui puisent leurs racines dans l’histoire du bassin industriel de Saint-Etienne. Cette chanson fait référence aux travers de la société moderne, la masculinité toxique, le capitalisme, la rumeur, la xénophobie, l’esprit réactionnaire, le complotisme, et le “pompom” total et local, une affaire de détournement d’argent public et de chantage à la sextape orchestrée par Gaël Perdriau, le maire de Saint-Etienne aidé de son directeur de cabinet et d’un autre adjoint contre le 1er adjoint de la commune. L’affaire date de 2015 mais a éclaté en 2022. Le procès se tient en 2025. Le maire Gaël Perdriau n’a jamais même envisagé de démissionner, mais la condamnation est tombée en Décembre 2025: Le maire Gaël Perdriau est comdamné à quatre ans de prison ferme et cinq ans d’inéligibilité. Même s’il a fait appel de ses condamnations , il va devoir quitter son fauteuil de maire et de président de Saint-Étienne Métropole. Saint-Etienne va devoir se trouver un nouveau maire pour 4 mois (d’ici les municipales de Mars 2026).
version des mecanos
3 voix du refrain:
Neuf corbeaux qui graillent là-haut, À s’demander qui est le plus gros (x2) À s’demander qui est le plus gros. Les as-tu vu comme ils sont beaux ?
REFRAIN: E que quò chanta, e quò trilha, e quò bralha, E totjorn los mesmes au trabalh. Si deman, lo jalh chanta pas, Sabe que lo solelh levarà. (x2)
Huit vautours dépiautent de vieux os, Ils se disputent leur part du gâteau (x2) Ils se disputent leur part du gâteau. Pas question d’en lâcher un morceau !
Sept mainates qui parlent et qui s’entêtent, Qu’importe le propos, sans cesse le répètent (x2) Qu’importe le propos, sans cesse le répètent, Orientant les mots des faits qu’ils interprètent.
Six gros jars surveillent et regardent, C’est pour protéger qu’ils cacardent et cagnardent (x2) C’est pour protéger qu’ils cacardent et cagnardent, L’oiseau migrateur qui n’est pas sur ses gardes.
REFRAIN (x2)
Cinq goélands qu’on voit venir au loin Ils pleurent en boucle sur un vieux refrain (x2) Ils pleurent en boucle sur un vieux refrain, “C’était mieux avant, aujourd’hui ça vaut rien !”
Trois pics verts picassent le bois mort, Huit à dix heures par jour, redoublent d’effort (x2) Huit à dix heures par jour, ils redoublent d’effort. Pour combien d’années picasseront-ils encore ?
Deux autruches gémissent et s’enterrent Plus les faits sont précis, plus elles pensent le contraire (x2) Plus les faits sont précis, plus elles pensent le contraire, Le moooonde est plus beau avec des œillères.
Un Perdriau qui vole et qui réclame, Fait chanter les autres, pour éviter le blâme (x2) Fait chanter les autres, pour éviter le blâme. Il sauve ses plumes sans assumer le drame.
Combien de pigeons roucoulent leurs miettes, Sans jamais savoir ce qu’il y a dans l’assiette (x2) Sans jamais savoir ce qu’il y a dans l’assiette, À la fin du repas, ils n’auront que des dettes.
Chanson réécrite à partir de la chanson Rue des Lilas. Merci aux copaines de la Débraille à Nantes pour le partage.
Ce soir je me meurs sous les pierres Aujourd’hui pour moi sonne le glas Mon visage est blême Et mon sang coule à flot Sur le trottoir d’une rue de Gaza
Ce soir je meurs sous vous bombes Pourtant je n’ai rien fait pour ça Je ne suis qu’une simple Flâneuse dans la ville Sur le trottoir d’une rue de Gaza
Refrain : Je vous le dis, je vous le dis, je vous le dis À bas l’Etat coloniaaal À bas ses chars, ses fusils, et ses bombes Je m’éteins dans une rue de Gaza
Plus jamais revoir la dune Au matin quand s’effacent mes pas Jamais plus les cimes et la neige éternelle Et l’oiseau bleu brillant de mille éclats
Plus jamais revoir la lune Dans la nuit qui éclaire mes pas Jamais plus la mer, les étoiles, les forets Et ce lac bleu perdu au fond des bois
Refrain
J’aimerais tant revoir mes frères Mes enfants, mes parents, mes amis Danser le dabkeh pour repousser la mort Trinquer l’arak jusqu’au bout de la vie
Je voudrais une dernière Chanson pour apaiser la nuit Pour bercer mon départ jusqu’à l’autre bord Dire aux faiseurs de mort que l’on survit
Refrain
C’est pas une guerre, c’est un massacre Le génocide, du peuple de Gaza Soutenu par le capital et l’Etat Mais nous, on ne se taira pas (x2)
Je vous le dis, je vous le dis, je vous le dis À bas l’Etat coloniaaal
Chant transmis par les C.A.R.P.E.S furieuses, chorale de Strasbourg, à l’occasion des Rencontres nomades de Scopont en 2025.
Ce chant a été commencé en avril 2023 par Anto puis bricolé et chantonné régulièrement avec diverses copaines et enfin poursuivi et écrit collectivement, en avril 2025 par Ana, Orianne, Noé, Julia, Laurent, Mimi et Anto, avec comme inspiration, un texte de Djamila. L’envie était d’avoir un chant pour parler de découragement, de dépression face à la violence du monde capitaliste et la montée du fascisme. Un chant pour exprimer la peine et la peur, mais aussi l’espoir de la force du collectif et de l’amitié pour rester en mouvement et dans l’action. Car collectivement, cette colère nous nourrit et on en ferra des incendies !
Tutti :
Lead :
Basse :
Medium :
Aigüe :
RnB :
INTRODUCTION
Seul•e chez moi, à penser au chaos de ce monde,
Seul•e chez moi, submergé•e devant le futur qui nous plombe,
Seul•e chez moi, à voir les inégalités, toujours se creuser.
A.
Je sature, d’entendre toutes ces nouvelles terribles
Je vrille, mon cerveau refuse d’y croire
Je craque, c’est quoi cette pétain d’dystopie
Tout me choque, plus rien ne me choque (X2)
Tout me chooooque
Refrain : Collectivement, cette colère on peut en faire un incendie, on peut en faire un incendie (X2)
B.
J’ai peur, quand j’vois les fascistes au pouvoir
L’horreur, nos espoirs, nos rêves et nos forces
Se meurent, et je ne sais plus, comment me débattre, pas me laisser abattre (X2)
La pire de mes angoooisses
Refrain : Collectivement, cette colère on peut en faire un incendie, on peut en faire un incendie (X2)
C.
J’ai peur, que mes amixs se découragent
La peur, que cette violence épuise nos rages,
Nos cœurs, paralysé•e•s, nous voir laisser tomber, c’est dans leur intérêt (X2)
MAIS (tutti)
PONT
Face : à ce qui te manque, à ce qui te mine, à ce qui te tient, à ce qui te révolte (bis) à ce qui te manque, à ce qui te mine, à ce qui te tient, à ce qui te révolte (bis)
Ce qui te révolte, ce qui te manque, ce qui te mine, ce qui te tient, ce qui te révolte (bis)
OoooL’idée serait d’avoir une idée de qui parmi meséloh (tutti)
Collectivement cette colère on peut en faire un incendie, on peut en faire un incendie (lead)
Ooooh (nappe)
Collectivement… (bis)(lead)
Collectivement… (bis)(médium)
Collectivement… (bis)(aigüe)
Ooooh (nappe)
D.
Je m’accroche, à nos solides liens d’amitiés,
J’avance, nos mots, nos rires, nos larmes, nos chants,
Confiance, en cette puissance, qui se partage, résister au naufrage.
Vous êtes, une constellation qui me guide,
Vous êtes, celleux dont je veux voir les rides,
Ensemble, déterminé•es à nous défendre,
Mettre en commun nos peines, mettre en commun nos raaaaaages
Le 25 mars 2023, la police réprime très violemment une mobilisation contre les méga-bassines à Sainte Soline. De très nombreux militant·es sont blessées, certain·es très grièvement dont deux resteront plusieurs jours dans le coma.
Suite à cette violence de l’Etat, un chant a été partagé au village de l’eau en juillet 2024 (paroles, composition et arrangement par Carmen). Les Martine des Glottes Rebelles ont ensuite ajouté deux couplets .
Voix haute :
Voix médiane :
Voix basse :
Tutti (au Radikal Nachtigall) :
Le drain qui vide les terres de l’eau de la tourbière Avons bouché Le grand trou de poussière de plastique recouvert Avons débâché Avons, avons pris la colère L’avons transformé en rivière
De l’eau, de l’eau de l’eau jaillit le feu De nos, de nos élans grandit l’espoir (x2)
Les tuyaux de ferraille et les pompes canailles Avons démonté Dans la fumée des gaz et sous le tir des armes Avons crié Avons, avons pris la colère L’avons transformé en rivière
De l’eau, de l’eau de l’eau jaillit le feu De nos, de nos élans grandit l’espoir (x2)
Le coulage de béton dans le lit des rivières Avons dénoncé Mais quand l’eau en colère a repris toutes ses terres Avons pleuré Avons, avons pris la colère L’avons transformé en rivière
De l’eau, de l’eau de l’eau jaillit le feu De nos, de nos élans grandit l’espoir (x2)
L’espoir jaillit encore / comme un brin de vie Avons chanté Car de notre engagement dépend notre survie Avons partagé Avons, avons pris la colère L’avons transformé en rivière
De l’eau, de l’eau de l’eau jaillit le feu De nos, de nos élans grandit l’espoir (x4)