En el Pozo Maria Louisa

(Santa Barbara Bendita)

Paroles : anonyme (V.O.: Nel pozu M.L., en Asturien), 1934?
Musique : traditionnelle (Asturies)

CONTEXTE: A la mine de Langreo (Asturies), exploitée depuis le XVIIIe s., un accident dans le puits (pozo) Maria Luisa tue 4 mineurs. Le survivant prend à témoin Maruxiña (poupée des Asturies à l’effigie de Sainte Barbe, patronne des mineurs et/ou sa femme?)…. La chanson évoque les grèves et révoltes des mineurs asturiens en 1934: quinze à trente mille ouvriers armés prennent le contrôle d’une grande partie de la région, y instaurent une commune, et y créent des comités révolutionnaires. L’envoi des troupes et le bombardement des zones minières mettront fin à la révolte, faisant plus de mille morts en deux semaines… Triste prélude à Guernica.

– version par la « choralternative » : cliquez ici
– version Luis Vil & Igor Arzuaga : cliquez ici
– version et voix par la « Canaille du Midi »: cliquez ici

NB: à chaque couplet, on répète la premiere ligne, puis on répète les 3 autres.

En el pozo Maria Luisa tra la la la
Murieron cuatro mineros
Mira, mira Maruxiña , mira
Mira como vengo yo!

Traigo la camisa roja tra la la la…
De sangre de un compañero
Mira, mira Maruxiña, mira
Mira como vengo yo!

Traigo la cabeza rota tra la la la…
Que me la rompio un barreno
Mira, mira Maruxiña, mira
Mira como vengo yo!

Me cago en los capataces tra la la la …
Accionistas y esquiroles
Mira, mira Maruxiña , mira
Mira como vengo yo!

Mañana son los entierros, …
De esos pobres compañeros
Mira, mira Maruxiña, mira
Mira como vengo yo!

(Santa Bárbara bendita,
tranlaralará, tranlará, tranlará.
patrona de los mineros.
Mira, mira Maruxiña, mira
mira como vengo yo.)

 

 

Traduction!

Dans le puits (de mine) Maria louisa sont morts 4 mineurs.

Regarde, Maruxiña, regarde dans quel état je suis.

Ma chemise est rouge du sang d’un compagnon…

Ma tête est abimée par un tir de mine..

Je chie sur les contremaitres, les actionnaires et les briseurs de grève…

Demain c’est l’enterrement de ces pauvres compagnons…

Sainte Barbe, patronne des mineurs…

z- L’Agriculteur*

Ridan

ci dessous liens vers juste les refrains enchaines et juste les choeurs pour s’entrainer

J’allume mon poste de télé pour admirer ce qu’il s’y passe,
Un milliardaire s’envoie en l’air, quitte l’atmosphère pour voir l’espace
J’troque son bol d’air et sa cuillère contre un p’tit verre sur ma terrasse
J’en ai ras l’bol de tout ce béton, j’ai la folie des grands espaces

Mais qu’est-ce qui s’passe dans nos p’tites têtes,
On s’entasse tous comme des sardines,
Dans les grosses boîtes que l’on conserve,
Le p’tit poisson doit suivre sa ligne…

Et puis merde j’ai décidé de vivre loin sur la colline,
De vivre seul dans une maison avec la vue sur ma raison.
J’préfère vivre pauvre avec mon âme que vivre riche avec la leur,
Et si le blé m’file du bonheur, j’me ferais p’t’êtr Agriculteur…

Y’a trop d’feux rouges dans les grandes villes
J’ai préféré me mettre au vert,
J’ai plus d’bonheur à vivre en paix que m’admirer au fond d’un verre
J’boirais l’eau saine de mon ruisseau
Plutôt que l’eau sale du fond de la Seine,
Chargée en plomb et en histoire que la surface ne laisse plus voir…

J’ferais des bornes pour m’éloigner pour m’retrouver face au mirroir,
Juste une seconde de vérité pour que mon passé coule sous les ponts
J’ferais des bornes pour m’eclipser pour m’retrouver face à quedal,
Juste une seconde de vérité pour comtempler ce qu’on est tous.

Et puis merde j’ai décidé de vivre loin sur la colline,
De vivre seul dans une maison avec la vue sur ma raison.
J’préfère vivre pauvre avec mon âme que vivre riche avec la leur,
Et si le blé m’file du bonheur, j’me ferais p’t’êtr Agriculteur…

Ca fait longtemps que j’ai plus vu ce coin d’soleil à l’horizon,
Ca fait longtemps que je l’attendais la p’tite lueur de la raison.
Une p’tite chanson au clair de lune pour réchauffer nos coeurs de pierre,
Le grand retour à l’essentiel le feu de bois éclaire le ciel…

La mélodie de la nature reprend ses droits sur la folie,
C’est toute la vie qui nous observe que l’on oublie au fil du temps
La mélodie, celle de la vie que l’on consume à chaque instant,
Tous nos acquis s’écrasent au sol et j’ai choisi ___ la clé des champs…

Et puis merde j’ai décidé de vivre loin sur la colline,
De vivre seul dans une maison avec la vue sur ma raison.
J’préfère vivre pauvre avec mon âme que vivre riche avec la leur,
Et si le blé m’file du bonheur, j’me ferais p’t’êtr Agriculteur… (2 fois)

La vie s’écoule

La vie s’écoule, la vie s’enfuit

Paroles de Raoul Vaneigem
Musique de Francis Lemonnier

(chantée par Fanchon Daemers)

Arrangement de Charlotte de la chorale du Jura aux Nomades 2025 :

Voix lead :

Voix basse :

Voix haute :

Structure (par numéro de couplet) :
1. lead
2. lead + basse
3. lead + basse + haute
pont (bourdon basse + lead)
4. lead + basse + haute + contrechant
5. lead + basse + haute + contrechant
6. lead + basse + haute (+dernière répétition à l’unisson)

Note de départ : ré
(la basse fait ré ↘ la ; la haute fait ré ↗ fa♯)

La vie s’écoule, la vie s’enfuit
Les jours défilent au pas de l’ennui
Parti des rouges, parti des gris
Nos révolutions sont trahies

Le travail tue, le travail paie
Le temps s’achète au supermarché
Le temps payé ne revient plus
La jeunesse meurt de temps perdu

Les yeux faits pour l’amour d’aimer
Sont le reflet d’un monde d’objets.
Sans rêve et sans réalité
Aux images nous sommes condamnés

Les fusillés, les affamés
Viennent vers nous du fond du passé
Rien n’a changé mais tout commence
Et va mûrir dans la violence

Brûlez, repaires de curés,
Nids de marchands, de policiers
Au vent qui sème la tempête
Se récoltent les jours de fête

Les fusils sur nous dirigés
Contre les chefs vont se retourner
Plus de dirigeants, plus d’État
Pour profiter de nos combats

z- Sois Fainéant*

Sois Fainéant (Conseil à un Nourrisson)

Coluche

A toi l’enfant qui vient de naître
Je dois dire pour être honnête
Que c’est pas en travaillant
Qu’on trouve le bonheur sur Terre
J’en veux l’exemple que mon père
Qui vit l’jour de son enterr’ment
Qu’il était l’plus riche du cim’tière

Refrain 
Soit fainéant sois fainéant
Tu vivras content
Sois fainéant, sois fainéant
Tu vivras longtemps
 

Plutôt que d’apprendre à l’école
Baise et collectionne les véroles
La méd’cine fait quelques progrès
Tandis qu’à gagner du bagage
Tu n’aboutirais qu’au chômage
Où déjà sont entassés
Ceux qu’ont cru en la société

Refrain 

Moins tu en fais, plus tu l’espères
Plus ta santé déjà précaire
Te libère de ses tourments
Gagner ta vie ne vaut pas l’coup
Attendu que tu l’as déjà
Le boulot y en a pas beaucoup
Faut le laisser à ceux qu’aiment ça

Refrain 

Si jamais tu voles un copain
Tu en auras moins de chagrin
Que si tu n’as pas à manger
Et si t’as la main sur le cœur
N’hésite pas à la couper
Tu entendras moins les moqueurs
Si c’est toi qui les a roulés

Refrain 

Si jamais tu voles un couillon
Qui t’envoie tout droit en prison
Dis-toi qu’il est plus mal logé
Car pour payer ta pitance
Tandis que tu f’ras pénitence
Lui qu’est si fier de t’enfermer

Refrain 

Voilà c’était mon héritage
Comme tu vois j’ai fait mes bagages
Je te laisse avec ta môman
Tu perds rien, j’ai pas l’gros lot
Et tant pis pour toi si je triche
Tu s’ras p’t’être un enfant d’salaud
Mais… tu s’ras pas un fils de riche

Rue de Paname

Rue de Paname

les Ogres de Barback

Dans une rue de Paname

Errant au bord de l’eau

J’fumais mon Amsterdam

Pour finir au bistrot

Y’avait là deux-trois femmes

Qui faisaient le tapin

Moi, j’aiguisais ma lame

Pour planter les rupins

Les gens de bon quartier,

Les touristes, les vieillards,

Aiment bien s’promener

Le long des grands boul’vards

Ils achètent des souv’nirs

Des tours Eiffel en plastique

Les saltimbanques les font rire

Mais faudrait qu’on leur explique

Qu’il y a d’la merde partout,

De la drogue, et surtout

Des jeunes en galère

Qui trafiquent la misère

Ouais ! j’dois bien avouer

Que j’y passe toutes mes journées

C’est que parfois à Paris,

C’est la joie et la folie …

Mais croyez-moi, bientôt

Les flics auront du boulot

Car tous les vagabonds

Parlent de révolution

Un jour, toutes nos chansons,

Ouais, vous désarmeront

Il n’y aura plus qu’la folie,

La joie et l’anarchie,

La joie et l’anarchie,

La joie dans Paris.

 

 Et à Chambéry aussi !

La Chanson de Craonne

La chanson de Craonne, 1917

Pour celles et ceux qui veulent en apprendre plus sur la chanson de Craonne, c’est important d’écouter les deux émissions de « La-Bas si j’y Suis » de Daniel Mermet : 1ere émission2ème émission – 3ème emission – 4eme emission

Chanson anonyme écrite sur une  musique de Charles Sablon en 1911. Le texte fut recueilli par Paul Vaillant-Couturier (1892-1937), avocat puis journaliste et député, qui, entré dans la guerre avec enthousiasme, en sortit socialiste, revendicateur et pacifiste. Sous-officier dans l’infanterie; il finit la guerre capitaine dans les chars d’assaut – non sans avoir été blessé, gazé et cité à l’ordre de la Nation mais aussi condamné cinq fois pour son action en faveur de la paix.

Vivement condamnée, les autorités militaires offrirent une petite fortune à celui qui en dénoncerait l’auteur. Elle fut connue sous plusieurs noms dont : « Les sacrifiés », « Sur le plateau de Lorette » et « La chanson de Lorette ».

http://dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net

 

Quand au bout d’huit jours, le r’pos terminé,
On va r’prendre les tranchées,
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile.
Mais c’est bien fini, on en a assez,
Personn’ ne veut plus marcher,
Et le cœur bien gros, comm’ dans un sanglot
On dit adieu aux civ’lots.
Même sans tambour, même sans trompette,
On s’en va là haut en baissant la tête.

Refrain :
Adieu la vie, adieu l’amour,
Adieu toutes les femmes.
C’est bien fini, c’est pour toujours,
De cette guerre infâme.
C’est à Craonne, sur le plateau,
Qu’on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés
Nous sommes les sacrifiés !

Refrain :

8 jours de tranchées, 8 jours de souffrance,
Pourtant on a l’espérance
Que ce soir viendra la r’lève
Que nous attendons sans trêve.
Soudain, dans la nuit et dans le silence,
On voit quelqu’un qui s’avance,
C’est un officier de chasseurs à pied,
Qui vient pour nous remplacer.
Doucement dans l’ombre,
sous la pluie qui tombe
Les petits chasseurs
vont chercher leurs tombes.

Refrain :

C’est malheureux d’voir
sur les grands boul’vards
Tous ces gros qui font leur foire ;
Si pour eux la vie est rose,
Pour nous c’est pas la mêm’ chose.
Au lieu de s’cacher, tous ces embusqués,
F’raient mieux d’monter aux tranchées
Pour défendr’ leurs biens,
car nous n’avons rien,
Nous autr’s, les pauvr’s purotins.
Tous les camarades sont enterrés là,
Pour défendr’ les biens de ces messieurs-là

Refrain

Ceux qu’ont l’pognon, ceux-là r’viendront,
Car c’est pour eux qu’on crève.
Mais c’est fini, car les trouffions
Vont tous se mettre en grève.
Ce s’ra votre tour, messieurs les gros,
D’ monter sur l’plateau,
Car si vous voulez faire la guerre,
Payez-la de votre peau !

Si vous voulez la guerre, Payez-la de votre peau !

Ya Basta

Ya basta!

Compagnie JOLIE MOME , 2006

Chanson créée pour le spectacle BASTA YA. A l’époque, Laurence PARISOT, présidente du MEDEF, déclare: « La vie, la santé, l’amour sont précaires. Pourquoi le travail échapperait à cette loi? « 

On te prend, on t’essore, on te jette, on te vire (X2)

Tu travailles pour des miettes, en plus il faut sourire (X2)

REFRAIN: Et ils veulent que cela soit pire ?

Que l’on reste là sans rien dire ?

Ya basta ! Ya basta! Ya basta, basta ya!

Ya basta! Ya basta! Ya basta!

 

La sécu, la retraite, bientôt des souvenirs (X2)

Les loyers, c’est la fête, mais pas pour ta tirelire (X2)

Refrain

Les télés, les matraques disent de bien se tenir (X2)

C’est la peur qui remplace les rêves d’avenir (X2)

Refrain

On te fiche, on te filme, on surveille tes soupirs (X2)

Orwell° dans sa tombe n’a pas fini de rire (X2)

Refrain

Sans papiers, sans logement, juste bon à offrir (X2)

Tes deux bras, ta sueur pour nos villes à construire (X2)

Refrain

Mord ton voisin si tu veux réussir! (X2)

C’est la rage du gagnant: il faut vaincre ou mourir! (X2)

Et ils veulent que cela soit pire ?

Que l’on reste là sans rien dire ?

Ya basta ! Ya basta! Ya basta , basta ya! (X2)

Ya basta! Ya basta!

Ya basta! YA BASTA!

Les Canuts

Aristide Bruant, 1894

Version L’Echo Raleur Juin 2017 avec Myriam Krivine

Morizots 2018:

 

Le chant des canuts est associé à l’épisode insurrectionnel lyonnais de 1834 alors qu’elle est bien plus tardive. Installés sur les pentes de la Croix Rousse, les canuts sont les travailleurs de la soie de Lyon, qui transforment à domicile les fils de soie produits en Ardèche pour le compte de grandes familles de soyeux lyonnais. En 1831, puis en 1834, les canuts entrent en rébellion contre les soyeux afin d’exiger un une juste rémunération pour leur travail. Par deux fois, les canuts se retrouvent maîtres de la ville après la fuite des élites. En 1834, la rébellion se heurte à une sévère répression orchestrée par la Monarchie de Juillet. L’intervention de l’armée, canons à l’appui aura tôt fait de venir à bout des barricades de la Croix Rousse. 600 morts jonchent les rues de la ville et le long cortège des prisonniers prend le chemin de la déportation et des bagnes d’outre-mer (on vient juste de conquérir l’Algérie…) La révolte des canuts s’inscrit donc dans le cycle des journées révolutionnaires qui débute en 1789 et s’achèvera en 1871 avec « la commune de Paris »  

http://www.ac-grenoble.fr/lycee/vincent.indy

Pour chanter Veni Creator  il faut avoir chasuble d’or
Pour chanter Veni Creator  il faut avoir chasuble d’or
Nous en tissons pour vous, gens de l’église
Et nous pauvres canuts n’avons pas de chemise

Refrain : C’est nous les canuts Nous allons tout nus !

Pour gouverner, il faut avoir manteaux et  rubans en sautoir
Pour gouverner, il faut avoir manteaux ou rubans en sautoir
Nous en tissons pour vous, grands de la terre
Et nous, pauvres canuts sans drap on nous enterre

Refrain : C’est nous les canuts, nous allons tout nus!

 Mais notre règne arrivera quand votre règne finira :
Mais notre règne arrivera quand votre règne finira :
Nous tisserons le linceul du vieux monde,
Car on entend déjà la révolte qui gronde

CRefrain : ‘est nous les canuts, nous allons tout nus!
C’est nous les canuts, nous n’irons plus nus

A La Huelga

Chicho Sánchez Ferlosio, avril 1962

enregistrement au Bruit qui Court le 16 Décembre 2015 avec la chorale Rouge Chant d’Annecy

« En grève »! Cette chanson espagnole appelle à la grève générale. Elle a été écrite lors du soulèvement dans les Asturies en 1962, dans un contexte d’opposition au régime franquiste. Elle faisait partie d’un disque sorti clandestinement.

une voix tenor à inclure en plus ?
(Glières 2018, camarade de la Ravachole:

A la huelga compañero
No vayas a trabajar
Deja quieta la herramienta
Qué es la hora de luchar

A la huelga diez
A la huelga cien
A la huelga madre
Yo voy tambien
A la huelga cien
A la huelga mil
Yo por ellos madre
Y ellos por mi

Contra el gobierno del hambre
Nos vamos a levantar
Todos los trabajadores
Codo a codo por el pan

A la huelga diez

Desde el pozo y el arado
Desde el torno y el telar
Iran los hombres del pueblo
A la huelga general

A la huelga diez

Todos los pueblos del mundo
La mano nos van a dar
Para devolver a Espana
Su perdida libertad

A la huelga diez
A la huelga cien
A la huelga madre
Yo voy tambien
A la huelga cien
A la huelga mil
Yo por ELLAS madre
Y ELLAS por mi

TRADUCTION !

(faite maison sur un coin de table… ne pas m’en vouloir si cela ne rime pas!)

pars à la grève, compagnon;
Ne va pas travailler.
Lâche la machine
Il est temps de se battre.

A la grève allons à dix,
A la grève allons à cent,
A la grève, ma mère, c’est là que je vais.
A la grève allons à dix,
A la grève allons à cent,
Moi pour eux, ma mère, et eux pour moi.

Contre le gouvernement qui affame
Nous allons nous soulever
Tous les travailleurs,
Au coude à coude pour du pain.

Quittez votre puits, votre charrue
Quittez votre tour, votre métier à tisser,
Que les hommes du peuple,
Aillent à la grève générale!

Tous les peuples du monde
Nous tendront la main
Pour rendre à notre Espagne
Sa liberté perdue.

Fin du dernier refrain: … Moi pour ELLES, ma mère, et ELLES pour moi.

Allez Les Gars

Chanson du GAM (Groupe d’Action Musicale) belge. A l’origine, c’est une chanson contre l’installation d’une centrale nucléaire dans les années 80, qui s’adresse aux forces du (dés)ordre qui « protègent » le projet. Cette chanson peut s’adapter à bien des contextes…

Oh, je n’oublierai pas devant nous, les casqués (mi)
Les fusils lance-grenades et les grands boucliers
Tout ça pour nous forcer
Quand nous n’avions pour nous
Que nos poings, le bon droit,
Et puis quelques cailloux.

D’abord on s’avançait
En frappant dans les mains
Y en avait parmi eux
De vraies têtes de gamins
Les regards s’affrontaient,
Face à face, de tout près
Eux devaient la boucler,
Nous pas, et on chantait:

Allez les gars, combien on vous paye
Combien on vous paye pour faire ça
Allez les gars combien on vous paye
Combien on vous paye pour faire ça

Combien ça vaut, quel est le prix
De te faire détester ainsi
Par tous ces gens qu’tu connais pas
Qui sans ça n’auraient rien contre toi
Tu sais nous on n’est pas méchants
On ne grenade pas les enfants
On nous attaque, on se défend
Désolé si c’est toi qui prends

Allez les gars combien on vous paye…

Pense à ceux pour qui tu travailles
Qu’on n’voit jamais dans la bataille
Pendant qu’ tu encaisses des cailloux
Les actionnaires ramassent les sous
Avoue franchement, c’est quand même pas
La vie qu’t’avais rêvé pour toi,
Cogner des gens pour faire tes heures
T’aurais mieux fait d’rester chômeur.

Allez les gars combien on vous paye…

Je ne me fais guère d’illusions
Sur la portée de cette chanson
Je sais qu’tu vas pas hésiter
Dans deux minutes à m’castagner
Je sais qu’tu vas pas hésiter
T’es bien dressé, baratiné,
Mais au moins j’aurai essayé
Avant les bosses de te causer.

Allez les gars combien on vous paye…
Allez les gars combien on vous paye…