A Chambéry, Samedi 23 Novembre 2019, à l’initiative de collectifs féministes, à laquelle se sont ralliées de nombreuses orga (syndicats, associations) et personnes à titre individuel.
Photo prise après l’action: 137 noms de femmes, tuées par leur conjoint ou ex, depuis le début de 2019. Pour interpeller la justice qui n’accueille et ne protège pas les victimes comme elles devraient l’être, et ne punit pas les violeurs et les tueurs à la hauteur de leur crime. Pour les rendre visibles. Pour ne pas les oublier. Pour que cela cesse.
« Pas une de moins! » « Ni una menos! »
Quand nous avons chanté L’Hymne des Femmes à la fin de l’action où près de 250 personnes étaient présentes, celui-ci avait quelque chose de glaçant, qui prenait à la gorge… encore plus que d’habitude…
Paroles et musique: Uèi (Rodin Kaufmann et Denis Sampieri).
Cette chanson en occitan raconte la résistance sur la ZAD de Sivens contre le projet de barrage sur la zone humide du Tescou. Le 26 octobre 2014, Rémi Fraisse est tué par une grenade offensive lancée par un gendarme. Cet événement semble marquer la fin du barrage: projet suspendu puis abandonné fin 2015 et annulation de la déclaration d’utilité publique en juillet 2016. Pourtant en 2017, démarre une consultation qui vise à définir une solution « alternative » pour la gestion de l’eau dans la région. En début d’été 2019, le processus de décision s’accélère et un vote est annoncé sur la réalisation d’une retenue en amont du barrage initial de Sivens. Ce vote est repoussé in extremis à l’automne 2019, de peur que le passage du tour de France dans la région ne rende visible la contestation…
Enregistrement Cri du Chœur à Briançon 2019:
Dedins la forest I a un riu que raja (2x)
REFRAIN : Ai mamà se sabiás, Coma lo riu fasiá enveja Ai mamà se sabiás, Coma lei gens se son recampats
Volián tot crompar La terra e leis aubres (2x)+ REFRAIN
Volián tot copar Dedins lo boscatge (2x) + REFRAIN
Volián assecar Lo Tescon sauvatge (2x) + REFRAIN
Volián far bastir La granda restanca (2x)
Volián abeurar Sei camps sus d’ectaras (2x)
Se son arrenjats An fach sei magolhas
Mamà se sabiás Coma an cercat garrolha
REFRAIN x2
Se’n son avisats De jovents sens crenta (2x)
+ REFRAIN
Se son enterrats Per empachar lo chaple (2x) + REFRAIN
Lei mes an passat An mandat l’armada (2x) + REFRAIN
Lei crids d’un costat De l’autre lei granadas (2x)
Dedins la forest I a de plors que rajan
Dedins la forest An fach tombar lo fraisse
Refrain2: Ai mamà oblidem pas Lo nom dau paure Remi Fraisse Ai mamà oblidem pas Lo nom d’un jove sacrificat x2
TRADUCTION :
Dans la forêt Il y a un ruisseau qui coule
Ah maman si tu savais Comme le ruisseau faisait envie
Ah maman si tu savais Comme les gens se sont réunis
Ils voulaient tout acheter La terre et les arbres
Ils voulaient tout couper Dans le bois
Ils voulaient assécher Le Tescou sauvage
Ils voulaient construire Le Grand barrage
Ils voulaient arroser Leurs champs sur des hectares
Ils se sont arrangés Ils ont fait leur magouilles
Maman si tu savais Comme ils ont cherché les embrouilles
Des jeunes sans peur S’en sont aperçus
Ils se sont enterrés Pour empêcher le massacre
Les mois ont passé Ils ont envoyé l’armée
Les cris d’un côté De l’autre les grenades
Dans la forêt Il y a des pleurs qui coulent
Dans la forêt ils ont fait tomber le frêne*
Ah maman n’oublions pas Le nom du pauvre Rémi Fraisse*
Ah maman n’oublions pas Le nom d’un jeune sacrifié
* en occitan le nom Fraisse veut dire frêne
Ecrite par un collectif de femmes et chanté à la grande grève des femmes en Espagne le 8 Mars 2018.
A la huelga compañera,
No vayas a trabajar
Deja el cazo, la herramienta,
El teclado y el ipad
Refrain: A la huelga diez, a la huelga cien, A la huelga madre ven tu también A la huelga cien, a la huelga mil, Yo por ellas madre y ellas por mi.
Contra el estado machista
Nos vamos a levantar,
Vamos todas las mujeres
A la huelga general
A la huelga diez, a la huelga cien, La cartera dice que viene también. A la huelga cien, a la huelga mil, Todas a la huelga vamos a ir.
Se han llevado a mi vecina,
En una redada mas,
Y por no tener papeles
Ahi la quieren deportar.
A la huelga diez, a la huelga cien, Esta vez queremos todo el pastel A la huelga cien, a la huelga mil, Todas a la huelga vamos a ir.
Trabajamos en precario
Sin contrato y sanidad
Y el trabajo de la casa
No se reparte jamás.
A la huelga diez, a la huelga cien, esta vez la cena no voy a hacer. A la huelga cien, a la huelga mil, todas a la huelga vamos a ir.
Privatizan la enseñanza,
No la podemos pagar
Pero nunca aparecimos
En los temas a estudiar.
A la huelga diez, a la huelga cien, En la historia vamos a aparecer. A la huelga cien, a la huelga mil, Todas a la huelga vamos a ir.
A la huelga diez, al huelga cien,
A la huelga madre ven tu también.
A la huelga cien, a la huelga mil,
Yo por ellas madre y ellas por mi.
Yo por ellas madre y ellas por mi.
Yo por ellas madre y ellas por
Yo por ellas madre y ellas por
Yo por ellas madre y ellas por mi.
par les gouailleux-ses aux rencontres nomades de Briançon 2019
Arrangements par La Gouaille (Lille).
Paroles et musique : Chorale de l’université Boğaziçi d’Istanbul, 2013.
Pendant les manifestations de Gezi Parkı en 2013, à Istanbul, les manifestant.es se réapproprient ce mot “çapulcu” voulant dire “casseur/racaille” utilisé péjorativement contre eux. Cette chanson dénonce les violences policières à l’encontre de l’occupation de la place Taksim pour la préservation d’un square qui devait céder la place à un centre commercial. Le souvenir de cette victoire et de cette lutte est une lueur d’espoir pour les opposant.es au pouvoir de l’actuel président Erdogan.
REFRAIN : Çapulcu musun vay vay
Eylemci misin vay vay
Gaz maskesi ala benziyor x2
Biber gazı bala benziyor x2
Benim TOMA’m bana sıkıyor x2
Bulunur bir uto halk ayaktadırTaksim yolunda barikattadır
REFRAIN
Gaz maskesi biçim biçim x2
Yürüyoruz Taksim için x2
Üşenme gel hakkın için x2
Bulunur bir uto halk ayaktadır
Taksim yolunda barikattadır
REFRAIN
Gaz maskesi çeşit çeşit x2
Gezi Parkı senle yaşıt x2
Bu tencere, çatal, kaşık x2
Bulunur bir uto halk ayaktadır
Taksim yolunda barikattadır
Çapulcu musun vay vay
Eylemci misin vay vay
REFRAIN
TRADUCTION
Est-ce que tu es un casseur vay vay ? / Est-ce que tu es un activiste vay vay ? / Le masque à gaz semble écarlate / Le gaz lacrymo ressemble au miel / Mon TOMA (canon à eau) me vise / On peut trouver une solution, le peuple est debout / Aux barricades sur le chemin de Taksim / Les masques à gaz dans des styles différents / Nous marchons pour Taksim / Ne sois pas paresseux, viens, pour ton droit / On peut trouver une solution,le peuple est debout / Aux barricades sur le chemin de Taksim / Les masques à gaz dans des styles différents / Le parc Gezi a votre âge / Cette casserole, fourchette, cuillère / On peut trouver une solution, le peuple est debout / Aux barricades sur le chemin de Taksim
Emile Pouget dans le Père Peinard, Paris, n° 219, mai 1893.
Les chansons permettent de désigner les adversaires et de les indiquer à la vindicte populaire, comme dans cet hymne de la Ligue des antipropriétaires, spécialisée dans les déménagements « à la cloche de bois » des locataires qui ne pouvaient plus payer leur terme. L’expression « à la cloche de bois», veut dire abandonner discrètement son logement. Dans le Paris de la 2ème moitié du XIXème siècle, des groupes d’anarchistes faisant partie de ce réseau existaient dans tous les quartiers de Paris!
Transmise aux Rencontres Nomades de Briançon par La Gouaille de Lille, qui n’en chantent que le 1er et dernier couplet.
J’fais partie’ d’un group’ d’anarchistes
Qui a comm’ spécialité d’fair’ les déménag’ments
Pour v’nir en aide aux communistes
Qui s’trouv’nt embêtés pour payer leur logement,
Nous somm’s enn’mis de tout propriétaire,
Mais, par contre, nous somm’s amis du prolétaire :
Voilà pourquoi, parmi les anarchos,
On nous a surnommes la Ligu’ des antiproprios.
Ohé, les zigs ! À bas les flics ! REFRAIN : Un’, deux, trois, Marquons l’pas, Les chevaliers d’la cloch’ de bois. Un’, deux, trois, Marquons l’pas, C’est la terreur des bourgeois ! Serrons les rangs, Et portons crânement} Le gai drapeau des antiproprios ! } (2x)
Qu’un copain s’trouv’ dans la panade
Très emmerdé par les records et le vautour,
Vite il prévient les camarades
Qui n’s’font pas prier pour lui prêter leur concours :
Et, tous en chœur, on radine à sa piôle,
Sans avoir besoin d’ chef pour distribuer les rôles ;
L’un derrière l’autre, on voit les anarchos
Descendre l’escalier avec les meubles sur leur dos.
Devant l’ pipelet ! Tous au complet… (Au Ref.)
Nous avons tous l’humeur guill’rette
Nous ne ratons jamais l’occas’ de rigoler,
Surtout lorsque madam’ Pip’lette
À l’air d’vouloir nous empêcher d’déménager.
Sans la brusquer, on lui dit : La p’tit’ mère,
Ça n’servirait à rien de vous foutre en colère,
Écoutez-nous et rentrez vit’ chez vous,
Et restez bien tranquill’ si vous n’voulez r’cevoir des coups !
Puis sans façons,
Nous la bouclons… (Au ref.)
Quand viendra la grève générale
Et qu’ils s’ront las de crever de faim, les ouvriers,
Ce jour-là nous f’rons la Sociale,
Au grand chambard nous ne serons pas les derniers.
On nous verra au cri de « Vive l’Anarchie ! »
Écraser d’un poing fort l’ignoble bourgeoisie
Et, supprimant patrons et gouvernants,
Nous venger en un jour de nos misères de mille ans.
Paroles et musique : Armando Trovajoli (Italie, 1974).
Cette chanson est inspirée par la Résistance antifasciste en Italie. Ses paroles, pleines d’espoir et de vie, parlent du maquis et des rêves de justice sociale qui unirent les antifascistes. Sandokan est, à l’origine, le personnage d’un roman paru en 1900, pirate malais luttant contre l’empire britannique. C’est devenu une figure très populaire en Italie. On trouve cette chanson dans le film d’Ettore Scola « Nous nous sommes tant aimés » qui évoque les années de résistance au fascisme et ce qu’il en reste…
tutti (merci la Barricade de St Etienne):
voix mediane – « Lead »(Merci Claudia!):
reconstitution de la voix haute (en attendant mieux !) :
voix basse :
échantillon des 3 voix (1ère partie):
Marciavamo con l’anima in spalla
nelle tenebre lassù
ma la lotta per la nostra libertà
in cammino ci illuminerà
Non sapevo qual’era il tuo nome
neanche il mio potevo dir
il tuo nome di battaglia era Pinin
ed io ero Sandokan.
Eravam tutti pronti a morire ma
della morte noi mai parlavam
parlavamo del futuro
se il destino
ci allontana
il ricordo di quei giorni
sempre uniti ci terrà
Mi ricordo che poi venne l’alba e poi
qualche cosa di colpo cambiò
il domani era venuto
e la notte
era passata
c’era il sole su nel cielo
sorto nella libertà.
Marciavamo con l’anima in spalla
nelle tenebre lassù
ma la lotta per la nostra libertà
in cammino ci illuminerà
Non sapevo qual’era il tuo nome
neanche il mio potevo dir
il tuo nome di battaglia era Pinin
ed io ero Sandokan
ed io ero Sandokan.
Adaptation de Diggers’ Song, ballade anglaise du 17e s. composée par Gerrard Winstanley, dans laquelle les « Diggers » ou « bêcheux » prônaient l’expropriation des seigneurs et le partage des terres. En 2014, André Coldebieuf, de la chorale de Sillans la Cascade, écrit une version adaptée aux luttes actuelles de la Confédération paysanne du Var : le chant des paysans.
Par les Glottes Rebelles:
voix medium, accordéon:
voix basse, accordéon:
voix haute, accordéon:
Vous tous les paysans, Tenez bon, Tenez bon !
Vous tous les paysans, Tenez bon !
Quand vous revendiquez la terre à cultiver
Les flics sont embusqués,
Ils viennent nous matraquer, Paysans, Tenez bon !
Les promoteurs arrivent, Tenez bon, Tenez bon !
Les promoteurs arrivent, Tenez bon !
Expulsent pour pas un rond,
Vous volent et puis spéculent
Finie la spoliation, on leur bott’ra le cul Paysans, Tenez bon !
Le profit est leur loi, Tenez bon, Tenez bon !
Le profit est leur loi, Tenez bon !
Pour eux l’argent est roi,
Au profit c’est la course
Tout ce fric, ces putois,
Vont le placer en bourse Paysans, Tenez bon !
Ils détruisent vos maisons, Tenez bon, Tenez bon!
Ils détruisent vos maisons, Tenez bon !
Rasent vos habitations,
Et font dans les régions
Des pistes pour les avions,
Des autoroutes bidons Paysans, Tenez bon !
Reprendre en main sa vie, Tenez bon, Tenez bon !
Cela commence ici, Tenez bon !
Spéculateurs racaille,
Bourgeois réactionnaires
À ceux qui la travaillent, il faut laisser la terre Paysans, Tenez bon !
Savez vous planquer vos sous ?: Version de ATTAC, sur l’air de « Savez vous planter les choux »
REFRAIN: Savez vous planquer vos sous, A la mode, à la mode, Savez vous planquer vos sous A la mode de chez nous ?
Dans les paradis fiscaux
C’est pratique, c’est pratique,
dans les paradis fiscaux,
On écoule ses lingots.
REFRAIN
Sur les comptes numérotés,
C’est magique, c’est magique,
Sur les comptes numérotés,
L’argent sale est recyclé.
REFRAIN
A la BNP d’ papa
On encaisse les bénéfices,
à la BNP d’papa
On spécule à tour de bras.
REFRAIN
Mais tout cela va changer,
Si les citoyens se lèvent,
Et se mettent à réclamer
Les sous qu’on leur a volés.
REFRAIN
Ceux qui ont planqué leurs sous,
Sans vergogne, sans vergogne,
Vont découvrir tout à coup
Qu’il faut en rendre beaucoup.
REFRAIN
Savez-vous planquer vos sous? , Dutronc,1982
Nous sommes en 1982, la France va (déjà!) mal sous la pression des milieux financiers, et certains riches vont mettre une partie de leur fortune dans les paradis fiscaux. Cela inspire Dutronc, qui sort ce blues-rock qui n’aura aucun succès
REFRAIN : Savez-vous planquer vos sous
À la mode à la mode
Savez-vous planquer vos sous
À la mode à la mode
Savez-vous planquer vos sous
À la mode de chez nous?
Lessiveuse, bas de laine
Allez-y c’est tricolore,
Pour chiffrer l’impôt dehors
Allez-y c’est inodore
Import, passeport, export
Allez-y c’est sans remord
REFRAIN
Le liquide dans les comptes suisses
Allez-y c’est tricolore,
Au Luxembourg qu’est-ce qu’on s’bourre
Allez-y c’est indolore,
Aux Bahamas qu’est-ce qu’on s’ramass’
Allez-y c’est sans remord
REFRAIN
Beyrouth moumoute barbouze
Allez-y c’est tricolore,
Ombine pression piston
Allez-y c’est indolore,
Mais le plus sur c’est chez moi
Venez y venez y sans remord
REFRAIN +
Savez-vous planquer vos sous
À la mode de chez nous
NB: les vers en italiques sont bissés, et les mots soulignés sont répétés en écho par quelques un-es
Ah que je gagne du fric à l’aise
Quand y’a pas de règles pour l’emploi (oui pour l’emploi) J’ouvre et je ferme les usines
Sans me soucier des ouvriers (bis)
J’ai rétabli l’travail des gosses
Dans les pays d’extrême orient Leurs petites mains cousent des godasses
Pour bien moins cher que leurs parents (bis)
La nuit, j’fais travailler les femmes
Y’a pas d’raison qu’elles y échappent Comme ça elles sont près de leurs mômes
C’est plus social et plus rentable (bis)
Aujourd’hui je suis mercenaire
Pour le MEDEF et pour le fric J’ai un contrat en Normandie
Je restructure l’industrie (bis)
Après, il y aura la Bretagne,
La Lorraine et le Pas-d’Calais Chaqu’ fois que je ferme une usine
Y’a des millions qui tombent pour moi (bis)
Ah que je gagne du fric à l’aise
Quand y’a pas de règles pour l’emploi(oui pour l’emploi) J’ouvre et je ferme les usines
Sans me soucier des ouvriers
J’ouvre et je ferme les usines Et j’fous dehors les ouvriers !
Paroles : anonyme Musique : tradit. (berceuse toscane)
Par les copaines de Coeur Vener (Montreuil), ensemble:
Intro basse :
Intro haute :
Voix 1 haute :
Voix 2 basse :
Voix 1 et 2 ensemble :
Voix 3 refrain :
Val et Lorenzo (prononciation) :
Très vieille berceuse siennoise où la mère met en garde sa fille, encore toute petite, au sujet de tout ce qu’elle perdra en prenant mari. C’est l’une de ces berceuses qui, chantées à une enfant incapable encore de comprendre, assumaient un rôle de « défoulement »: la femme pouvait se permettre d’exprimer tout le sentiment d’oppression et de souffrance qu’elle subissait au sein de la vie familiale, et les injonctions contradictoires auxquelles elle fait face.
Quando ero ragazza innamorata Portavo il cappellino a mezza fronte Andavo ben vestita e ben calzata Le scarpe le logravo nelle punte Ora che l’ho passati li vent’anni Le logro nelle punte e nei calcagni (2x)
REFRAIN 1 : E dammelo un bacin d’amore In cambio te ne rendo tre (x2)
Giovanettina che pigli marito Se tu lo pigli te ne pentirai Ti converrà mangiare il pan pentito E tutti i sonni non li dormirai E quando crederai di andar da mamma Ti converrà cantar la ninna nanna Quando da mamma crederai d’andare la ninna nanna converrà cantare
REFRAIN 1 (x2 )
Quante canzoni e quante canzoncelle La famigliola me le fa scordare A chi manca le scarpe a chi pianelle E a mezzanotte mi chiedono il pane Mira si mi sono trovata a tal partito La più piccina m’ ha chiesto marito Alla più grande glielo vorrei dare lei non lo vuole e mi fa disperare
REFRAIN 2 : E dammelo un pugnal in cuore In cambiote ne rendo tre (x2)
TRADUC MAISON:
Quand j’étais une fille amoureuse Je portais un chapeau baissé sur le front J’étais bien habillée et bien chaussée Je marchais les chaussures légères Maintenant que j’ai plus vingt ans Je les porte lourdement sur les talons
Et donne-moi un baiser d’amour En échange je t’en rendrai trois
Petite fille qui prend mari Si tu le prends, tu le regretteras. Tu devras manger du pain rassis Et tu ne dormiras pas de la nuit Et quand tu voudras aller chez ta mère Tu te retrouveras à chanter une berceuse Quand chez ta mère tu voudras aller A chanter une berceuse tu te retrouveras
Tant de chansons et de chansonnettes La petite famille me les fait oublier Qui a besoin de chaussures, qui a besoin de pantoufles Et à minuit, ils me demandent du pain Je me suis retrouvé dans une telle situation Ma cadette m’a demandé un mari J’aimerais le donner à mon aînée Elle ne veut pas de lui et me désespère
Donne-moi un coup de poignard dans le cœur En échange, je t’en rendrai trois