Voilà, les nouveaux carnets sont imprimés. On va pouvoir en distribuer !Dernière version de notre carnet rouge, avec un nouveau logo et quelques trop belles illustrations dedans :
— avec même quelques petites corrections par rapport à la version papier ;D
Le prix n’a pas changé, c’est 10 euros par carnet (+ frais de port si envoi). On ne garde rien pour nous et on reverse tous les bénéfices à des luttes qui nous parlent (Bure, Lyon-Turin, local autogéré de Chambéry, collectif anti-rep, lutte contre les violences faites aux femmes…).
Si vous êtes intéressé·es, rassemblez les commandes de votre chorale et écrivez-nous un mail en précisant bien le nombre de carnets et une personne à contacter, qui fera un paiement globalavant la livraison. On privilégie les remises en main propre, c’est beaucoup plus simple pour nous à gérer. N’hésitez pas à nous faire signe si vous savez que vous passez à Chambéry!
On sait d’ores et déjà que des personnes de la chorale seront présentes aux évènements suivants : – Rassemblement des Glières du 15 au 17 mai (à confirmer) – 15 ans des Meutes du 19 au 21 juin à Die (c’est sur) – Chant des Trognes à côté de Genève du 3 au 5 juillet (c’est sur) – Rencontres Nomades (à priori oui!)
Une dernière chose : on ne sera pas forcément toujours hyper réactif·ves sur les mails, on n’arrivera pas forcément à répondre à tout le monde et à honorer toutes les commandes. C’est beaucoup de boulot pour nous, on vous demande d’être indulgent·es.
Les bombes éclatent en longs sanglots
Déchirent les nuits de Paris
La France aiguise ses drapeaux
En appelle à la sainte patrie
Mais j’ chant’rai pas, ne vous déplaise
Votre sanglante Marseillaise
Sur un marché au Nigéria
Parait qu’ y a eu un attentat
Ou quand ça bombarde en Syrie
C’est loin on n’entend pas les cris
On n’en a pas beaucoup parlé
C’est normal y’ avait pas d’ Français
La France fabrique et vend des armes
Qui dit les armes dit la guerre
Qui dit la guerre dit les larmes
La mort la peur et la misère
Mais quand ça s’ passe près d’ la maison
L’ sang abreuve nos télévisions
On claironne l’état d’urgence
Et on assigne à résidence
Ouvre la chasse aux musulmans
Ferme les frontières aux migrants
Et on en profite en passant
Pour traquer quelques militants
Dans les replis identitaires
De vos drapeaux de vos bannières
Vous étouffez c’est tout froissé
Pour s’ libérer faudra r’passer !
Sans dieu sans maître et sans patrie
On pourrait juste aimer la vie
Diffusée à la radio portugaise le 25 Avril 1974, comme signe de déclenchement de la Révolution des Oeillets qui mit fin à la dictature que le Portugal endurait depuis 1933.
un extrait de Les Pieds sur Terre nous en apprend un peu plus… (Juin 2020)
nous (en version beta) :
Grândola vila morena
Terra da fraternidade
O povo é quem mais ordena
Dentro de ti ó cidade
Dentro de ti ó cidade
O povo é quem mais ordena
Terra da fraternidade
Grândola vila morena
~ ~ ~
Em cada esquina um amigo
Em cada rosto igualdade
Grândola vila morena
Terra da fraternidade
Terra da fraternidade
Grândola vila morena
Em cada rosto igualdade
O povo é quem mais ordena
~ ~ ~
À sombra de uma azinheira
Que já não sabia a idade
Jurei ter por companheira
Grândola a tua vontade
Grândola a tua vontade
Jurei ter por companheira
À sombra de uma azinheira
Que já não sabia a idade
Traduction :
Grândola ville brune
Terre de fraternité
Le peuple est celui qui commande le plus
En toi, cité
En toi cité
Le peuple est celui qui commande le plus
Terre de fraternité
Grândola ville brune
—
A chaque côté un ami
A chaque face, l’égalité
Grândola ville brune
Terre de fraternité
Terre de fraternité
Grândola ville brune
A chaque face l’égalité
Le peuple est celui qui commande le plus
—
A l’ombre d’un chêne vert
Qui ne connait pas son âge
J’ai juré d’avoir pour compagne
Grândola, ta volonté
Grândola, ta volonté
J’ai juré d’avoir pour compagne
A l’ombre d’un chêne vert
Qui ne connait pas son âge
Chantée par nous en stage avec Myriam(version Morizots 2018)
voix basse :
voix mediane :
voix haute :
autre version (encore autre chose!) par Choeur Vener de Montreuil:
Oui barbare je suis
Oui j’aime le canon
La mitraille dans l’air
Amis, amis, dansons.
Refrain
La danse des bombes
Garde à vous ! Voici les lions !
Le tonnerre de la bataille gronde sur nous
Amis chantons, Amis dansons !
La danse des bombes
Garde à vous ! Voici les lions !
Le tonnerre de la bataille gronde sur nous
Amis chantons !
L’âcre odeur de la poudre
qui se mêle à l’encens.
Ma voix frappant la voûte
et l’orgue qui perd ses dents. !
Refrain
La nuit est écarlate.
Trempez-y vos drapeaux
Aux enfants de Montmartre,
(C’est) la victoire ou le tombeau !
Aux enfants de Montmartre,
la victoire ou le tombeau !
Oui barbare je suis,
Oui j’aime le canon,
Oui, mon cœur je le jette
à la Révolution !
ou :
Oui barbare, Oui barbare ,
jette, à la Révolution !
Refrain
Oui, mon cœur je le jette
à la révolution !
2 petits tableaux pour savoir qui chante quoi et quand!
Le célèbre titre écrit par Gainsbourg, chanté par Régine ; détourné pour la cause
Air : « Les p’tits papiers » de Gainsbourg aussi
par les choraleuses de Toulouse (dans une orchestration un peu plus recherchée que ce qu’on chante, mais sur les couplets, c’est pareil!)
Laissez passer les sans papiers
Les oubliés, les délaissés
Les exploités, les refoulés
Du monde entier.
Laissez passer les clandestins,
Toujours cachés, c’est leur destin
Ici, ailleurs, et comme partout
On les rend fous.
Laissez passer les sans papières
Les déplacées de toutes les guerres
Toujours violées ou prostituées,
Mais révoltées.
Laissez passer les clandestines
Mariage forcé, toujours victimes
Les excisées, les violentées
Mais révoltées.
Donnons-leur au moins des papiers
Pour l’honneur et la liberté
Egalité, fraternité
Enfin trouvées.
Mettons fin à cet esclavage
Douleur sans fin, C’est d’un autre âge
La peur de l’autre est révolue
On n’en veut plus !
Laissez passer Les sans papiers
Les oubliéEs Les mépriséEs
Les exploitéEs Les refouléEs
Du monde entier
Accueillez tous Les Sans Papiers.
De la plac’, Il y en a assez.
Fraternisons, Réagissons
REAGISSEZ !
Oggi è l’ultimo giorno,
O che festa, che allegria!
El padró ce manna via,
Perchè bozzi non c’è più! (2x)
1-2-3
E’ finidi i bozzi boni,
C’è rimasti li doppioni;
Venga avanti ’sti padroni,
Li volemo saludà . (2x)
–
E’ finidi i bozzi boni,
C’è rimasti quelli tristi;
Venga avanti ’sti ministri,
Li volemo saludà . (2x)
–
E alla giratora poi,
Che la gira la filandra,
El padrone je domanda:
E la seta come va? (2x)
–
E la seta la va bene,
A ’ste povere sottiere,
A ’ste povere sottiere,
No’ le manna mai da ca’. (2x)
–
E la provinatora poi,
Che ne viene da Milano,
Coi provini sulle mano,
Alle donne fa tremà . (2x)
–
E la piegatora poi,
Che li piega li mazzetti,
E li piega stretti stretti,
Pe’ non falli comparì. (2x)
–
Il padrone a noi ci grida,
Troppo tardi je venimo,
Con maniere je lo dimo:
Ce sentimo poco be’! (2x)
–
E non giova medicine,
Nostra bocca è tanto amara,
El calor de la caldara
Ce consuma notte e dì (2x)
TRADUCTION : C’est fini les bons cocons
—
Aujourd’hui est le dernier jour, Quelle fête, quelle joie!
Le patron nous renvoie, Parce qu’il n’y a plus de bons cocons ,
—
Il n’y a plus de bons cocons, Il n’y a que les abîmés,
Que viennent les patrons, Nous voulons les saluer,
—
Il n’y a plus de bons cocons, Il n’y a plus que les mauvais,
Que viennent les dirigeants, Nous voulons les saluer,
—
Et la contrôleuse là, Qui surveille la filature,
Et le patron lui demande, Comment va la soie,
—
La soie elle, elle va bien, et ces pauvres ouvrières,
On leur donne jamais rien, Leur rend jamais le respect,
—
Et la contrôleuse là, Qui est descendue de Milan,
Echantillons plein les mains, Fait trembler les ouvrières,
—
Voilà qui vient la plieuse, Celle qui fait les paquets,
Qui les plie tout tout serrés, Pour qu’ils paraissent tout petits,
—
Le patron nous crie dessus, il dit qu’on est en retard,
Nous on lui dit poliment, Qu’on ne se sent pas très bien,
—
Aucun médicament ne marche, Notre bouche est si amère,
La chaleur de la chaudière, Elle nous brûle nuit et jour…
avec Valentina et Lorenzo de Passamontagne Mars 2017
Partire partirò, partir bisogna
Dove comanderà nostro sovrano;
Chi prenderà la stra-da di Bologna
E chi anderà_a Parigi-e chi a Milano
Ahi che partenza_amara,
Gigina cara, mi convien fare
Vado alla guerra e spe-ro di tornare
Quando saremo giunti all’Abetone
Riposeremo la – nostra bandiera
E quando si udirà -forte il cannone
Addio, Gigina ca-ra, bona sera!
Ahi, che partenza amara,
Gigina bella, Mi convien fare!
Sono coscritto_e mi – convien marciare
Di Francia e di Germania sono venuti
A prenderci per for-za_a militare,
Però allorquando ci-sarem battuti
Tutti, mia cara, spe-ran di tornare
Ahi, che partenza amara,
Gigina cara, Gigina bella!
Di me non udrai forse più novella