avec Valentina et Lorenzo de Passamontagne Mars 2017
Partire partirò, partir bisogna
Dove comanderà nostro sovrano;
Chi prenderà la stra-da di Bologna
E chi anderà_a Parigi-e chi a Milano
Ahi che partenza_amara,
Gigina cara, mi convien fare
Vado alla guerra e spe-ro di tornare
Quando saremo giunti all’Abetone
Riposeremo la – nostra bandiera
E quando si udirà -forte il cannone
Addio, Gigina ca-ra, bona sera!
Ahi, che partenza amara,
Gigina bella, Mi convien fare!
Sono coscritto_e mi – convien marciare
Di Francia e di Germania sono venuti
A prenderci per for-za_a militare,
Però allorquando ci-sarem battuti
Tutti, mia cara, spe-ran di tornare
Ahi, che partenza amara,
Gigina cara, Gigina bella!
Di me non udrai forse più novella
(Voix Alti, idem: commence sur le « -tez » de « Montez »,)
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne
Ohé, partisans, ouvriers et paysans c’est l’alarme
Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes…
Montez de la mine, descendez des collines, camarades,
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades,
Ohé, les tueurs, à la balle et au couteau, tuez vite,
Ohé, saboteurs, attention à ton fardeau, dynamite..
C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère
II y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves
Ici, nous, vois-tu, nous on marche, nous on tue ou on crève.
Ici, chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait quand il passe
Ami, si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place,
Demain du sang noir séchera au grand soleil sur nos routes
Chantez, compagnons, dans la nuit la liberté nous écoute…
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur la plaine
Ohé, partisans, ouvriers et paysans c’est l’alarme
Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes…
Paroles : anonyme (V.O.: Nel pozu M.L., en Asturien), 1934?
Musique : traditionnelle (Asturies)
CONTEXTE: A la mine de Langreo (Asturies), exploitée depuis le XVIIIe s., un accident dans le puits (pozo) Maria Luisa tue 4 mineurs. Le survivant prend à témoin Maruxiña (poupée des Asturies à l’effigie de Sainte Barbe, patronne des mineurs et/ou sa femme?)…. La chanson évoque les grèves et révoltes des mineurs asturiens en 1934: quinze à trente mille ouvriers armés prennent le contrôle d’une grande partie de la région, y instaurent une commune, et y créent des comités révolutionnaires. L’envoi des troupes et le bombardement des zones minières mettront fin à la révolte, faisant plus de mille morts en deux semaines… Triste prélude à Guernica.
– version par la « choralternative » : cliquez ici
– version Luis Vil & Igor Arzuaga : cliquez ici
– version et voix par la « Canaille du Midi »: cliquez ici
NB: à chaque couplet, on répète la premiere ligne, puis on répète les 3 autres.
En el pozo Maria Luisa tra la la la
Murieron cuatro mineros
Mira, mira Maruxiña , mira
Mira como vengo yo!
Traigo la camisa roja tra la la la…
De sangre de un compañero
Mira, mira Maruxiña, mira
Mira como vengo yo!
Traigo la cabeza rota tra la la la…
Que me la rompio un barreno
Mira, mira Maruxiña, mira
Mira como vengo yo!
Me cago en los capataces tra la la la …
Accionistas y esquiroles
Mira, mira Maruxiña , mira
Mira como vengo yo!
Mañana son los entierros, …
De esos pobres compañeros
Mira, mira Maruxiña, mira
Mira como vengo yo!
(Santa Bárbara bendita,
tranlaralará, tranlará, tranlará.
patrona de los mineros.
Mira, mira Maruxiña, mira
mira como vengo yo.)
Traduction!
Dans le puits (de mine) Maria louisa sont morts 4 mineurs.
Regarde, Maruxiña, regarde dans quel état je suis.
Ma chemise est rouge du sang d’un compagnon…
Ma tête est abimée par un tir de mine..
Je chie sur les contremaitres, les actionnaires et les briseurs de grève…
Demain c’est l’enterrement de ces pauvres compagnons…
En ce vendredi 11 Novembre pluvieux nous étions auprès de a Ligue des Droits de l’Homme et de la Libre Pensée pour chanter La Chanson de Craonne en souvenir des mutins de 1917 et des tranchées de la Première Guerre Mondiale et pour leur réhabilitation et inscription sur les monuments aux morts.
Pour ceux qui veulent en savoir plus sur cette chanson longtemps censurée et qui dérange nos gouvernants encore suffisamment pour qu’ils fassent en sorte qu’elle ne soit pas chantée comme aux commémorations de la bataille de la Somme cet été (voir article du Monde), suivre ces deux liens vers des émissions de Novembre 2007 de Là-Bas Si J’Y Suis sur les mutins de Craonne: Les Mutins (1) et Les Mutins (2)
video sur le site de la TVnetcitoyenne (Craonne à environ 2’50 et Allez les Gars à 4’00)
Nous avons ensuite rechanté Craonne, ainsi que Charonne, Allez les Gars, la Semaine Sanglante, Bella Ciao et A la Huelga devant la préfecture au cotés des militants de la F.A.73 qui ont pour l’occasion renommé la Place Caffe en « Place Remi Fraisse », deux ans après la mort de celui-ci lors de violences policières sur le site du projet de barrage dit de Sivens »
En introduction à Marc Pion venu de Bretagne nous présenter sa conférence gesticulée » Du Tracteur à l’Âne, La prise de Conscience Politique d’un Paysan », nous avons chanté « Sans la nommer », « Je suis fille », « Bella Ciao », « Notre Dame des Oiseaux de Fer », et le refrain de « L’Agriculteur » de Ridan.