Laissez passer les sans-papiers

Le célèbre titre écrit par Gainsbourg, chanté par Régine ; détourné pour la cause
Air : « Les p’tits papiers » de Gainsbourg aussi

par les choraleuses de Toulouse (dans une orchestration un peu plus recherchée que ce qu’on chante, mais sur les couplets, c’est pareil!)

Laissez passer les sans papiers
Les oubliés, les délaissés
Les exploités, les refoulés
Du monde entier.

Laissez passer les clandestins,
Toujours cachés, c’est leur destin
Ici, ailleurs, et comme partout
On les rend fous.
Laissez passer les sans papières
Les déplacées de toutes les guerres
Toujours violées ou prostituées,
Mais révoltées.

Laissez passer les clandestines
Mariage forcé, toujours victimes
Les excisées, les violentées
Mais révoltées.

Donnons-leur au moins des papiers
Pour l’honneur et la liberté
Egalité, fraternité
Enfin trouvées.

Mettons fin à cet esclavage
Douleur sans fin, C’est d’un autre âge
La peur de l’autre est révolue
On n’en veut plus !

Laissez passer Les sans papiers
Les oubliéEs Les mépriséEs
Les exploitéEs Les refouléEs
Du monde entier

Accueillez tous Les Sans Papiers.
De la plac’, Il y en a assez.
Fraternisons, Réagissons
REAGISSEZ !

E’ Finidi I Bozzi Boni

E’ finidi, E’ finidi, E’ finidi, li bozzi boni…

avec Lorenzo et Valentina de Passamontagne

Oggi è l’ultimo giorno,
O che festa, che allegria!
El padró ce manna via,
Perchè bozzi non c’è più! (2x)
1-2-3
E’ finidi i bozzi boni,
C’è rimasti li doppioni;
Venga avanti ’sti padroni,
Li volemo saludà . (2x)

E’ finidi i bozzi boni,
C’è rimasti quelli tristi;
Venga avanti ’sti ministri,
Li volemo saludà . (2x)

E alla giratora poi,
Che la gira la filandra,
El padrone je domanda:
E la seta come va? (2x)

E la seta la va bene,
A ’ste povere sottiere,
A ’ste povere sottiere,
No’ le manna mai da ca’. (2x)

E la provinatora poi,
Che ne viene da Milano,
Coi provini sulle mano,
Alle donne fa tremà . (2x)

E la piegatora poi,
Che li piega li mazzetti,
E li piega stretti stretti,
Pe’ non falli comparì. (2x)

Il padrone a noi ci grida,
Troppo tardi je venimo,
Con maniere je lo dimo:
Ce sentimo poco be’! (2x)

E non giova medicine,
Nostra bocca è tanto amara,
El calor de la caldara
Ce consuma notte e dì (2x)


TRADUCTION : C’est fini les bons cocons

Aujourd’hui est le dernier jour, Quelle fête, quelle joie!
Le patron nous renvoie, Parce qu’il n’y a plus de bons cocons ,

Il n’y a plus de bons cocons, Il n’y a que les abîmés,
Que viennent les patrons, Nous voulons les saluer,

Il n’y a plus de bons cocons, Il n’y a plus que les mauvais,
Que viennent les dirigeants, Nous voulons les saluer,

Et la contrôleuse là, Qui surveille la filature,
Et le patron lui demande, Comment va la soie,

La soie elle, elle va bien, et ces pauvres ouvrières,
On leur donne jamais  rien,  Leur rend jamais le respect,

Et la contrôleuse là, Qui est descendue de Milan,
Echantillons plein les mains, Fait trembler les ouvrières,

Voilà qui vient la plieuse, Celle qui fait les paquets,
Qui les plie tout tout serrés, Pour qu’ils paraissent tout petits,

Le patron nous crie dessus, il dit qu’on est en retard,
Nous on lui dit poliment, Qu’on ne se sent pas très bien,

Aucun médicament ne marche,  Notre bouche est si amère,
La chaleur de la chaudière, Elle nous brûle nuit et jour…

Noi Vogliamo l’Uguaglianza

prima:

seconda:

terza:

completa:

par Valentina et Lorenzo de Passamontagne Mars 2017
merci à eux!

Noi vogliamo l’u-guaglianza
Siam chiamate malfattori
E noi siam  lavo-ratori
Che i padroni non vogliam

E giù la schiavitù
Vogliam la libertà
Siamo lavoratori
Siamo lavoratori
E giù la schiavitù
Vogliam la libertà
Siamo lavoratori
Vogliam la libertà

Dei ribelli sven-toliamo
Le bandiere insanguinate
E farem le ba-rricate
Per la vera – libertà

E giù la schiavitù…

Ancor ben che sia-mo donne
Noi paura – non abbiamo
Per amor dei nos-tri figli
Noi in lega ci mettiam

E giù la schiavitù…

Partire Partiro

(1808)

avec Valentina et Lorenzo de Passamontagne Mars 2017

Partire partirò, partir bisogna
Dove comanderà nostro sovrano;
Chi prenderà la stra-da di Bologna
E chi anderà_a Parigi-e chi a Milano
Ahi che partenza_amara,
Gigina cara, mi convien fare
Vado alla guerra e spe-ro di tornare
Quando saremo giunti all’Abetone
Riposeremo la – nostra bandiera
E quando si udirà -forte il cannone
Addio, Gigina ca-ra, bona sera!
Ahi, che partenza amara,
Gigina bella, Mi convien fare!

Sono coscritto_e mi – convien marciare

Di Francia e di Germania sono venuti
A prenderci per for-za_a militare,
Però allorquando ci-sarem battuti
Tutti, mia cara, spe-ran di tornare
Ahi, che partenza amara,
Gigina cara, Gigina bella!
Di me non udrai forse più novella

La Makhnovtchina

(paroles fr ; E Roda-Gil, 1968, Musique T. Atourov, 1922)

Makhnovtchina, Makhnovtchina
Tes drapeaux sont noirs dans le vent
Ils sont noirs de notre peine
Ils sont rouges de notre sang

Par les monts et par les plaines
Dans la neige et dans le vent
A travers toute l’Ukraine
Se levaient nos partisans.

Au printemps les traités de Lénine
Ont livré l’Ukraine aux allemands
A l’automne la Makhnovtchina
Les avait jetés au vent

L’armée blanche de Denikine
Est entrée en Ukraine en chantant
Mais bientôt la Makhnovtchina
L’a dispersée dans le vent.

Makhnovtchina, Makhnovtchina
Armée noire de nos partisans
Qui combattait en Ukraine
Contre les rouges et les blancs

Makhnovtchina, Makhnovtchina
Armée noire de nos partisans
Qui voulait chasser d’Ukraine
A jamais tous les tyrans.

Makhnovtchina…

 

Le chant des partisans

(1943)

Chorales réunies au PLateau des Glieres, 3 Juin 2018, rassemblement Paroles de Résistances , :
voix basse (commence sur le « -tez » de « Montez »)

(Voix Alti, idem: commence sur le « -tez » de « Montez »,)

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne
Ohé, partisans, ouvriers et paysans c’est l’alarme
Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes…

Montez de la mine, descendez des collines, camarades,
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades,
Ohé, les tueurs, à la balle et au couteau, tuez vite,
Ohé, saboteurs, attention à ton fardeau, dynamite..

C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère
II y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves
Ici, nous, vois-tu, nous on marche, nous on tue ou on crève.

Ici, chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait quand il passe
Ami, si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place,
Demain du sang noir séchera au grand soleil sur nos routes
Chantez, compagnons, dans la nuit la liberté nous écoute…

Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur la plaine
Ohé, partisans, ouvriers et paysans c’est l’alarme
Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes…

En el Pozo Maria Louisa

(Santa Barbara Bendita)

Paroles : anonyme (V.O.: Nel pozu M.L., en Asturien), 1934?
Musique : traditionnelle (Asturies)

CONTEXTE: A la mine de Langreo (Asturies), exploitée depuis le XVIIIe s., un accident dans le puits (pozo) Maria Luisa tue 4 mineurs. Le survivant prend à témoin Maruxiña (poupée des Asturies à l’effigie de Sainte Barbe, patronne des mineurs et/ou sa femme?)…. La chanson évoque les grèves et révoltes des mineurs asturiens en 1934: quinze à trente mille ouvriers armés prennent le contrôle d’une grande partie de la région, y instaurent une commune, et y créent des comités révolutionnaires. L’envoi des troupes et le bombardement des zones minières mettront fin à la révolte, faisant plus de mille morts en deux semaines… Triste prélude à Guernica.

– version par la « choralternative » : cliquez ici
– version Luis Vil & Igor Arzuaga : cliquez ici
– version et voix par la « Canaille du Midi »: cliquez ici

NB: à chaque couplet, on répète la premiere ligne, puis on répète les 3 autres.

En el pozo Maria Luisa tra la la la
Murieron cuatro mineros
Mira, mira Maruxiña , mira
Mira como vengo yo!

Traigo la camisa roja tra la la la…
De sangre de un compañero
Mira, mira Maruxiña, mira
Mira como vengo yo!

Traigo la cabeza rota tra la la la…
Que me la rompio un barreno
Mira, mira Maruxiña, mira
Mira como vengo yo!

Me cago en los capataces tra la la la …
Accionistas y esquiroles
Mira, mira Maruxiña , mira
Mira como vengo yo!

Mañana son los entierros, …
De esos pobres compañeros
Mira, mira Maruxiña, mira
Mira como vengo yo!

(Santa Bárbara bendita,
tranlaralará, tranlará, tranlará.
patrona de los mineros.
Mira, mira Maruxiña, mira
mira como vengo yo.)

 

 

Traduction!

Dans le puits (de mine) Maria louisa sont morts 4 mineurs.

Regarde, Maruxiña, regarde dans quel état je suis.

Ma chemise est rouge du sang d’un compagnon…

Ma tête est abimée par un tir de mine..

Je chie sur les contremaitres, les actionnaires et les briseurs de grève…

Demain c’est l’enterrement de ces pauvres compagnons…

Sainte Barbe, patronne des mineurs…