Ode aux casseur·euses

Paroles et Musiques des Canulars (Lyon), 2019

en atelier à Briançon:

En 1789, Des gueux ont attaqué les keufs
À coups de fourches et de bâtons, Ils ont libéré la prison
Et tous les 14 juillet, Quand t’ applaudis le défilé
T’ oublies de dire, j’ me demande  pourquoi,
Qu’ils ont coupé la tête au roi

Refrain : Non non non x2, C’est pas bien d’ casser x2
Sauf quand on x2, Quand on a gagné x2

Pendant la guerre les maquisards
Faisaient sauter les trains les gares
Aujourd’hui tu leur rends hommage
Toujours au passé c’est dommage

Et quand aux monuments aux morts
Tu les véneres tu les honores,
T’oublies de dire que les fascistes
Les traitaient de terroristes

Refrain 

1903 les meufs anglaises,
Avaient osé c’est balèze
Casser les vitres des entreprises,
Et foutre le feu aux églises

Et quand pour les présidentielles,
Tu loues l’ suffrage universel
T’ oublies de dire c’est pas normal,
Qu’ c’est grâce à ça si c’est légal

Refrain 

Quand dans les manifestations,
On dépave les illusions
Et qu’on balance des utopies
À la gueule de la bourgeoisie

En été quand tu vas bronzer
Quand tes médocs sont remboursés
T’ oublies que grâce à cette violence
T’ as la sécu et tes vacances

Non non non x2, C’est pas bien d’ casser x2
Sauf quand on x2, Quand on a gagné x2

Non non non x2, C’est pas bien d’ casser x2
Et on va x2, Et on va gagner ! x2

Kece Kurdan *

Cette chanson a eu des problèmes avec la justice et la Turquie… Elle se trouve dans l’album éponyme de la chanteuse Aynur Doğan, en 2004, et il a été interdit et retiré de la vente en février 2005 suite à une décision du tribunal, qui avait pour motif : «Encourager les filles kurdes à combattre dans les montagnes, donc faire de la propagande d’organisation illégale». L’interdiction a été supprimée, six mois plus tard. En 2007, une radio FM l’a diffusée et le Procureur d’Adana a ouvert un procès à son encontre pour «séparatisme». Mehmet Arslan, le responsable de la radio, qui risquait une peine de prison de 4 ans et 6 mois, a été acquitté. Après tout, l’album était produit et distribué avec l’autorisation du Ministère de Culture… En 2008, Keçê kurdan, a été interprétée par Aynur et une célèbre chanteuse, Ajda Pekkan, pour soutenir la ligne d’appel « Urgence violence interfamiliale ».

Keçê biner çerxa cîhan
Zor girêdanê me re zor
Jin çûne pêş pir dixwînin
Êdi qelem ket çûne şûr
Keçê em dixwazin bi me re werin şêwre
Dilo em dixwazin bi me re werin cengê
Haye haye em keçikê kurdan in
Şêrin em cengin em hêviya merdan in
Haye haye em külilkê kurdan in
Derdê nezana berbendi serhildanî
Serê xwe rake keça kurdan
Dil û cigerim heliyan
Ka niştiman ka azadî
Ka dayika me sêwîyan

* * *

Fille kurde

Fille fais-toi voir au monde entier
Des choses dures vous attendent
Les femmes vont de l’avant et étudient
A partir de maintenant, à la place de l’épée vient la plume [crayon]

Fille, nous voulons que vous veniez avec nous à la rencontre
Fille, nous voulons que vous veniez avec nous à la guerre

Hé, hé, Nous sommes les filles kurdes
Nous sommes des lionnes, nous sommes des combattantes,
Nous sommes l’espoir des braves hommes
Hé, hé, Nous sommes les fleurs kurdes
La peine des ignorants oppresseurs, la rébellion

Soulève ta tête fille kurde
Mon cœur, mon être ont fondu
Où est le pays ? où est la liberté ?
Où est la mère de nous orphelins ?

(traduction de Gülay)

22 Juin 2019: atelier chants féministes à Révolution’elles!

Le 22 Juin on a répondu à l’appel des femmes qui organisaient la Première Révolution féministe à Chambéry (cf l’affiche et le programme ci dessous) et on a chanté avec une trentaine de participant-es (en plus de quelques membres de la chorale) « Si les Femmes », « Y a des Garçons » et « l’Hymne des Femmes »!

Rendu final de l’Hymne des Femmes à 40… Pas mal pour un atelier de 30 minutes en tout!

Une superbe fête de la musique acoustique!

Peut-être que la décision d’annuler la Fête de la Musique prise par la Mairie était prématurés, mais quoi qu’il en soit cela nous a permis de chanter en pleine Place St Léger au lieu du fond de notre traboule où nous nous isolons d’habitude du son des sonos…

On a chanté plus d’une heure, une quinzaine de chansons ou un peu plus!

…où on chante les Penn Sardin, chanson  préférée de Maité, avec le public!

J’attends devant ma porte

Chant sur la Commune de Paris (1871)

Version chorale 2 voix :

Voix haute :

Voix basse :

(merci à Myriam pour l’enregistrement des 2 voix)

J’attends devant ma porte
Mon fils et mon mari*
Ma maison semble morte
Et mort aussi Paris

Depuis l’autre semaine
Ils sont partis d’ici
Du coté de la Seine
Emportant leurs fusils

C’était pour la bataille
Du vrai peuple ouvrier
Contre ceux de Versailles
Venus nous fusiller

Mais le feu et les balles
Me faisait moins trembler
Que le bruit des rafales
Dans Paris fusillé

J’attends devant ma porte
Mon fils et mon mari*
Ma maison semble morte__
__Et mort aussi Paris

(ou « ma fille et son mari »
ou « ma fille et son ami »
… car les femmes étaient aussi sur les barricades)

Révolution *

Une chanson signée « C’est qui Paulette ? », le groupe acoustique de la Famille Walili

Ils pourront pendre le poète
Mais jamais la poésie
Ils pourront tenter d’arrêter la fête
Mais n’entrav’ront jamais notre énergie
Ils auront beau enfermer l’insoumis
Ils n’effleur’ront jamais l’insoumission
Ils pourront camisoler la folie
Mais n’mettront pas nos esprits en prison

Lalalala la la la la x4

Ils auront beau gazer les activistes
Ils souriront face aux clowns en action
Ils pourront faire taire les artistes
Nous garderons notre imagination
Ils auront beau planter les OGM
Et construire des châteaux en béton
Ils n’récolt’ront que la colère qu’ils sèment
Et dans leurs champs des faucheurs par millions

Lalalala la la la la x4

Ils voudront nous parquer en technival
Ils entendront partout japper nos caissons
Ils auront beau chasser nos caravanes (et nos camions)
Mais la Terre est notre maison
Des combats et des luttes qui s’enchainent
Pour délier nos mains et nos pieds
Mais nos yeux n’connaitront jamais la peine
Guidés par nos rêves et nos idées

Lalalala la la la la x4
Lalalala la la la la x4

z- Mury *

« L’Estaca » en polonais…
Jacek Kaczmarski, 1978

Chanson de protestation de poésie chantée écrite par le chanteur polonais Jacek Kaczmarski en 1978. Elle était particulièrement populaire parmi les travailleurs de Solidarité (NSZZZ Solidarność) et c’est l’une des chansons les plus connues de Kaczmarski. Elle est devenue un symbole puissant de l’opposition au régime communiste en République populaire de Pologne et a été chantée lors d’innombrables rassemblements, réunions, protestations et grèves dans toute la Pologne dans les années 1980. Les paroles de Mury ont été écrites en 1978 sur la mélodie de la chanson L’Estaca du chanteur catalan Lluís Llach, que Kaczmarski a entendue sur un des nombreux disques espagnols qu’il a empruntés à un ami en décembre de la même année. L’intention des paroles de Kaczmarski était d’examiner comment une chanson ou un poème peut cesser de devenir la « propriété » de l’auteur après qu’il a été  » olé » par les masses, qui peuvent se l’approprier pour une cause particulière même si ce n’était pas l’intention première de l’auteur. Dans ce contexte, la chanson peut être interprétée comme un soutien à la lutte polonaise ou catalane pour l’indépendance, mais aussi comme une critique de certains aspects des mouvements sociaux de masse.

On natchniony i młody był, ich nie policzyłby nikt.
On im dodawał pieśnią sił, śpiewał że blisko już świt.
Świec tysiące palili mu, znad głów podnosił się dym,
Śpiewał, że czas by runął mur…
Oni śpiewali wraz z nim:

Wyrwij murom zęby krat!
Zerwij kajdany, połam bat!
A mury runą, runą, runą
I pogrzebią stary świat! (x2)

Wkrótce na pamięć znali pieśń i sama melodia bez słów
Niosła ze sobą starą treść, dreszcze na wskroś serc i głów.
Śpiewali więc, klaskali w rytm, jak wystrzał poklask ich brzmiał,
I ciążył łańcuch, zwlekał świt…
On wciąż śpiewał i grał:

Wyrwij murom zęby krat! ….. (x2)

Aż zobaczyli ilu ich, poczuli siłę i czas,
I z pieśnią, że już blisko świt szli ulicami miast;
Zwalali pomniki i rwali bruk – Ten z nami! Ten przeciw nam!
Kto sam ten nasz najgorszy wróg!
A śpiewak także był sam.

Patrzył na równy tłumów marsz,
Milczał wsłuchany w kroków huk,
A mury rosły, rosły, rosły
Łańcuch kołysał się u nóg… (2x)

z- Plovi Plovi (échauffement)

Plovi: médiane

Plovi: Basses (début)

Plovi (haute)

Chanson populaire Dalmate ou Croate
Plovi barka, duboko je more
Plovi barka, duboko je more.
Anko, Ančice
Dušo i srce, moje.

en « yahourt »
Plovi, plovi, douboko yé moré.
Plovi,plovi douboko yé moré.
Anko Antchitzé
Ducho isertsé, mojé

La fille du bois joli

paroles et musique : Les Coureurs de Rempart

I-

Refrain 1 : Elle s’en venait du bois joli – (repris)
Son panier plus que rempli – (repris)
Les passants s’interrogeaient – (repris)
Sur c’que la belle pouvait cacher – (repris)

« Hé ma jolie qu’est-ce qu’il y a dans ton cageot ?
– C’est une barre à mine pour les rotules des machos »

Refrain 2: Ni Dieu, ni maître, ni famille, ni patron
Féministes, autogestion !
Ni Dieu, ni maître, ni famille, ni patron
Féministes, insurrection !

II-

Refrain 1 : « Elle s’en venait du bois joli… »

 « Hé ma jolie qu’est-ce qu’il y a dans ton landau ?
– C’est des caillasses pour la tronche des fachos »

Refrain 2 « Ni Dieu, ni maitre…  Auto-gestion … Insurrection… »

III-

Refrain 1 : « Elle s’en venait du bois joli… »

 « Hé ma jolie qu’est-ce que tu tiens dans tes mains ?
– C’est une machette pour les burnes des assassins »

Refrain 2 « Ni Dieu, ni maitre…  Auto-gestion … Insurrection… »

IV-

Refrain 1 : « Elle s’en venait du bois joli… »

« Hé ma jolie qu’est-c’ t’as sous tes escarpins?
– C’est la peau d’leurs couilles pour fair’ des sacs à mains »

Refrain 2 « Ni Dieu, ni maitre…  Auto-gestion … Insurrection… »

V-

Refrain 1 : « Elle s’en venait du bois joli… »

« Hé ma jolie qu’est-c’ t’as sous tes escarpins?
– C’est la peau d’leurs couilles pour fair’ des sacs à mains »

Refrain 2 « Ni Dieu, ni maitre…  Auto-gestion … Insurrection… »

Crié  et répété :           
– et ces salauds d’assassins
– Ses voisins n’entendent rien !
– La justice qui sert à rien !
– Et l’Etat qui est complice !