The Day the Nazi Died

Cette chanson fait référence à la mort de Rudolf Hess, le dernier nazi de la prison de Spandau, qui était située à l’ouest de Berlin, dans le secteur d’occupation britannique de Berlin-Ouest. C’est dans cette ancienne prison militaire que les criminels de guerre nazis condamnés au procès de Nuremberg furent détenus. Elle a été complètement démolie après la mort de Hess en 1987. La chanson rappelle que le travail de dénazification n’a pas été fait en Allemagne comme a peu près partout, et bien que certains nazis aient été enfermés, bien d’autres ont vite repris les affaires et du poil de la bête brune.

We’re told that after the war
The Nazis vanished without a trace
But battalions of fascists
Still dream of a master race

The history books they tell
Of their defeat at ’45
But they all came out of the woodwork
On the day the Nazi died

They say the prisoner at Spandau
Was a symbol of defeat
Whilst Hess remained imprisoned
And the fascists, they were beat

So the promise of an Aryan world
Would never materialize
So why did they all come out of the woodwork
On the day the Nazi died

The world is riddled with maggots
The maggots are getting fat
They’re making a tasty meal of all
The bosses and bureaucrats

They’re taking over the boardrooms
And they’re fat and full of pride
And they all came out of the woodwork
On the day the Nazi died

So if you meet with these historians
I’ll tell you what to say
Tell them that the Nazis
Never really went away

They’re out there burning houses down
And peddling racist lies

And we’ll never rest again
Until every Nazi dies

La Línia del Front

Paroles adaptées de la chanson populaire “Ai, mare, aneu a missa”
Musique adapté de la chanson populaire “Els Miquelets d’Espanya”
Arrangements Ebri Knight, 2015, reprise par Roba Estesa

Ce chant en catalan fait la part belle aux femmes parties combattre sur le front, dont l’image devint iconique dans les journaux en 1936 même hors d’Esapgne.

Ai Mare, aneu a missa,
Que jo faré el dina(r)
Quan hagueu tornat de missa
La casa buida serà
Lalalalala X2 (oui!!)
No em busqueu per rius i planes
Busqueu-me on el sol es pon
Que som dalt d’una carreta
Camí a la línia del fron(t)
Lalalalala X2 (oui!!)
No patiu pas per mi, mare
Faig lo que em vau ensenya(r)
Serem les dones valentes
Sense po(r) del que vindrà
Lalalalala X2 (oui!!)
Si Madrid cau la primera
Aragó també caurà
Si Aragó cau presonera
Nosaltres caurem demá
Si no la lluitem nosaltres,
Ningú més la lluitarà
Lalalalala (x4)
(unisson) :
Si no la lluitem nosaltres, Ningú més la lluitarà

 

Traduction : Ah mère, allez donc à la messe, Je préparerai le déjeuner.
A votre retour de la messe, La maison je l’aurai quittée
M’ cherchez pas par monts et par vaux, Plutôt où se couche le soleil,
Ou tout en haut d’une charrette, Direction la ligne de front.
Ne souffrez pas pour moi, mère, Je fais ce que vous m’avez enseigné.
Nous sommes les femmes vaillantes, Sans peur de c’ qui peut arriver.
Si Madrid tombe la première, Aragon tombera derrière,
Si Aragon est faite prisonnière, Nous tomberons alors demain.
Si nous ne la combattons pas, Plus personne ne la combattra.

Conférence chantée : Berceau, champ, rizière, usine – chant et travail dans la tradition orale italienne 🎵🎵

Culla, campo, risaia, fabbricacanto e lavoro nella tradizione orale italiana
Berceau, champ, rizière, usine – chant et travail dans la tradition orale italienne

Un chant pour accompagner, un pour rythmer, un pour endormir.
Un pour se réconforter, un pour se reposer, un pour protester.
Des journées qui n’en finissent pas, des corps ruinés, une fatigue écrasante.
Et toujours un chant sur les lèvres, pour rester en vie.

Un canto per accompagnare, uno per ritmare, uno per addormentare.
Uno per farsi forza, uno per riposare, uno per protestare.
Giornate che non finiscono mai, corpi rovinati, fatica che schianta.
E un canto sempre sulle labbra, per restare vivi.

flyers téléchargeables et imprimables:

Les Piafs

Les Mécanos (Chants populaires et percussions à molette), sont 10 chanteurs en blouses bleues, avec clefs à molettes et tambours, qui reprennent des chansons populaires et des chants de lutte en français ou en occitan qui puisent leurs racines dans l’histoire du bassin industriel de Saint-Etienne.
Cette chanson fait référence aux travers de la société moderne, la masculinité toxique, le capitalisme, la rumeur, la xénophobie, l’esprit réactionnaire, le complotisme, et le “pompom” total et local, une affaire de détournement d’argent public et de chantage à la sextape orchestrée par Gaël Perdriau, le maire de Saint-Etienne aidé de son directeur de cabinet et d’un autre adjoint contre le 1er adjoint de la commune. L’affaire date de 2015 mais a éclaté en 2022. Le procès se tient en 2025. Le maire Gaël Perdriau n’a jamais même envisagé de démissionner, mais la condamnation est tombée en Décembre 2025: Le maire Gaël Perdriau est comdamné à quatre ans de prison ferme et cinq ans d’inéligibilité. Même s’il a fait appel de ses condamnations , il va devoir quitter son fauteuil de maire et de président de Saint-Étienne Métropole. Saint-Etienne va devoir se trouver un nouveau maire pour 4 mois (d’ici les municipales de Mars 2026).

version des mecanos

3 voix du refrain:

Neuf corbeaux qui graillent là-haut, À s’demander qui est le plus gros (x2)
À s’demander qui est le plus gros. Les as-tu vu comme ils sont beaux ?

REFRAIN:
E que quò chanta, e quò trilha, e quò bralha,
E totjorn los mesmes au trabalh.
Si deman, lo jalh chanta pas,
Sabe que lo solelh levarà.
(x2)

Huit vautours dépiautent de vieux os, Ils se disputent leur part du gâteau (x2)
Ils se disputent leur part du gâteau. Pas question d’en lâcher un morceau !

Sept mainates qui parlent et qui s’entêtent, Qu’importe le propos, sans cesse le répètent (x2)
Qu’importe le propos, sans cesse le répètent, Orientant les mots des faits qu’ils interprètent.

Six gros jars surveillent et regardent, C’est pour protéger qu’ils cacardent et cagnardent (x2)
C’est pour protéger qu’ils cacardent et cagnardent, L’oiseau migrateur qui n’est pas sur ses gardes.

REFRAIN (x2)

Cinq goélands qu’on voit venir au loin Ils pleurent en boucle sur un vieux refrain (x2)
Ils pleurent en boucle sur un vieux refrain, “C’était mieux avant, aujourd’hui ça vaut rien !”

Trois pics verts picassent le bois mort, Huit à dix heures par jour, redoublent d’effort (x2)
Huit à dix heures par jour, ils redoublent d’effort. Pour combien d’années picasseront-ils encore ?

Deux autruches gémissent et s’enterrent Plus les faits sont précis, plus elles pensent le contraire (x2)
Plus les faits sont précis, plus elles pensent le contraire, Le moooonde est plus beau avec des œillères.

Un Perdriau qui vole et qui réclame, Fait chanter les autres, pour éviter le blâme (x2)
Fait chanter les autres, pour éviter le blâme. Il sauve ses plumes sans assumer le drame.

Combien de pigeons roucoulent leurs miettes, Sans jamais savoir ce qu’il y a dans l’assiette (x2)
Sans jamais savoir ce qu’il y a dans l’assiette, À la fin du repas, ils n’auront que des dettes.

REFRAIN

Luttons contre l’A69

Cet été, on était sur le tracé de l’A69 pour lutter en chantant. Un podcast y est né.

En direct des rencontres de chorales militantes à Maurens Scopont, cette émission froncée et chantante revient sur les différentes étapes de cette lutte contre l’autoroute A69, en compagnie de différentes personnes qui la composent.

Avec :
Baca, agriculteur
Claire Dujardin, avocate
Ginette et Nina, zadistes
La mirgue, Ibis et Kiki membres du collectif La Voie est Libre

Réalisation et animation : Tautoos, Léa, Nina, Turtle
Technique : Ju

Rue de Gaza

Chanson réécrite à partir de la chanson Rue des Lilas. Merci aux copaines de la Débraille à Nantes pour le partage.

Ce soir je me meurs sous les pierres
Aujourd’hui pour moi sonne le glas
Mon visage est blême
Et mon sang coule à flot
Sur le trottoir d’une rue de Gaza

Ce soir je meurs sous vous bombes
Pourtant je n’ai rien fait pour ça
Je ne suis qu’une simple
Flâneuse dans la ville
Sur le trottoir d’une rue de Gaza

Refrain :
Je vous le dis, je vous le dis, je vous le dis
À bas l’Etat coloniaaal
À bas ses chars, ses fusils, et ses bombes
Je m’éteins dans une rue de Gaza

Plus jamais revoir la dune
Au matin quand s’effacent mes pas
Jamais plus les cimes et la neige éternelle
Et l’oiseau bleu brillant de mille éclats

Plus jamais revoir la lune
Dans la nuit qui éclaire mes pas
Jamais plus la mer, les étoiles, les forets
Et ce lac bleu perdu au fond des bois

Refrain

J’aimerais tant revoir mes frères
Mes enfants, mes parents, mes amis
Danser le dabkeh pour repousser la mort
Trinquer l’arak jusqu’au bout de la vie

Je voudrais une dernière
Chanson pour apaiser la nuit
Pour bercer mon départ
jusqu’à l’autre bord
Dire aux faiseurs de mort que l’on survit

Refrain

C’est pas une guerre, c’est un massacre
Le génocide, du peuple de Gaza
Soutenu par le capital et l’Etat
Mais nous, on ne se taira pas (x2)

Je vous le dis, je vous le dis, je vous le dis
À bas l’Etat coloniaaal

Cette colère

Chant transmis par les C.A.R.P.E.S furieuses, chorale de Strasbourg, à l’occasion des Rencontres nomades de Scopont en 2025.

Ce chant a été commencé en avril 2023 par Anto puis bricolé et chantonné régulièrement avec diverses copaines et enfin poursuivi et écrit collectivement, en avril 2025 par Ana, Orianne, Noé, Julia, Laurent, Mimi et Anto, avec comme inspiration, un texte de Djamila. L’envie était d’avoir un chant pour parler de découragement, de dépression face à la violence du monde capitaliste et la montée du fascisme. Un chant pour exprimer la peine et la peur, mais aussi l’espoir de la force du collectif et de l’amitié pour rester en mouvement et dans l’action. Car collectivement, cette colère nous nourrit et on en ferra des incendies !

Tutti :

Lead :

Basse :

Medium :

Aigüe :

RnB :

INTRODUCTION

Seul•e chez moi, à penser au chaos de ce monde,

Seul•e chez moi, submergé•e devant le futur qui nous plombe,

Seul•e chez moi, à voir les inégalités, toujours se creuser.

A.

Je sature, d’entendre toutes ces nouvelles terribles

Je vrille, mon cerveau refuse d’y croire

Je craque, c’est quoi cette pétain d’dystopie

Tout me choque, plus rien ne me choque (X2)

Tout me chooooque

Refrain : Collectivement, cette colère on peut en faire un incendie, on peut en faire un incendie (X2)

B.

J’ai peur, quand j’vois les fascistes au pouvoir

L’horreur, nos espoirs, nos rêves et nos forces

Se meurent, et je ne sais plus, comment me débattre, pas me laisser abattre (X2)

La pire de mes angoooisses

Refrain : Collectivement, cette colère on peut en faire un incendie, on peut en faire un incendie (X2)

C.

J’ai peur, que mes amixs se découragent

La peur, que cette violence épuise nos rages,

Nos cœurs, paralysé•e•s, nous voir laisser tomber, c’est dans leur intérêt (X2)

MAIS (tutti)

PONT
Face : à ce qui te manque, à ce qui te mine, à ce qui te tient, à ce qui te révolte (bis) à ce qui te manque, à ce qui te mine, à ce qui te tient, à ce qui te révolte (bis)

Ce qui te révolte, ce qui te manque, ce qui te mine, ce qui te tient, ce qui te révolte (bis)
OoooL’idée serait d’avoir une idée de qui parmi meséloh (tutti)
Collectivement cette colère on peut en faire un incendie, on peut en faire un incendie (lead)Ooooh (nappe)
Collectivement… (bis) (lead)Collectivement… (bis) (médium)Collectivement… (bis) (aigüe)
Ooooh (nappe)
D.

Je m’accroche, à nos solides liens d’amitiés,

J’avance, nos mots, nos rires, nos larmes, nos chants,

Confiance, en cette puissance, qui se partage, résister au naufrage.

Vous êtes, une constellation qui me guide,

Vous êtes, celleux dont je veux voir les rides,

Ensemble, déterminé•es à nous défendre,

Mettre en commun nos peines, mettre en commun nos raaaaaages

De l’eau, le feu

Le 25 mars 2023, la police réprime très violemment une mobilisation contre les méga-bassines à Sainte Soline. De très nombreux militant·es sont blessées, certain·es très grièvement dont deux resteront plusieurs jours dans le coma.

Le documentaire « De l’eau jaillit le feu », réalisé par Fabien Mazzocco raconte la lutte contre les méga-bassines.

Suite à cette violence de l’Etat, un chant a été partagé au village de l’eau en juillet 2024 (paroles, composition et arrangement par Carmen). Les Martine des Glottes Rebelles ont ensuite ajouté deux couplets .

Voix haute :

Voix médiane :

Voix basse :

Tutti (au Radikal Nachtigall) :

Le drain qui vide les terres de l’eau de la tourbière
Avons bouché
Le grand trou de poussière de plastique recouvert
Avons débâché
Avons, avons pris la colère
L’avons transformé en rivière

De l’eau, de l’eau de l’eau jaillit le feu
De nos, de nos élans grandit l’espoir
(x2)

Les tuyaux de ferraille et les pompes canailles
Avons démonté
Dans la fumée des gaz et sous le tir des armes
Avons crié
Avons, avons pris la colère
L’avons transformé en rivière

De l’eau, de l’eau de l’eau jaillit le feu
De nos, de nos élans grandit l’espoir
(x2)

Le coulage de béton dans le lit des rivières
Avons dénoncé
Mais quand l’eau en colère a repris toutes ses terres
Avons pleuré
Avons, avons pris la colère
L’avons transformé en rivière

De l’eau, de l’eau de l’eau jaillit le feu
De nos, de nos élans grandit l’espoir
(x2)

L’espoir jaillit encore / comme un brin de vie
Avons chanté
Car de notre engagement dépend notre survie
Avons partagé
Avons, avons pris la colère
L’avons transformé en rivière

De l’eau, de l’eau de l’eau jaillit le feu
De nos, de nos élans grandit l’espoir
(x4)

De l’eau, de l’eau, de l’eau… Espoir !

Wein a Ramallah

Les paroles de ce Dabkeh (danse traditionnelle) d’origine palestinienne parlent de retour à la ville de Ramallah, et nous la chantons en solidarité avec le peuple palestinien.  Il en existe de nombreuses version, qui ont ce premier couplet en commun. Si la première version parle de Ramallah, d’autres ont aussi été écrite sur les villes de Amman, Jenine, et Alkhalil (Hébron)

Présentation:

Voix 1 (lead):


Voix 2 (basse):


Voix 3 (haute):

Tutti de fin d’atellier (BQC, fête des 10 ans)

PAROLES:

Wein a Ramallah, Wein a Ramallah
Wilfi ya’msafer , Wein a Ramallah
Dab galbi wala, Dab galbi wala,
Youm il waadahtak, Dab galbi wala

Traduction: Où? Vers Ramallah? Mon âme sœur tu pars vers Ramallah, Tu n'as pas pitié de moi, Tu m'as pris mon cœur, Tu n'as pas pitié de moi *
*[littéralement, cela dit: "Tu n'as pas peur de Dieu"]