2 jours de stage avec Passamontagne, déjà venus en 2016 nous apprendre I Bozzi Boni, Noi Vogliamo et Partire Partiro. De belles retrouvailles, un super concert dans la baraque du Bruit Qui Court par Valentina et Silvia…
Le Bruit Qui Court, Rue Sainte Rose, Chambéry, Prix libre (au chapeau)
Silvia Rusignuolo et Valentina Volonté deux amies, deux chanteuses italiennes passionnées par le chant de tradition orale, vous accompagneront le long d’un voyage dans les sonorités des chants traditionnels italiens, du Nord au Sud. Pas de programme bien clair, elle suivront leurs envies et leurs souvenirs pour partir dans une région ou une autre…
Et peut-être vont- elles croiser votre chemin… N’oubliez pas , donc, vos paroles!
On a réussi a pas mal chanter dans la manif du 22 mai et ça a vraiment parlé aux gens, certain·es sont venu·es nous voir pour qu’on (re)chante telle ou telle chanson, certains nous ont demandé où on pouvait télécharger le carnet…
Invité•es par l’association des Jardins du Paradis on a poussé quelques chansons à commencer par « Ils peuvent empêcher les fleurs de pousser ils n’empêcheront jamais le printemps d’arriver ».
C’était ya quelques répêtes et on s’est bien éclaté·es à chanter « E Finiddi I Bozzi Boni » en cheminant… Un vrai moment de bordel et de bonheur. Merci Lorenzo et Valentina!
Il y avait les syndicats, il y avait la Lessiveuse qui faisait une opération « porteuse de paroles »… on était pas encore au niveau de l’Espagne (voir video en bas de page) mais peut-être était-ce un un début?
Au programme musical on a chanté « Si les femmes » , « Ya des garçons » , « L’hymne des femmes » , » Les Zhommes » , « Sans la nommer » , « Bella Ciao » et « Je suis fille »
explications sur la banderole: (trouvees ici: http://www.lehall.com/evenement/femmesenchansons/mlf/mlf_01.htm)
« Le 26 août 1970, d’autres femmes ou les mêmes s’en vont déposer une gerbe, à l’Arc de Triomphe, en l’honneur de « la femme inconnue du soldat inconnu ». Ca ne plaît pas aux mal nommés gardiens de la paix qui les embarquent pour quelques heures au poste de police !
En septembre, d’autres femmes ou les mêmes font paraître un numéro double de la revue Partisans « Libération des femmes, année zéro« .
C’est un gros numéro de 250 pages avec en couverture le sigle du MLF : un poing fermé dans un cercle qui se prolonge par une croix, symbole biologique du sexe féminin. 250 pages bourrées d’analyses théoriques ou de récits d’expériences individuelles, signés de vrais noms, d’initiales, de pseudonymes et qui annoncent tous les thèmes ou presque qui allaient être les enjeux des luttes féministes pour la décennie à venir.
A partir de septembre, les mêmes, plus d’autres femmes, à chaque fois plus nombreuses, vont se presser aux assemblées générales qui se tiennent à la faculté des Beaux Arts, à Paris. L’amphi est trop petit, c’est bondé, enfumé, joyeux, énergique, créatif… En novembre, elles iront perturber les « Etats généraux de la femme » organisés par le magazine Elle, pastichant le questionnaire proposé aux femmes par l’hebdomadaire, par exemple la question de Elle : « Si une femme trompe son mari, est-ce une faute inexcusable dans tous les cas ? Une faute plus ou moins pardonnable selon les circonstances ? » devient : « Estimez-vous qu’une femme qui partage son oppresseur avec d’autres femmes a le droit d’aller se faire opprimer ailleurs ? » En décembre, elles feront le numéro zéro d’un nouveau journal menstruel « Le torchon brûle »… »