Il Galeone

Poème de Belgrado Pedrini, 1967, Musique : Paola Nicolazzi

 Pedrini, anarchiste de Carrare (Toscane), l’écrit en prison. Le titre original était Schiavi (« esclaves »). Il a ensuite été mis en musique par Paola Nicolazzi sur la base d’une chanson populaire intitulée, curieusement, « Si tu te fais nonne », Elle est devenue une des chansons anarchistes italiennes les plus célèbres.

Voix Principale (Passamontagne, Nov 2018)

toustes ensemble en fin de stage

début: voix principale

début: voix 2 (alti/contralti)

début: voix 3 (soprani)

début: voix 4 (tenori – qu’on n’a pas travaillée)

variante: voix principale:

variante: voix 2 (alti/contralti)

variante: voix 3 (soprani)

variante: voix 4 (tenori – qu’on n’a pas travaillée)

(que la voix principale) Siamo la ciurma anemica
D’una galera infame
Su cui ratta la morte
Miete per lenta fame.

(entrent les alti) Mai orizzonti [tz] limpidi
Schiude la nostra aurora
E sulla tolda squallida
Urla la scolta ognora.

(entrent les soprani) I nostri dì s´involano
Fra fetide carene
Siam magri smunti schiavi
Stretti in ferro catene.

(Variante:) Sorge sul mar la luna
Ruotan le stelle in cielo
Ma sulle nostre luci
Steso [z] è un funereo velo.

Torme di schiavi adusti
Chini a gemer sul remo
Spezziam queste catene
O chini a remar morremo!

(Voix principale) Cos’è gementi schiavi
Questo remar remare ?
Meglio morir tra i flutti
Sul biancheggiar del mare.

(+alti) Remiam finchè la nave
Si schianti sui frangenti
Alte le rossonere
Fra il sibilar dei venti!

(+soprani) E sia pietosa coltrice
L’onda spumosa e ria
Ma sorga un dì sui martiri
Il sol dell´Anarchia.              (2x)

(Variante:) Su schiavi all’armi all´armi!
L’onda gorgoglia e sale
Tuoni baleni e fulmini
Sul galeon fatale.

Su schiavi all´armi all´armi!
Pugnam col braccio forte!
Giuriam giuriam giustizia!
O libertà o morte!
Giuriam giuriam giustizia!
O libertà o morte!  (crié -articulé)

Partitions (site vocedimezzo)

 

 

 

 

 

petite video de fin de stage

et la traduction! : La Galère




Cinturini

« Tiketeta », c’est le bruit des machines à coudre…
Chanson en dialecte d’Ombrie. Des ouvrières du textile, d’une usine de sacs de jute (activité très malodorante) près de Pérouse, dénoncent les préjugés des hommes sur les ouvrières, et affirment leur valeur et leur beauté en envoyant balader ceux qui les méprisent.

Voix principale 1er couplet et refrain (Passamontagne, Nov 2018)

Voix principale 2e couplet (Passamontagne, Nov 2018)

Voix haute Refrain (Passamontagne, Nov 2018)

Rythmique haute (Passamontagne, Nov 2018)

Rythmique basse (Passamontagne, Nov 2018)

Tous ensemble en fin de stage

Semo de Cinturini
Lasciatece passà
Semo belle e simbatiche
Ce famo rispettà

1er Refrain:  Matina e sera, ticchetettà
Infinu a sabadu ce tocca d’abbozzà (2x)

Quanno fischia la sirena
Prima innanzi che faccia jurnu
Ce sentite atturnu atturnu
Dentre Terni da passà

1er Refrain

Quanna a festa ce vedete
Quanno semo arcutinate
Pe signore ce pijate
Semo scicche in verità

1er Refrain

Se quarcunu che se crede
Perché semo tessitore
Ma se nui famo all’amore
La facemo pe’ scherzà

(2e refrain, 2x)
E se ce dicono, tant’accusci
Je dimo squaiatela pe’me tu poli ji

1er REFRAIN 3X – avec 2 voix rythmiques en plus sur la 2e et 3e fois


Traduction :
« Nous sommes de Cinturini, laissez-nous passer, nous sommes belles et sympathiques, nous nous faisons respecter
Matin et soir, tiketeka (son de la machine à coudre) jusqu’au samedi on doit s’y résigner
Quand sonne la sirène, avant même qu’il ne passe jour, vous nous entendez passer dans Terni
Quand vous nous voyez à la fête et que nous sommes bien habillées, vous nous prenez pour des dames, nous sommes chic en vérité
Si certains se la jouent parce que nous ne sommes que des couturières, lorsque nous faisons l’amour (avec eux) c’est pour nous amuser (à leur dépens)
Et s’ils nous disent des méchancetés, on leur dit «cassez-vous, pour nous c’est vous qui puez!»


Cinturini, petite video de fin de stage:

 

Ballata per l’Anarchico Pinelli

Paroles : G. Barozzi, F. Lazzarini et U. Zavanella, 1969
Musique : Joe Fallisi , 1970.

Voix Soprano (voix principale)

Voix Basse

Voix Médiane

Tous-toutes (Saint Julien Molin Molette, 2018)

Paroles : G. Barozzi, F. Lazzarini et U. Zavanella
Musique : Joe Fallisi , 1970.

Giuseppe Pinelli (21 octobre 1928- 15 décembre 1969), cheminot et militant anarchiste meurt en 1969 dans des conditions troubles la nuit suivant l’attentat de la piazza Fontana. La chanson a été écrite par trois jeunes anarchistes de Mantoue, le soir des funérailles, et mise en musique par Joe Fallisi en 1970.

Quella sera a Milano era caldo
Ma che caldo, che caldo faceva,
« Brigadiere, apri un po’ la finestra! »,
Una spinta … e Pinelli va giú.

« Sor questore, io gliel’ho giá detto,
Le ripeto che sono innocente,
Anarchia non vuol dire bombe,
Ma uguaglianza nella libertá ».

« Poche storie, confessa, Pinelli,
Il tuo amico Valpreda ha parlato,
E l’autore di questo attentato
Ed il complice certo sei tu ».

« Impossibile!, grida Pinelli,
Un compagno non puó averlo fatto
E l’autore di questo delitto
Fra i padroni bisogna cercar ».

« Stai attento, indiziato Pinelli,
Questa stanza é giá piena di fumo,
Se tu insisti, apriam la finestra,
Quattro piani son duri da far ».

Quella sera a Milano era caldo…

C’e’ una bara e tremila compagni,
Stringevamo le nostre bandiere,
Quella sera l’abbiamo giurato,
Non finisce di certo cosí.

Calabresi*, e tu Guida*, ASSASSINI !
Se un compagno é stato ammazzato,
Per coprire una strage di Stato,
Questa lotta piú dura sará.

Quella sera a Milano era caldo…

* Luigi Calabresi et Marcello Guida, commissaire et commissaire en chef de la police de Milan.

RESF*

Paroles : Jean-Paul HEBERT, Sur l’air de « Ah! Que nos pères étaient heureux!»
Musique : tradit. XVIIIe s. Bourgogne (France), Arrangement : Solène DUPARC

Le Réseau éducation sans frontières, qui existe depuis 2004, milite contre l’expulsion d’enfants et jeunes majeurs étrangers scolarisés en France, suite à l’éloignement de leurs parents en situation irrégulière…. C »est un réseau, sans président ni adhérents, qui regroupe aujourd’hui 79 associations, 25 syndicats et 103 collectifs locaux. Treize partis politiques soutiennent ses actions contre ces nouvelles chasses à l’enfant. Leur mot d’ordre: LAISSEZ-LES GRANDIR ICI !

Notes de départ : Fa Mi Fa Ré

Dans la cour de récréation (bis)
Y’a des enfants qui chantent
En arabe, en turc, en letton (bis)
Et encore dans bien d ‘autres langues

REFRAIN :
L’éducation est sans frontières!
Vive l’école, vive l’école morbleu
qui protège les enfants, morbleu
qui protège les enfants!

[[Aujourd’hui on écoute Ahmed (bis)
Nous répéter une légende
Qu’on raconte au pays du cèdre (bis)
Quand on s’en va à samarcande]]

Refrain

Dans la cour de récréation (bis)
Y’a des enfants qui courent:
Noirs, jaunes ou blancs sans exclusion (bis)
Et qui s’amusent sans détour

Refrain

Dans la cour de récréation (bis)
Y’a des enfants qui hurlent
Avec Ahmed et Angela (bis)
Contre l’avion qui les expulse…

Refrain (X2)

[[…]] : couplet d’origine (1ère version), qui n’est plus chanté…

Café, Café*

paroles de Claude Michel
Musique de Marcelle Noblet

Cliquer ici pour écouter différentes voix sur le site des canulars (merci à elles et eux -même si la voix alto ne fonctionne pas):

Café, cacahuètes et chocolat, des produits qui représentent la mondialisation… Il est question dans cette chanson des travers de ces commerces et processus économiques qui ne font qu’aggraver la fracture entre riches pays du Nord et pays du Sud dits en voie de développement…

Tu ne vois des tropiques que des plages magiques
Bordées de cocotiers où fait bon se bronzer
Tu n’connais de l’Afrique que des gens faméliques
Qu’on t’montre à la télé quand tu bois ton café

Refrain :
Café café cacahuète chocolat,
T’as jamais remarqué qu’ça venait de là-bas
Café café cacahuète chocolat,
Et qu’ils ont récolté tous ces trucs-là

Paysans du Brésil cultivent les haricots
Qu’on chass’ des terres fertiles pour nourrir nos bestiaux
Pour planter du café, du sucre et du soja
Z’ont plus rien à bouffer mais ça ça n’nous gène pas

Refrain

Pour nourrir en Bretagne des porcs et des poulets
On import’ des montagnes le manioc thaïlandais
La farine de poisson qui nous vient du Chili
S’rait pas pour ça qu’ils n’ont plus assez d’calories

Refrain

Comme on était noyé sous nos excédents d’lait
Alors au Bangladesh on leur a envoyé
Comme ce lait est donné le prix s’est effondré
Et ils sont dans la dèche tous ceux qu’en produisaient

Refrain

Tu me diras pourtant la séch’resse au Sahel
On y est pour rien vraiment c’est tout c’qu’y a d’naturel
On a pour dév’lopper les cultures tropicales
Trop détruit la forêt y’a plus d’eau c’est normal

Refrain

Le soir à la télé tu peux voir en Afrique
Sans un cri sans un pleur, des enfants qui meurent
On t’parle de charité et tu donn’ un peu d’fric
Ça t’évite de penser qu’au fond c’est politique

Refrain de fin :
Café café cacahuète chocolat,
T’as jamais remarqué qu’ça venait de là-bas
Café café si on n’leur prenait pas,
Ce qu’ils ont récolté ils n’en s’raient p’têt’ pas là
Café, café, café, café, café, café, café, café…

z- Oh lé lé… OH LA LA ! *

Oh lé lé… OH LA LA ! (rengaine de soutien aux sans papiers)

Soliste CHœUR
Oh lé lé… OH LA LA !
Régularisation… DE TOUS LES SANS PAPIERS !
C’est pas les Sans Papiers… C’EST PAS LES IMMIGRES !
C’est la loi… QU’IL FAUT CHANGER !
C’est pas les Sans Papiers… C’EST PAS LES IMMIGRES !
C’est Macron…. QU’IL FAUT VIRER !
Le cas par cas… ON EN VEUT PAS !
Régularisation… DE TOUS LES SANS PAPIERS !
C’est pas les Sans Papiers… C’EST PAS LES IMMIGRES !
C’est Collomb… QU’IL FAUT VIRER !
C’est pas les Sans Papiers… C’EST PAS LES IMMIGRES !
C’est la loi … QU’IL FAUT CHANGER !
Oh lé lé… OH LA LA !
Régularisation… DE TOUS LES SANS PAPIERS !
C’est pas les Sans Papiers… C’EST PAS LES IMMIGRES !
C’est Collomb… QU’IL FAUT VIRER !
C’est pas les Sans Papiers… C’EST PAS LES IMMIGRES !
C’est la loi … QU’IL FAUT CHANGER !
Oh lé lé… OH LA LA !
Régularisation… DE TOUS LES SANS PAPIERS !

Ne me demandez pas

Paroles : Bande à Rosa ( Chorale d’Amiens)
Sur l’air de « Les Archers du Roi»

et la basse:

lien vers la partition (site de la chorale des sans noms)

Ils ont construit des prisons
Des centres de rétention
Pour y enfermer les sans-papiers
Des lois contre l’immigration,
Ils en votent à foison ;
Ils en sortent une par saison.
J’ai vu des contrôles abusifs,
Des reconduites à la frontière,
Un étau administratif
Aux ordres de leur ministère.

REFRAIN: Non, ne me demandez pas
De cautionner ces lois de l’Etat!
Non, ne me demandez pas
De cautionner cette politique-là!

Tout près de nous, juste à côté,
La force est déployée
Pour traquer, menotter, expulser
Des dissidents politiques,
Des minorités ethniques,
Réfugiés économiques ;
Ceux qui n’ont commis d’autre crime
Que de fuir l’enfer qu’ils vivaient ;
Risquant déjà d’être victimes
À chaque étape de leur trajet

REFRAIN: Non, ne me demandez pas
De cautionner ces lois de l’Etat!
Non, ne me demandez pas
De cautionner cette politique-là!

Derrière chez moi, il y avait
Un enfant, un écolier ;
Ses parents demandaient des papiers
Mais un jour vingt-deux policiers
Sont venus arrêter
Son père qui allait l’chercher
J’ai vu s’envoler un charter
J’ai entendu le gosse hurler
Ils doivent êt’ fiers au ministère
C’est une affaire rondement menée

REFRAIN: Non, ne me demandez pas
De cautionner ces lois de l’Etat!
Non, ne me demandez pas
De cautionner cette politique-là!

De Vintimille à Calais,
La force est déployée,
Pour empêcher les migrants de passer
Quand sur nos écrans de télé,
Ils jouent à s’effaroucher
D’vant l’corps d’un enfant noyé

Ils ont beau jeu de s’indigner,
A chaqu’ nouveau naufrage en mer
La solution vous la connaissez,
Il faut ouvrir les frontières

NON, ne me demandez pas
De m’émouvoir puis d’rentrer chez moi
NON, ne me demandez pas
De n’pas me battre pour changer tout ça ! (2X)

Shosholoza

(enregistrement Morizots 2018)

Shosholoza
Kulezo ntaba
Stimela siphume South Africa
Kulezo ntaba
Stimela siphume South Africa
Wen’ uyabaleka
Kule-zo ntaba
Stimela siphume South Africa

[En Phonetique]
[sho sholo-otza]
[koulézonta-aba stiméla sifoumé South Africa]
[ouen dou ya balé-é ka]
[koulézonta-aba stiméla sifoumé South Africa]

Traduction: (« stimela » c’est la locomotive)

Va de l’avant
Quitte ces montagnes
dans ce train qui vient d’Afrique du Sud
Tu t’enfuis de ces montagnes dans ce train qui vient d’Afrique du Sud

Un lien qui permet de revoir séparément chaque voix :


Chouette version LEJ/Manu(Tryo) :

Les Archers du Roi

Paroles : Albert Santoni Musique : A. Pontin (1960)

enregistrement complet aux Morizots en Juin2018, fin de stage « Myriam »

Voix principale (medium, départ en mib)

Voix basse (départ en mib aussi)

Voix aigüe (départ en sol)

Ils ont commencé la saison
En fauchant les moissons
Avec les sabots de leurs coursiers

Ils sont venus à la maison
Ils ont pris les garçons
Sans demander permission

Je les ai vu courber l’échine
Sous les coups de fouet qui pleuvaient
Cordes d’acier bardées d’épines
Qui les mordaient les saignaient

Non ne me demandez pas
De saluer les archers du roi (bis)

Et tout là-haut sur la colline
La potence est dressée
Pour pendre ceux qu’on a condamnés

On y accroche au matin
Le mendiant qui a faim
Le bandit de grands chemins

Celui qui dans sa misère
Voulut maudire le nom du roi
Parce qu’il lui avait pris sa terre
Son blé sa réserve de bois

Non ne me demandez pas
De saluer les archers du roi (bis)

Derrière chez moi il y avait
une fille que j’aimais
et qui m’avait donné ses printemps

Mais un jour on l’a emmenée
pour aller assister
à la noce d’un archer

J’ai vu des tours tomber la pierre
j’ai entendu les gens hurler
son corps fut jeté sans prières
sur le bas-côté d’un fossé

Non ne me demandez pas
De saluer les archers du roi (bis)

Allez Allez Allez ♪ ♪

Une chanson de Camille dont on va peut-etre s’inspirer pour les manifs, en changeant certaines paroles, une chanson de ralliement (enregistrement Morizots 2018):

unisson et canon:

 percus + unisson + canon + percus + canon + percus:

 ♪ Allez Allez Allez ♪

une autre version à nous (« by » Monique et Denis!)

Allez allez allez
Va manifester
Pour tes droits tes libertés
Mets y tout ton cœur

Allez allez allons
Entre les slogans
Prends la force dans les chants
Des échoraleurs


Chanson de Camille

Allez allez allez
À chaque coup de rame
Prends la force dans la taille
Et dans les talons
Allez allez allons
À chaque coup de crosse
Prends l’écorce du colosse
Et du canasson

Allez allez allons
À chaque coup de sabre
Prends la fougue des canailles
Et des moussaillons

Allez allez allons
À chaque coup de cloche
Prends la crasse le cris des mioches
Et des carillons

Allez allez allons
À chaque coup de balle
Prends les confettis du stade
Et celles des champions

Allez allez allons
À chaque coup de pioche
Prends la force c’est fastoche
De ma chanson