Ils ont construit des prisons
Des centres de rétention
Pour y enfermer les sans-papiers
Des lois contre l’immigration,
Ils en votent à foison ;
Ils en sortent une par saison.
J’ai vu des contrôles abusifs,
Des reconduites à la frontière,
Un étau administratif
Aux ordres de leur ministère. REFRAIN: Non, ne me demandez pas De cautionner ces lois de l’Etat! Non, ne me demandez pas De cautionner cette politique-là!
Tout près de nous, juste à côté,
La force est déployée
Pour traquer, menotter, expulser
Des dissidents politiques,
Des minorités ethniques,
Réfugiés économiques ;
Ceux qui n’ont commis d’autre crime
Que de fuir l’enfer qu’ils vivaient ;
Risquant déjà d’être victimes
À chaque étape de leur trajet
REFRAIN: Non, ne me demandez pas De cautionner ces lois de l’Etat! Non, ne me demandez pas De cautionner cette politique-là!
Derrière chez moi, il y avait
Un enfant, un écolier ;
Ses parents demandaient des papiers
Mais un jour vingt-deux policiers
Sont venus arrêter
Son père qui allait l’chercher
J’ai vu s’envoler un charter
J’ai entendu le gosse hurler
Ils doivent êt’ fiers au ministère
C’est une affaire rondement menée REFRAIN: Non, ne me demandez pas De cautionner ces lois de l’Etat! Non, ne me demandez pas De cautionner cette politique-là!
De Vintimille à Calais,
La force est déployée,
Pour empêcher les migrants de passer
Quand sur nos écrans de télé,
Ils jouent à s’effaroucher
D’vant l’corps d’un enfant noyé
Ils ont beau jeu de s’indigner,
A chaqu’ nouveau naufrage en mer
La solution vous la connaissez,
Il faut ouvrir les frontières
NON, ne me demandez pas De m’émouvoir puis d’rentrer chez moi NON, ne me demandez pas De n’pas me battre pour changer tout ça ! (2X)
Shosholoza
Kulezo ntaba
Stimela siphume South Africa
Kulezo ntaba
Stimela siphume South Africa
Wen’ uyabaleka
Kule-zo ntaba
Stimela siphume South Africa
[En Phonetique]
[sho sholo-otza]
[koulézonta-aba stiméla sifoumé South Africa]
[ouen dou ya balé-é ka]
[koulézonta-aba stiméla sifoumé South Africa]
Traduction: (« stimela » c’est la locomotive)
Va de l’avant
Quitte ces montagnes
dans ce train qui vient d’Afrique du Sud
Tu t’enfuis de ces montagnes dans ce train qui vient d’Afrique du Sud
Un lien qui permet de revoir séparément chaque voix :
Une chanson de Camille dont on va peut-etre s’inspirer pour les manifs, en changeant certaines paroles, une chanson de ralliement (enregistrement Morizots 2018):
La lega est une chanson de lutte italienne originaire de la région de Padoue qui était chantée par les « mondine », les repiqueuses de riz de la plaine du Pô. Elle est le symbole des révoltes des ouvrières agricoles contre les patrons à la fin du XIXe siècle, au moment où ont commencé à se fonder les ligues socialistes. On peut l’entendre dans le film 1900 de Bernardo Bertolucci quand les paysannes manifestent contre l’expulsion des fermiers qui n’ont pas pu régler leur loyer aux riches propriétaires.
Par les De’ Soda Sisters (groupe de Toscane) – avec les accords au féminin!:
Version « Chant des Grenouilles (Lorenzo’n’co):
voix medium (lead):
voix haute:
voix basse:
Sebben che siamo donne, paura non abbiamo
per amor dei nostri figli (2x)
sebben che siamo donne, paura non abbiamo
per amor dei nostri figli, in lega ci mettiamo
Refrain: Oi… lì oilì oilà e la lega (la) crescerà e noi altri feministe*, e noi altri feministe, Oi… lì oilì oilà e la lega crescerà e noi altri feministe, vogliam la libertà!
E la libertà non viene perché non c’è l’unione
crumiri col padroni (2x)
e la libertà non viene perché non c’è l’unione
crumiri col padroni, son tutti da ammazzar
Refrain
Sebben che siamo donne, paura non abbiamo
abbiam delle belle buone lingue (2x)
sebben che siamo donne, paura non abbiamo
abbiam delle belle buone lingue, e ben ci difendiamo
Refrain
E voi altri signoroni che ci avete tanto orgoglio
abbassate la superbia (2x)
e voi altri signoroni che ci avete tanto orgoglio
abbassate la superbia e aprite il portafoglio
A oilì oilì oilà e la lega (la) crescerà e noi altri lavoratore, e noi altri lavoratore a oilì oilì oilà e la lega (la) crescerà e noi altri lavoratore, I vuruma vess pagà
A oilì oilì oilà e la lega (la) crescerà e noi altri femisniste (2x) a oilì oilì oilà e la lega (la) crescerà e noi altre femisniste vogliam la libertà
(ou: « lavoratore » ou « socialiste », … NB le puriel en « e » est féminin!)
Hegoak ou « les Ailes « : Poème basque de Joxean Artze, Musique de Mikel Laboa.
Un soir de 1968, dans un restaurant de San Sebastian avec sa femme, Mikel Laboa lit ce poème qui était imprimé sur des serviettes, en acte de résistance contre l’interdiction par le régime franquiste d’utiliser la langue basque. Il l’a mis en musique le soir même. L’oiseau y est le symbole de la liberté et le poème évoque l’impossibilité de posséder quiconque. Le contexte politique en a involontairement fait une chanson de protestation.
Ce soir je meurs à la guerre
Aujourd’hui pour moi sonne le glas
Mon visage est blanc et mon sang coule à flot
Sur le trottoir de la rue des Lilas
Ce soir je meurs sous vos bombes
Pourtant je n’ai rien fait pour ça
Je ne suis qu’un simple flâneur dans la ville
Sur le trottoir de la rue des Lilas
Refrain:
Je vous le dis, je vous le dis, je vous le dis
Que maudite soit la guerre
Maudits les chars, les fusils, les combats
Je m’éteins dans la rue des Lilas
Plus jamais revoir la dune
Au matin quand s’effacent mes pas
Jamais plus les cimes et la neige éternelle
Et l’oiseau bleu brillant de mille éclats
Plus jamais revoir la lune
Dans la nuit qui éclaire mes pas
Jamais plus la mer, les étoiles, les forêts
Et ce lac bleu perdu au fond des bois
Refrain
J’aim’rais tant revoir mes frères
Mes enfants, mes parents, mes amis
Danser le dabkeh* pour repousser la mort
Trinquer l’arak** jusqu’au bout de la vie
Je voudrais une dernière
Chanson pour apaiser la nuit
Pour bercer mon départ jusqu’à l’autre bord
Dire aux faiseurs de mort que l’on survit
Refrain
(Couplet à répéter 2 fois, en canon)
Car la guerre c’est un massacre
De gens qui ne se connaissent pas
Au profit de gens qui toujours se connaissent
Mais qui ne se massacrent pas (2x)
Refrain
+ « Je m’éteins dans la rue des Lilas… »
* C’est une danse folklorique pratiquée au Proche-Orient : Syrie, Palestine, Liban, Jordanie, Irak, avec des versions régionales. « Dakbé » signifie : « coup de pied », et effectivement c’est une danse très rythmée avec les pieds, qui se pratique en groupe, soit en ligne soit en demi-cercle.
* * une eau-de-vie de vin traditionnellement consommée et produite uniquement dans le Croissant fertile. Spiritueux traditionnel et emblème de l’art gastronomique du Liban, de la Syrie et de la Jordanie. Il est préparé à partir de moût de raisin fermenté (vin) distillé en eau-de-vie auquel on ajoute des graines d’anis. Il vieillit ensuite dans des jarres en argile.
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(2017)
Rue de Bellevue
Détournement de la chanson « Rue des Lilas », de Sylvain Giro (Katémé). A Lakhdar Bey, mort lors de l’expulsion de son logement à Chambéry le 3/7/2019, et aux 2 militant-es du Droit au Logement mis en procès suite à l’évacuation « musclée »du conseil municipal par des policiers accompagnés de 2 chiens
Ce soir je meurs à Bellevue Aujourd’hui pour moi sonne le glas Mon visage est blanc, des menottes dans le dos Sur le trottoir tout en bas de chez moi. Ce soir je meurs sous vos yeux Pourtant je n’ai rien fait pour ça Je ne suis qu’un simple habitant de la ville Qui comme vous tous, a l’droit d’avoir un toit.
REFRAIN : Je vous le dis, je vous le dis, je vous le dis Que maudite soit cett’ police Maudits Cristal, la mairie, leurs complices Je m’éteins dans une rue de Bellevue.
[la rue de Bell’vue, rue de Bell’vue, La rue de Bell’vue …]
Plus jamais mettre à la rue Des malades, des enfants, des familles, Jamais plus ces drames, ces expulsions qui tuent et ces gosses dont on a brisé la vie. Plus jamais de gens qui hurlent « Laissez-le, son cœur va le lâcher » Plus jamais de mort à cause des abus de policiers pressés d’en terminer.
REFRAIN
[La police tue, police tue, La police tue, police tue…]
J’aim’rais tant dire à mes frères Mon épouse, mes enfants, mes amis Je trouv’rai un toit – pour reconstruire notre vie Ou de l’argent pour pouvoir vivre ici. Je voudrais une dernière Chanson pour apaiser la nuit Pour bercer mon départ jusqu’à l’autre bord Dire aux faiseurs de mort que l’on survit.
REFRAIN
Couplet suivant deux fois en canon : Ecoutez notre colère Nous n’ pourrons jamais accepter ça Nous contiiiinuerons – à être solidaires De ceux… qui ont besoin d’un toit.
REFRAIN
Couplet supplémentaire, 2x tous ensemble : Vous voudriez nous faire taire Vous avez osé faire un procès A deux des… nôtr’ lé-gitim’ment en colère Mais la violence – est bien de votre côté.
REFRAIN : Je vous le dis, je vous le dis, je vous le dis Que maudite soit cett’ police Maudits Cristal, la mairie, leurs complices La violence est bien de leur côté. La violence est bien de leur côté. (chanté scandé fort)
Chanson écrite avant le coup d’État de Pinochet. Le 11 septembre 1973 à Santiago de Chile, l’aviation bombarde le palais de la Moneda. Le président de l’Unité Populaire, Salvador Allende, met fin à ses jours. C’est le début de la dictature d’Augusto Pinochet. C’est en exil, en 1970, à Paris, que Ortega composera cette chanson qui deviendra l’hymne de tous les peuples opprimés du continent latino-américain.
Voix Basse (Myriam – Morizots 2021)
Refrain Voix Basse (Myriam – Morizots 2021)
El pueblo unido jamás será vencido,
El pueblo unido jamás será vencido…
De pie, cantar que vamos a triunfar.
Avanzan ya, banderas de unidad.
Y tú vendrás marchando junto a mí
Y así verás tu canto y tu bandera florecer,
La luz de un rojo amanecer
Anuncia ya la vida que vendrá.
De pie, luchar el pueblo va a triunfar.
Será mejor la vida que vendrá
A conquistar nuestra felicidad
Y en un clamor mil voces de combate se alzarán
Dirán canción de libertad
Con decisión la patria vencerá.
Y ahora el pueblo
que se alza en la lucha
Con voz de gigante
gritando: ¡adelante!
El pueblo unido jamás será vencido,
El pueblo unido jamás será vencido…
La patria está forjando la unidad
De norte a sur se movilizará
Desde el salar ardiente y mineral
Al bosque austral unidos en la lucha
Y el trabajo irán la patria cubrirán,
Su paso ya anuncia el porvenir.
De pie, cantar el pueblo va a triunfar
Millones ya, imponen la verdad,
De acero son ardiente batallón
Sus manos van llevando la justicia y la razón
Mujer con fuego y con valor
Ya estás aquí junto al trabajador.
Y ahora el pueblo
que se alza en la lucha
Con voz de gigante
gritando: ¡adelante!
El pueblo unido jamás será vencido,
El pueblo unido jamás será vencido…