La Lega (Sebben che Siamo Donne)

La lega est une chanson de lutte italienne originaire de la région de Padoue qui était chantée par les « mondine », les repiqueuses de riz de la plaine du Pô. Elle est le symbole des révoltes des ouvrières agricoles contre les patrons à la fin du XIXe siècle, au moment où ont commencé à se fonder les ligues socialistes. On peut l’entendre dans le film 1900 de Bernardo Bertolucci quand les paysannes manifestent contre l’expulsion des fermiers qui n’ont pas pu régler leur loyer aux riches propriétaires.

Par les De’ Soda Sisters (groupe de Toscane) – avec les accords au féminin!:

Version « Chant des Grenouilles (Lorenzo’n’co):

voix medium (lead):

voix haute:

voix basse:

Sebben che siamo donne, paura non abbiamo
per amor dei nostri figli (2x)
sebben che siamo donne, paura non abbiamo
per amor dei nostri figli, in lega ci mettiamo

Refrain: Oi… lì oilì oilà e la lega (la) crescerà
e noi altri feministe*, e noi altri feministe,
Oi… lì oilì oilà e la lega crescerà
e noi altri feministe, vogliam la libertà!

E la libertà non viene perché non c’è l’unione
crumiri col padroni (2x)
e la libertà non viene perché non c’è l’unione
crumiri col padroni, son tutti da ammazzar

Refrain

Sebben che siamo donne,  paura non abbiamo
abbiam delle belle buone lingue (2x)
sebben che siamo donne, paura non abbiamo
abbiam delle belle buone lingue, e ben ci difendiamo

Refrain

E voi altri signoroni che ci avete tanto orgoglio
abbassate la superbia (2x)
e voi altri signoroni che ci avete tanto orgoglio
abbassate la superbia e aprite il portafoglio

A oilì oilì oilà e la lega (la) crescerà
e noi altri lavoratore, e noi altri lavoratore
a oilì oilì oilà e la lega (la) crescerà
e noi altri lavoratore, I vuruma vess pagà

A oilì oilì oilà e la lega (la) crescerà
e noi altri femisniste (2x)
a oilì oilì oilà e la lega (la) crescerà
e noi altre femisniste vogliam la libertà

(ou:  « lavoratore » ou « socialiste », … NB le puriel en « e » est féminin!)

O Cielo Cielo

Chanson populaire italienne

Chanson de déserteur qui cherche à fuir en France, sans argent, sans chaussures, mais que la « Reine » (noble locale ?) veut renvoyer en Italie…

Voix 1 :

Voix 2 :

Les deux voix :

Les paroles (ainsi que celles des autres chansons du stage Passa Montagne de fevrier 2018 : O Cielo Cielo – Paroles stage fev 2018

Hegoak

Joxean Artze, 1968

Chanté par « Espèce de Chorale »

Voix séparées

Soprane (Choralternative, Rouen)

Alto (Claire, Chambéry)

Ténor (Choralternative, Rouen):

Basse (Choralternative, Rouen):

Hegoak

Hegoak ou  « les Ailes « : Poème basque de Joxean Artze,  Musique de Mikel Laboa.

Un soir de 1968, dans un restaurant de San Sebastian avec sa femme, Mikel Laboa lit ce poème qui était imprimé sur des serviettes, en acte de résistance contre l’interdiction par le régime franquiste d’utiliser la langue basque. Il l’a mis en musique le soir même.
L’oiseau y est le symbole de la liberté et le poème évoque l’impossibilité de posséder quiconque.
Le contexte politique en a involontairement fait une chanson de protestation.

Partoche

Hegoak-paroles-partition

Paroles

NB: prononcer « xoria » [shori-a] , « neuria » [néri-a] et les « z » [ss]

(DO) Hu huuuuuuuuuu (4x)

Hegoak ebaki banizkio, Neuria izango zen (2x)
Ez zuen alde egingo

Bainan horrela, Ez zuen gehiago xoria izango (2x)

Eta nik, xoria nuen maite
Eta nik eta nik, xoria nuen maite

Lala lala, lala lala, lala (2x)

Si je lui avais coupé les ailes, Il aurait été à moi, (2x)
Il ne serait pas parti,

Oui mais voilà, Il n’aurait plus été un oiseau (2x)

Oui mais moi, c’est l’oiseau que j’aimais (2x)

Hu huuuuuu (4x)

 

en bonus, par Joan Baez!

Rue des Lilas (& de Bellevue)

 

 (enregistrement Morizots 2018)

Par Sylvain GirO, 2015

et la version originale: TROP BELLE

Ce soir je meurs à la guerre
Aujourd’hui pour moi sonne le glas
Mon visage est blanc et mon sang coule à flot
Sur le trottoir de la rue des Lilas

Ce soir je meurs sous vos bombes
Pourtant je n’ai rien fait pour ça
Je ne suis qu’un simple flâneur dans la ville
Sur le trottoir de la rue des Lilas

Refrain:
Je vous le dis, je vous le dis, je vous le dis
Que maudite soit la guerre
Maudits les chars, les fusils, les combats
Je m’éteins dans la rue des Lilas

Plus jamais revoir la dune
Au matin quand s’effacent mes pas
Jamais plus les cimes et la neige éternelle
Et l’oiseau bleu brillant de mille éclats

Plus jamais revoir la lune
Dans la nuit qui éclaire mes pas
Jamais plus la mer, les étoiles, les forêts
Et ce lac bleu perdu au fond des bois

Refrain

J’aim’rais tant revoir mes frères
Mes enfants, mes parents, mes amis
Danser le dabkeh* pour repousser la mort
Trinquer l’arak** jusqu’au bout de la vie

Je voudrais une dernière
Chanson pour apaiser la nuit
Pour bercer mon départ jusqu’à l’autre bord
Dire aux faiseurs de mort que l’on survit

Refrain

(Couplet à répéter 2 fois, en canon)
Car la guerre c’est un massacre
De gens qui ne se connaissent pas
Au profit de gens qui toujours se connaissent
Mais qui ne se massacrent pas (2x)

Refrain

+ « Je m’éteins dans la rue des Lilas… »


* C’est une danse folklorique pratiquée au Proche-Orient : Syrie, Palestine, Liban, Jordanie, Irak, avec des versions régionales. « Dakbé » signifie : « coup de pied », et effectivement c’est une danse très rythmée avec les pieds, qui se pratique en groupe, soit en ligne soit en demi-cercle.
*  * une eau-de-vie de vin traditionnellement consommée et produite uniquement dans le Croissant fertile. Spiritueux traditionnel et emblème de l’art gastronomique du Liban, de la Syrie et de la Jordanie. Il est préparé à partir de moût de raisin fermenté (vin) distillé en eau-de-vie auquel on ajoute des graines d’anis. Il vieillit ensuite dans des jarres en argile.

(2017)

Rue de Bellevue

Détournement de la chanson « Rue des Lilas », de Sylvain Giro (Katémé). A Lakhdar Bey, mort lors de l’expulsion de son logement à Chambéry le 3/7/2019, et aux 2 militant-es du Droit au Logement mis en procès suite à l’évacuation « musclée »du conseil municipal par des policiers accompagnés de 2 chiens

Ce soir je meurs à Bellevue
Aujourd’hui pour moi sonne le glas
Mon visage est blanc, des menottes dans le dos
Sur le trottoir tout en bas de chez moi.
Ce soir je meurs sous vos yeux
Pourtant je n’ai rien fait pour ça
Je ne suis qu’un simple habitant de la ville
Qui comme vous tous, a l’droit d’avoir un toit.

REFRAIN : Je vous le dis, je vous le dis, je vous le dis
Que maudite soit cett’ police
Maudits Cristal, la mairie, leurs complices
Je m’éteins dans une rue de Bellevue.

[la rue de Bell’vue, rue de Bell’vue, La rue de Bell’vue …]

Plus jamais mettre à la rue
Des malades, des enfants, des familles,
Jamais plus ces drames, ces expulsions qui tuent
et ces gosses dont on a brisé la vie.
Plus jamais de gens qui hurlent
« Laissez-le, son cœur va le lâcher »
Plus jamais de mort à cause des abus
de policiers pressés d’en terminer.

REFRAIN

[La police tue, police tue, La police tue, police tue…]

J’aim’rais tant dire à mes frères
Mon épouse, mes enfants, mes amis
Je trouv’rai un toit – pour reconstruire notre vie
Ou de l’argent pour pouvoir vivre ici.
Je voudrais une dernière
Chanson pour apaiser la nuit
Pour bercer mon départ jusqu’à l’autre bord
Dire aux faiseurs de mort que l’on survit.

REFRAIN

Couplet suivant deux fois en canon :
Ecoutez notre colère
Nous n’ pourrons jamais accepter ça
Nous contiiiinuerons – à être solidaires
De ceux… qui ont besoin d’un toit.

REFRAIN

Couplet supplémentaire, 2x tous ensemble :
Vous voudriez nous faire taire
Vous avez osé faire un procès
A deux des… nôtr’ lé-gitim’ment en colère
Mais la violence – est bien de votre côté.

REFRAIN : Je vous le dis, je vous le dis, je vous le dis
Que maudite soit cett’ police
Maudits Cristal, la mairie, leurs complices
La violence est bien de leur côté.
La violence est bien de leur côté. (chanté scandé fort)

El Pueblo Unido

Paroles: Quilapayún
Musique: Sergio Ortega (1973)

Chanson écrite avant le coup d’État de Pinochet. Le 11 septembre 1973 à Santiago de Chile, l’aviation bombarde le palais de la Moneda. Le président de l’Unité Populaire, Salvador Allende, met fin à ses jours. C’est le début de la dictature d’Augusto Pinochet. C’est en exil, en 1970, à Paris, que Ortega composera cette chanson qui deviendra l’hymne de tous les peuples opprimés du continent latino-américain.

Voix Basse (Myriam – Morizots 2021)

Refrain Voix Basse (Myriam – Morizots 2021)

El pueblo unido jamás será vencido,
El pueblo unido jamás será vencido…

De pie, cantar que vamos a triunfar.
Avanzan ya, banderas de unidad.
Y tú vendrás marchando junto a mí
Y así verás tu canto y tu bandera florecer,
La luz de un rojo amanecer
Anuncia ya la vida que vendrá.

De pie, luchar el pueblo va a triunfar.
Será mejor la vida que vendrá
A conquistar nuestra felicidad
Y en un clamor mil voces de combate se alzarán
Dirán canción de libertad
Con decisión la patria vencerá.

Y ahora el pueblo
que se alza en la lucha
Con voz de gigante
gritando: ¡adelante!

El pueblo unido jamás será vencido,
El pueblo unido jamás será vencido…

La patria está forjando la unidad
De norte a sur se movilizará
Desde el salar ardiente y mineral
Al bosque austral unidos en la lucha
Y el trabajo irán la patria cubrirán,
Su paso ya anuncia el porvenir.

De pie, cantar el pueblo va a triunfar
Millones ya, imponen la verdad,
De acero son ardiente batallón
Sus manos van llevando la justicia y la razón
Mujer con fuego y con valor
Ya estás aquí junto al trabajador.

Y ahora el pueblo
que se alza en la lucha
Con voz de gigante
gritando: ¡adelante!

El pueblo unido jamás será vencido,
El pueblo unido jamás será vencido…

Les fleurs…

ou « Ils n’empêcheront jamais le printemps d’arriver »

Compagnie Jolie Môme, 2016

Refrain ( Pablo Neruda)

« Ils peuvent empêcher
Les fleurs de pousser
Ils n’empêcheront jamais
Le printemps d’arriver »

Comme la rivière
Coule la mémoire
Des pères de nos pères
Des vieilles histoires qu’on chantait naguère
Au coin du feu le soir

Au fond des clairières
Brule la mémoire
Des mères de nos mères
Des belles sorcières
Qui chantaient le soir
Sous la clarté lunaire

Refrain (2x)

Comme la rivière
Gronde la mémoire
Des révolutionnaires
Inondant la terre
De rêves d’espoirs
De frondes légendaires

Comme le tonnerre
Gronde la mémoire
Des révolutionnaires
Inondant la terre
De rêves d’espoirs
De frondes légendaires

Refrain

@ Carnets !

Dernière version de notre carnet rouge, avec un nouveau logo et quelques trop belles illustrations dedans ! On va faire des impressions d’ici cet été.
Des suggestions, des demandes d’envoi ? Écrivez-nous un mail
Télécharger ici le Carnet de L’Echo Raleur·euse 2026
(en avant-première !)

et aussi : Carnet du Bal des pas content·es ! (2023 05 27)

Un (assez vieux, 2019) carnet de chansons féministes : 
Chansons féministes 2019 (suite à la manif du 24/11/2018… il y aurait moyen d’en faire un bien plus fourni maintenant! Avis aux amateurices!)


Carnets des Rencontres Nomades (pour celles et ceux qui n’ont pas eu la chance d’y participer ou qui  les ont perdus…)
Nomades 2016 : Couteron
Nomades 2017 : NDDL
Nomades 2018 : StJuMoMo
Nomades 2019 : Briancon
Nomades 2020 : Chantemerle-les-Blés
Nomades 2021 : Minerve (Le Maquis)
Nomades 2022 : Bure
Nomades 2023 : Sévérac
Nomades 2024 : Cruet
Nomades 2025 : Maurens-Scopont

Carnet « la_croche_commune_vol1« , pense bête pour transmission orale :  un carnet de chants comprenant des partitions.

Etat d’urgence*

Chorale des Canulars  (?)

Les bombes éclatent en longs sanglots
Déchirent les nuits de Paris
La France aiguise ses drapeaux
En appelle à la sainte patrie
Mais j’ chant’rai pas, ne vous déplaise
Votre sanglante Marseillaise

Sur un marché au Nigéria
Parait qu’ y a eu un attentat
Ou quand ça bombarde en Syrie
C’est loin on n’entend pas les cris
On n’en a pas beaucoup parlé
C’est normal y’ avait pas d’ Français

La France fabrique et vend des armes
Qui dit les armes dit la guerre
Qui dit la guerre dit les larmes
La mort la peur et la misère
Mais quand ça s’ passe près d’ la maison
L’ sang abreuve nos télévisions

On claironne l’état d’urgence
Et on assigne à résidence
Ouvre la chasse aux musulmans
Ferme les frontières aux migrants
Et on en profite en passant
Pour traquer quelques militants

Dans les replis identitaires
De vos drapeaux de vos bannières
Vous étouffez c’est tout froissé
Pour s’ libérer faudra r’passer !
Sans dieu sans maître et sans patrie
On pourrait juste aimer la vie

ÉTAT D’URGENCE ON S’ASSIGNE A RÉSISTANCE !

Grândola Vila Morena

Diffusée à la radio portugaise le 25 Avril 1974, comme signe de  déclenchement de la Révolution des Oeillets qui mit fin à la dictature que le Portugal endurait depuis 1933.

un extrait de Les Pieds sur Terre nous en apprend un peu plus… (Juin 2020)

nous (en version beta) :

Grândola vila morena
Terra da fraternidade
O povo é quem mais ordena
Dentro de ti ó cidade

Dentro de ti ó cidade
O povo é quem mais ordena
Terra da fraternidade
Grândola vila morena

~ ~ ~

Em cada esquina um amigo
Em cada rosto igualdade
Grândola vila morena
Terra da fraternidade

Terra da fraternidade
Grândola vila morena
Em cada rosto igualdade
O povo é quem mais ordena

~ ~ ~

À sombra de uma azinheira
Que já não sabia a idade
Jurei ter por companheira
Grândola a tua vontade

Grândola a tua vontade
Jurei ter por companheira
À sombra de uma azinheira
Que já não sabia a idade

Traduction :
Grândola ville brune
Terre de fraternité
Le peuple est celui qui commande le plus
En toi, cité

En toi cité
Le peuple est celui qui commande le plus
Terre de fraternité
Grândola ville brune

A chaque côté un ami
A chaque face, l’égalité
Grândola ville brune
Terre de fraternité

Terre de fraternité
Grândola ville brune
A chaque face l’égalité
Le peuple est celui qui commande le plus

A l’ombre d’un chêne vert
Qui ne connait pas son âge
J’ai juré d’avoir pour compagne
Grândola, ta volonté

Grândola, ta volonté
J’ai juré d’avoir pour compagne
A l’ombre d’un chêne vert
Qui ne connait pas son âge

La Danse des Bombes

chantée par une chorale en Angleterre! 😀

Chantée par nous en stage avec Myriam (version Morizots 2018)

voix basse :

voix mediane :

voix haute :

autre version (encore autre chose!) par Choeur Vener de Montreuil:

Oui barbare je suis
Oui j’aime le canon
La mitraille dans l’air
Amis, amis, dansons.

Refrain

La danse des bombes
Garde à vous ! Voici les lions !
Le tonnerre de la bataille gronde sur nous
Amis chantons,
  Amis dansons !    
La danse des bombes
Garde à vous ! Voici les lions !
Le tonnerre de la bataille gronde sur nous
Amis chantons !

L’âcre odeur de la poudre
qui se mêle à l’encens.
Ma voix frappant la voûte
et l’orgue qui perd ses dents. !

Refrain     

La nuit est écarlate.
Trempez-y vos drapeaux
Aux enfants de Montmartre,
(C’est) la victoire ou le tombeau !
Aux enfants de Montmartre,
la victoire ou le tombeau !

Oui barbare je suis,
Oui j’aime le canon,
Oui, mon cœur je le jette
à la Révolution !
ou :
Oui barbare, Oui barbare ,
jette, à la Révolution !

Refrain

Oui, mon cœur je le jette
à la révolution !

2 petits tableaux pour savoir qui chante quoi et quand!